06.07.2008
"J'ai cherché" disponible en livre audio au Festival d'Avignon (V. Dréville et Ch. Juliet) dès le 18.07.08
Avec Valérie Dréville, sortie en AVANT-PREMIERE AU FESTIVAL D'AVIGNON DES LE 18 JUILLET 08
J’ai cherché
Charles Juliet
Lu par l’auteur et Valérie Dréville
ISBN : 3328140021066
Texte inédit - 1 CD - 18 €
Office 04/09/2008
Dans un recueil de poèmes en prose inédit, Charles Juliet nous livre des fragments de mémoire, moments d’enfance, vécus au fil des saisons. Ces textes constituent un chemin dans l’introspection, fait de souvenirs autant que de blessures. En filigrane sont évoquées la disparition prématurée de la mère, à jamais présente, la figure de la mère adoptive essentielle à ce besoin d’amour, la renaissance par l’écriture. L’acte de création poétique est, en effet, évoqué ici comme la pierre angulaire de la quête des origines.
« mais après
tant d’errances
de ratages
de jours morts
j’ai trouvé l’accord
suis à l’unisson
avance de ce pas serein
qui se règle
sur celui de la vie »
Charles Juliet est né en 1936 à Jujurieux. Les traumatismes de son enfance marqueront à jamais son œuvre, expression de la solitude. L ’internement et la mort de sa mère, l’éloignement de son père, lui font redouter un nouvel abandon même lorsqu’il est recueilli par une famille de paysans suisses. A vingt-trois ans, il décide de se consacrer à l’écriture. Son premier livre, Fragments écrit à 15 ans, est publié en 1995 chez P.O.L. Il est notamment l’auteur de Lambeaux, un texte autobiographique et Traversée de nuit, (1997), Lueur après labour (1997), Ténèbres en terre froide (2000), L’Incessant (2002)...
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03.07.2008
Claire Chazal à Grignan et chez Des femmes-Antoinette Fouque !! 3.07.08
LU PAR CLAIRE CHAZAL EN AVANT-PREMIERE AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNAN LE 3.07.08
Cher Diego, Quiela t’embrasse
Elena Poniatowska
Lu par Claire Chazal
BIBLIOTHEQUE DES VOIX, DES FEMMES-ANTOINETTE FOUQUE, 2008(Actes Sud, 1993)
ISBN : 3328140021097
Extraits - 1 CD - 18 €
Office 25/08/2008
Angelina Berloff est russe, Diego Rivera est mexicain ; tous deux sont peintres. Ils se rencontrent à Bruges puis s’installent à Paris, en 1909. Dix ans plus tard, Diego part au Mexique, laissant sa femme derrière lui.
Elena Poniatowska écrit la correspondance fictive entre deux personnages réels, correspondance qui s’écrit à une voix, tant Diego se fait laconique et distant au fil des envois ; c’est le cri d’abandon d’Angelina, affectueusement surnommée Quiela par le peintre au moment de leur amour, qui est ici porté par la voix de Claire Chazal. Tour à tour sont évoqués la naissance de leur enfant, le travail de création de la peintre, ses doutes d’artiste et ses souffrances de femme. On apprend le décès de l’enfant, l’infidélité de Diego et la jalousie d’Angelina face à cette union d’où est née une fille. De l’espoir à la résignation, reste vivant l’amour qu’Angelina porte à l’artiste, luttant pour subsister, autant que pour continuer à créer malgré la solitude et le silence.
Elena Poniatowska est née en 1932 à Paris d’une mère mexicaine et d’un père appartenant à l’aristocratie princière de Pologne. Journaliste, écrivain, elle est également engagée dans la vie politique mexicaine, en faveur des libertés et contre les dérives du capitalisme international.
Extraits :
« Tu as été mon amant, mon fils, mon inspirateur, mon Dieu, tu es ma patrie; je me sens mexicaine et ma langue est l'espagnol, même si je l'esquinte un peu en la parlant. Si tu ne reviens pas, si tu ne viens pas me rechercher, non seulement je te perds toi, mais je me perds moi-même, je perds tout ce que j'ai pu être. »
« De la façon la plus naturelle qui fût, sans jurements, sans dot, sans contrat sur nos biens, sans écrits, sans formalités, nous nous unîmes.
Aucun de nous deux ne croyait aux institutions bourgeoises. Nous affrontâmes la vie ensemble et dix années passèrent, les meilleures de ma vie. Si l'on m'offrait la possibilité de renaître, je choisirais de nouveau ces dix années-là, Diego, ces années pleines de douleur et de bonheur que je vécus avec toi. Je continue à être ton oiseau bleu, je continue à être tout simplement bleue, comme tu m'appelais parfois, je penche la tête, ma tête définitivement blessée, je la pose sur ton épaule et j'embrasse ton cou, Diego, Diego, Diego, que j'aime tant."
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22.06.2008
Le Prix Coup de coeur de l'Académie Charles-Cros est remis à Marisa Berenson (22 juin 08)

- Decitre : http://www.decitre.fr/livres/Le-voyage.aspx/3328140021028
- La Procure :
- Le Divan : http://www.librairie-ledivan.com/detaillivre.php?gencod=3328140021028&ALIS=795c22de82bd10ab2bf76ef712c944cc
20:35 Publié dans Bibliothèque des voix , Luigi Pirandello , Marisa Berenson , Prix de l'Académie Charles-Cros | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2008
"Le Voyage" de Pirandello lu par Marisa Berenson parmi Les lectures de Lili...
http://liliba.canalblog.com/archives/2008/06/19/9612366.html#comments
Le voyage
Luigi PIRANDELLO
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Livre CD, lu par Marisa BERENSON (je n'ai donc pas lu, mais écouté...)
Adriana s'est mariée jeune, selon les coutumes de l'époque et de la région, et a vécu des années auprès d'un mari qu'elle n'aimait pas, remplissant avec soumission et ennui ses devoirs conjugaux, maternels et familiaux. Effacée, discrète, il semblerait qu'elle n'ait rien eu dans sa vie qui la rende heureuse, et même peut-être pas, tout simplement, l'idée que l'on puisse être femme, mariée et heureuse (vivante).
A la mort de son mari, qu'elle ne regrette pas, elle continue à vivre avec ses deux fils dans la maison familiale, auprès de son beau-frère avec lequel elle entretient peu de relations, mais qui la respecte, lui parle aimablement et la traite toujours avec considération et douceur, à l'inverse du mari un peu brutal, lourdaud et sans finesse.
Mais Adriana est atteinte d'un mal incurable et son beau frère la force à l'accompagner lors de son voyage annuel, afin qu'elle puisse rencontrer des médecins qui peut-être pourraient soulager ses maux, voire la guérir. Ils partent donc tous deux, et c'est pour elle comme une naissance à la vie, malgré la mort qu'elle sent toute proche, prête à l'assaillir. Elle découvre le monde, la campagne, les villes, elle veut tout voir, tout observer, et même le diagnostic pessimiste du médecin, que son beau-frère s'efforce de lui dissimuler, ne peut lui enlever cette frénésie qui se développe en elle, ce désir venu du plus profond de son être de vivre enfin, de vibrer ! Le voyage se prolonge, et ces portes ouvertes vers un monde nouveau de sensations, d'émotions lui font regarder d'un oeil différent ce beau-frère doux et attentif qui prend si bien soin d'elle. Ils osent enfin mettre à jour l’attachement qui les lie, et c'est l'imminence de la mort qui les libère des carcans imposés par l'époque et leur éducation et leur permet enfin de vivre l’amour qu’ils ont toujours éprouvé l’un pour l’autre, au grand jour, jusqu'à l'ultime étape du voyage, Venise.
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J'ai adoré me laisser bercer par ce CD !
Tout d'abord, bien sûr, l'histoire, belle, triste : la renaissance de cette femme éteinte, qui n'a pas vécu, juste alors qu'elle approche de la mort est vraiment poignante. J'ai vibré avec elle, j'ai voulu qu'elle puisse être heureuse, même pour un temps très court, j'ai voulu qu'elle connaisse l'amour !
Ensuite le style... Les phrases coulent, les mots sont choisis avec soin, c'est chantant, c'est acéré, c'est vif, cela colle à l'histoire et aux sentiments, c'est beau, tout simplement.
Et puis la voix : un vrai régal ! Marisa BERENSON a une voix chaude, basse, enveloppante. Sa diction est parfaite, et elle se coule dans le texte pour nous faire vivre l'histoire au plus près. Au début de l'histoire, sa voix est vraiment basse, presque atone parfois, et colle parfaitement à la non-vie d'Adriana, puis elle se met à vibrer, à onduler, en même temps que l'héroïne apprend enfin à vivre.
Extrêmement reposant : je l'ai écouté en voiture (impossible à la maison avec les 3 enfants, et quand ils sont couchés, je suis plutôt devant mon ordi ou mon piano), seule et c'était un vrai moment privilégié. Il ne faut pas qu'il y ait trop de circulation, sinon c'est un peu difficile de se concentrer en même temps sur la route et sur l'histoire, mais c'est parfait pour un long trajet. Je n'avais jamais écouté de livre-CD (à part les contes des enfants que je connais par coeur...) et je suis conquise, je compte bien en acheter quelques uns pour mes futurs voyages ! J'ai presque même regretté que mon bureau soit si peu éloigné de la maison...
Ce CD est édité par les Editions Des Femmes Antoinette FOUQUE
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20:30 Publié dans Bibliothèque des voix , Luigi Pirandello , Marisa Berenson , Prix de l'Académie Charles-Cros | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
Sagan (Bibliothèque des voix, Des femmes-Antoinette Fouque)

15:00 Publié dans Bibliothèque des voix , Françoise Sagan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2008
Liane Foly au Théâtre Marigny... Retrouvez-la en livre audio !!!

Dialogues de bêtes
Colette
Lu par Liane Foly aux EDITIONS DES FEMMES-ANTOINETTE FOUQUE, 2008
(Gallimard, 1975)
ISBN : 3328140021059
Extraits - 1 CD - 18 €
Office 25/08/2008
Dialogues lus : Sentimentalité, L’orage, Music Hall et Les bêtes et la tortue.
« À peine sentais-je, à la surface de ma fourrure profonde, [...] ces mouches que tu poursuis. Un effleurement, une caresse parfois ridait d'un frisson l'herbe incliné et soyeuse qui me revêt. Mais tu ne sais rien faire discrètement ; ta joie populacière encombre, ta douleur cabotine gémit. Méridional va ! » Entre Toby-Chien, épris de liberté et pourtant attaché à ses maîtres, et Kiki-la-Doucette, hautaine et jalouse, s'engage une conversation animée, piquante, et aussi incroyablement humaine... A travers cet échange, c’est l’expérience du théâtre et du Music Hall de Colette qui transparaît. Toby-Chien est celui qui hante les coulisses, toujours en quête d’une attention, et Kiki-la-Doucette, vedette incontestée, fait malicieusement souffrir son fervent admirateur.
Liane Foly interprète avec humour les voix de ce dialogue, adoptant dans son jeu le sous-texte contenu dans les didascalies.
Colette est née en 1873. Sa mère fit d’elle une exploratrice passionnée de la vie. A vingt ans, elle épouse un journaliste mondain, Willy, qui la pousse à écrire. A quarante ans s’ouvre pour elle une période d’une grande fécondité : Chéri, Le blé en herbe, La femme caché, Sido… Elle écrivit jusqu’à la fin de sa vie en 1954.
Liane Foly a chanté au Théâtre Marigny du 4 au 9 juin avec son spectacle « La folle parenthèse » , elle a également lancé un nouvel album au printemps 2008.
16:00 Publié dans Bibliothèque des voix , Colette , Liane Foly | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2008
Premier concert à l'Espace des Femmes : Hélène Martin, mardi 27 mai à 20 h !! 5 euros seulement !!
Ante-Scriptum : la nouvelle Librairie des Femmes, agrandie après travaux, est réouverte depuis samedi !! 33-35 rue Jacob… Puissent les nostalgiques de la rue de Seine comme les « vierges » des combats et des succès de l’Histoire nous rendre visite… C’est vraiment très beau et on s’y sent si bien… Miracle des lieux et culture de l’hospitalité dans sa maison blanche et verte, autour de son allée fleurie, au cœur de Saint-Germain des Prés : Antoinette Fouque possède de nombreux talents en plus de la pensée, beaucoup de génie au-delà de ses actions.
Place à la chanson française à l’Espace des Femmes ! Un tout premier concert, ça se remarque ! La galerie est déjà à la fête, puisqu’un échantillon de choix des œuvres du futur Musée des Femmes (Aurélie Nemours, Geneviève Asse, Sonia Delaunay… et des tas d’autres surprises – dont deux spécialement exceptionnelles… chut chut chut…) est juste arrivé sur nos murs cette semaine… Comme à l’accoutumée, Antoinette Fouque a le don de repérer la beauté et surtout de la faire généreusement partager au plus grand nombre. C’est la raison pour laquelle nous vous offrons pour 5 euros seulement un concert d’Hélène Martin ce mardi 27 mai à 20 h (35 rue Jacob, 75006, flyer en pièce jointe). Retrouvailles ou découverte, simple plaisir ou illumination, l’occasion est unique et rêvée de venir assister à ce spectacle (en tournée dans bien d’autres salles en ce moment, mais beaucoup plus cher !!) joliment intitulé « Voyage en Hélénie », et où la grande artiste sera accompagnée de Jean Cohen Colal. Je ne la connaissais pas avant d’écouter son livre audio, réédité en 2008 par les éditions Des femmes, j’ai su immédiatement que ses textes m’habiteraient et me nourriraient comme ceux de Barbara m’ont si considérablement élevée. Je vous souhaite la bienvenue mardi, et surtout d’expérimenter une émotion identique. Un seul lien de référence : le site officiel http://www.helene-martin.com/ et quelques infos recopiées pour ceux qui préfèrent les kits complets !! N’hésitez pas à m’adresser vos éventuelles demandes de service de presse du CD, « Journal d’une voix », sans oublier de mentionner vos coordonnées, ni à diffuser massivement cet émile dans votre entourage. En espérant vous voir, donc, et chaleureusement, Guilaine 06.84.36.31.85
Hélène Martin (née à Paris en 1928) est un auteur-compositeur-interprète français qui a consacré sa carrière à la mise en musique et à l'interprétation de la poésie. Hélène Martin débute à Paris en 1956 dans les cabarets de la rive gauche. Son premier disque 25cm, en 1961, inaugure une suite de plus d'une trentaine d'albums originaux. En 1968, elle crée son propre label, Les Disques du Cavalier. Hélène interprète Aragon, Artaud, Audiberti, Char, Cocteau, Colette, Desnoues, Eluard, Fargue, Genet, Giono, Guillevic, Louise Labé, Michel-Ange, Queneau, Rimbaud, Roy, Seghers, Supervielle, Soupault et elle-même...
Primée 3 fois par l'Académie Charles Cros, par l'Académie du Disque français, et par la Sacem , puis nommée Officier de l'Ordre des Arts et Lettres, une reconnaissance institutionnelle de sa permanente exigence artistique et de la ténacité sans lesquelles ses projets à contre-courant des normes commerciales n'auraient pu être menés à bien.
Journal d’une voix d’Hélène Martin - Lu et chanté par l’auteure, EAN : 3328140021035, 1 CD (livre audio) - 18 €, Office 03/04/2008
Journal d'une voix une œuvre originale, créée pour la « Bibliothèque des Voix » et destinée à être écoutée. C’est son histoire, l’histoire de ses passions. Dans un long poème en prose, rythmé par des chansons, l’auteure ressuscite des souvenirs parfois précis, parfois plus elliptiques. Sa voix chaude aux accents nostalgiques fait renaître des fragments de vie envolée : les odeurs et les couleurs de la Provence où l’auteure a choisi de vivre, les récits de rencontres avec des écrivains, des poètes, des chanteurs ; amitiés éphémères ou durables. Elle choisit pour illustrer son récit des poèmes de Rimbaud, Genet ou Neruda qu’elle met en musique et interprète avec talent. Hélène Martin nous livre “chemin faisant” des réflexions plus intimes sur la vie et sur ses expériences de création.
« Je suis de ce pays frontalier entre les mots et la musique. Mais où la musique - qui a sa place unique - donne priorité au verbe et à l'amour du verbe. Si aujourd'hui je prends parfois des chemins parallèles et plus solitaires d'écriture, de musique, ou d'image, c'est grâce aux poètes et à cet état poétique qui cheminent avec moi ». Hélène Martin
19:30 Publié dans Bibliothèque des voix , Hélène Martin , Musique, concerts , Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.03.2008
Pas de poisson pour le 1er avril : venez vite admirer nos Sirènes Christine Orban et Marisa Berenson à l'Espace des femmes (35 rue Jacob, 18h30) !!
Précipitez-vous nombreux pour assister à la Soirée spéciale Bibliothèque des Voix à l'Espace des femmes ! 

Au 35 rue Jacob, Paris 6ème (c'est l'adresse, pour ce mardi dès 18h30 - Comptez jusqu'à 21h30 cocktail compris, mais chacun est libre d'arriver plus tard et/ou de partir plus tôt comme un courant d'air), plutôt que de faire des poissons, nous avons choisi de recevoir deux Sirènes
le 1er avril....... Et de vous inviter aussi nombreux que vous êtes à recevoir mes colorés émiles à les rencontrer !
Oui, DEUX Sirènes en chair et sans écailles sous VOS yeux et situées à deux pas seulement de VOTRE confortable chaise blanche aimablement déployée par nos attentionnés soins à VOTRE arrivée ! (Ah ! Le talent de bien recevoir chez Antoinette Fouque ! Qui se transmet, qui se transmet sans relâche aux plus jeunes recrues... Rendre nos visiteurs heureux, tel est le credo de la maison ! Je crois qu'Isabelle Juppé, Michèle Fitoussi et tout leur public du 25 mars l'ont été ! Nous étions toutes dans l'ivresse de la communion pédagogue et dans l'appétit de nous élever... Et si nous remettions les mêmes couverts demain, avec comme nouveaux delicieux plats Christine Orban et Marisa Berenson)


DEUX Sirènes....... Et pas des moindres..........! La Sirène écrivain est peut-être la plus belle âme que j'aie jamais rencontrée dans toute ma vie (carrément et sans blaguer !) et la Sirène actrice (dont je n'ai pas encore eu l'occasion de regarder le coeur-bijou) l'une des plus grandes stars mondiales......... Une brune et une blonde, elles sont splendides et elles s'adorent , elles nous font simultanément le cadeau de leur émouvante et lumineuse entrée dans notre catalogue audio des éditions Des femmes en ce printemps 2008........
Christine Orban (pour "Deux fois par semaine" lu par l'auteur) et Marisa Berenson (pour "Le Voyage" de Luigi Pirandello texte élu-désiré et lu - Whaouah ! le jeu de mot ! On applaudit Clap clap clap !!! - par l'actrice) se sont prêtées au jeu des interviews-dédicaces (avec de gros marqueurs indélébiles sur les jaquettes de CD, c'est nickel !), elles seront là avec vous, devant vous, dialogueront ensemble, partageront leurs souvenirs d'enregistrement de leurs lectures, avant de répondre à vos questions ! Il faut les encourager (elles sont aussi éblouissantes que timides) et les remercier de nous faire cette joie ! Elles seront là pour vous, par amour pour leurs lecteurs, auditeurs (il s'agit de leurs nouveautés audio respectives !) et admirateurs ! Et par sensible don de leurs généreuses personnes ! Un immense MERCI à elles !
Fans en tout genre, manifestez-vous ! (Coucou Taslima ! - Taslima Nasreen bien sûr ! - Livre "Femmes, manifestez-vous !" aux éditions Des femmes) + Toute ma reconnaissance anticipée pour diffuser l'information de cet événement autour de vous ! (tout le monde est le bienvenu) - Transférez, transférez........... Emmenez vos femmes/maîtresses (prenez garde à ne pas les convier en même temps !), maris/amants (idem, mélange dangereux !), amis etc
Et n'oubliez pas de venir vous introduire à moi si vous nous/me faites le plaisir de passer...
Amitiés,
Guilaine 06.84.36.31.85 http://editionsdesfemmes.blogspirit.com
PS : Pas d'excuse recevable en matière de timidité pour justifier une absence : la timidité pour ce soir-là a déjà été "vendue" à nos deux vedettes !!!
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Deux fois par semaine - Christine Orban (version papier, Albin Michel 2005 ; version audio lu par l'auteure, éditions Des femmes 2008)
Elle a 20 ans, se dit anesthésiée du cœur et cherche du soutien auprès d’ un psy, le lundi et le jeudi. Non pour des secrets d’enfance ou un mal-être de jeunesse. Elle est mariée depuis peu et sait le diagnostic sur la maladie de son mari irréversible . Ce dont elle ne peut parler tant elle est fermée sur sa douleur, enfermée dans un bloc de silence.
Au cours des séances une relation se crée, faite de provocations, de mille détails qu’elle note comme un entomologiste (le divan, les « Hum… » du psychiatre, les quelques évocations de son quotidien d’étudiante) et peu à peu cette immense douleur qui ne peut pas se dire affleure en notations rapides et d’autant plus émouvantes. Comment admettre et dire l’irréparable quand on est dans l’éternité de la jeunesse, comment vivre dans l’imminence de la mort quand on a 20 ans et qu’on aime pour la première fois ?
Dans ce rapport presque muet entre la jeune patiente et le vieux psy, de la provocation à la confidence, de l’irritation au désarroi, de la souffrance muette à la frivolité, tout est évoqué de ce qui se tisse de si fragile et essentiel dans la relation à l’autre : cette présence-là, fondamentale, qui agit comme rempart à l’irréparable.
Christine Orban a déjà publié aux Editions Albin Michel : Le Collectionneur, L’âme sœur, L’Attente, J’étais l’Origine du monde, Fringues, Le Silence des hommes et La Mélancolie du dimanche, Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête... et par beau temps aussi.
2 CD, éditions Des femmes - 27 €
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Le Voyage - Luigi Pirandello lu par Marisa Berenson
À la fin du XIXe siècle, une jeune femme, Adriana Braggi, veuve depuis ses vingt-deux ans, est cloîtrée dans une grande maison austère d’un petit bourg italien « aux mœurs rigoureuses ». À la suite d’un important malaise, son médecin l’incite à partir à Palerme consulter un spécialiste. Son beau-frère (le frère de son mari décédé), dans la maison duquel elle vit avec ses deux fils, va faire le voyage avec elle.
Adriana est toujours restée enfermée dans sa maison. Ses années de mariage ont été marquées par la méchanceté et la brutalité de son mari, et ses années de deuil n’ont jusqu’ici guère été plus gaies : ce voyage, qui fait voler en éclats les barrières de son environnement, est un enchantement… mais qui distille un poison mordant : qu’il est cruel de découvrir le monde si tard !
À Palerme, le médecin lui annonce qu’elle va mourir. Son beau-frère décide alors de lui faire poursuivre le voyage. Ils visitent Naples, Milan, Venise… et découvrent l’attachement qui les lie : la mort les libère, et son imminence leur permet de vivre l’amour qu’ils ont toujours éprouvé l’un pour l’autre, mais que la rigueur morale qui leur était imposée les a toujours forcé à cacher.
Découverte du monde et de soi, de ses sentiments les plus enfouis, ce voyage offre à Adriana, au seuil de la mort, l’existence dont elle rêvait sans le savoir.
Parmi les plus fameux films dans lesquels a joué Marisa Berenson, figurent : Mort à Venise de Luchino Visconti (1971) et Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975)
1 CD , éditions Des femmes -18 €
Qui est Luigi Pirandello ?
Luigi Pirandello est un écrivain italien, poète et dramaturge, né le 28 juin 1867 à Agrigente et mort à Rome le 10 décembre 1936. Lauréat du Prix Nobel de littérature en 1934.
La renommée de ces pièces s’imposa sur la scène internationale après de furieuses polémiques et des jugements très contrastés de la critique et du public. L’attitude critique de Pirandello à l’égard de la culture du 19 ème siècle s’inscrit dans l’atmosphère avant-gardiste de l’époque et dans le désarroi d’un après-guerre qui paressait sceller la fin d’un monde en pleine décadence.
Pour défendre sa conception du théâtre, l’auteur décoche quelques flèches contre les auteurs de pièces récentes écrites dans l’esprit vieillot du théâtre bourgeois.
Avant l'oeuvre théâtrale de Brecht, celle de Pirandello a pour ressort dramatique le dédoublement. C'est ce qui caractérise le Pirandellisme. L'oeuvre de Pirandello est donc à lire comme un rigoureux système du double, ordonné autour de deux grand thèmes : le miroir (symbole d'une expérience de dédoublement vécue par Pirandello à la fois comme horreur de son propre corps et comme aliénation au discours d'autrui, particulièrement au délire paranoïaque de sa femme psychotique et internée) et la gémellité (à la fois inversion et récupération de l'expérience biographique du dédoublement). Ce système culmine dans la trilogie du « théâtre dans le théâtre » avec Six personnages en quête d'auteur (1921), Comme ci ou comme ça (1924), Ce soir on improvise (1930).
Prix Nobel de littérature en 1934, il meurt à Rome en 1936, avant d'avoir achevé sa dernière pièce Les Géants de la montagne.
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Le programme des deux prochains Mardi de l'Espace Des femmes :
Mardi 8 avril : Hélé Béji et Claude Imbert (autour du livre "Nous, décolonisés" de Hélé Béji, Arléa, 2008) - SÛR
Mardi 15 avril : Christophe Girard ("Père, comme les autres", Hachette Littérature, 2006) et Emmanuel Pierrat ("La folle histoire du mariage gay", Flammarion, 2004) sur le thème : Quel avenir pour les nouvelles familles ? - ENCORE INCERTAIN à cause d'un souci de date pour l'un des deux invités : je vous le confirmerai....
23:50 Publié dans Bibliothèque des voix , Christine Orban , Marisa Berenson , Pirandello , Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.12.2007
S.O.S. Cadeaux de Noël audio !! Geneviève Brisac, Catherine David et Benoite Groult !!
Dernière ligne droite avant le passage du Père Noël (qui est peut-être - nous aurait-on menti ? - une Mère Noël...), et des idées du tonnerre pour faire plaisir à celles (surtout !!!) et à ceux (accessoirement...) qui vous sont chères (rs ! V'lan ! Je me prépare à me déchaîner avec les 40 ans du MLF en 2008 !!!!)...
Comme vous le savez (et vous n'avez aucune excuse d'ignorance depuis que je suis attachée de presse de cette maison !!), Antoinette Fouque a été la pionnière des livres audio en France - et quasiment dans le monde - croyant très fort à la transmission orale des textes, elle les a inventés en 1980, créant la Bibliothèque des voix, collection phare des éditions Des femmes...
Elle a aimé enregistrer ses amies comme ses admirées, les deux catégories se confondant toujours (ça tombe bien !)... Et très nombreuses lui ont fait la joie de rejoindre par leurs oeuvres sonores notre prestigieux catalogue, contenant entre autres pépites des mots prononcés par Françoise Sagan, Marguerite Duras ou Jacques Derrida pour les aujourd'hui disparus...
Pour Noël 2007, ce sont trois nouveautés de VIVANTES (que l'on peut même croiser lors des soirées données à l'Espace Des femmes... et comme elles ne mordent pas, aussi saluer et féliciter...) que les éditions Des femmes vous proposent : Geneviève Brisac, Catherine David et Benoite Groult.
Antoinette Fouque a "craqué" pour ces trois livres au point de désirer les mettre au monde une seconde fois, les réincarner en quelque sorte, leur offrir une existence parallèle encore plus charnelle que celle du texte... Une trajectoire complémentaire les sublimant par l'émotion de l'incarnation parlée... Le miracle du son qui rend plus excitant encore le choc de la beauté, et sûrement plus intime...
Pour vous bercer tout au long des soirées glaglagla (Brrrr !!!) de cet hiver, installez-vous confortablement au coin du feu, dans votre canapé, et lancez la littérature dans votre lecteur CD... Brutalement, la magie survient, vous foudroie, vous envoûte, vous emporte...
Les trois cadeaux originaux, où la faute de goût n'est pas possible, pour lesquels vous pouvez opter ce Noël ayant eu énormément de presse, chacun à leur époque, leur célébrité est avérée, leur franc succès prouvé... Risque d'erreur de tir évité !! Grandes dames pointées !! Livres déjà classiques à écouter !! Petits formats hors piste !! Foncez !!
1) "52 ou la seconde vie" de Geneviève Brisac - Lu par l'auteure et Alice Butaud
Les présentes (ts) lors de l'après-midi "Lire en fête" Spécial Aung San Suu Kyi à l'espace Des femmes se souviendront du passage de la douce Geneviève Brisac, qui nous avait lu avec tant de chaleur quelques pages de ce livre tellement de circonstance sur le lien entre l'intime et le politique. Le site Evene l'introduit joliment, comme un espoir cathartique (en période de bonnes résolutions, n'hésitez pas, entendez...!) :
Une rencontre avec un général tortionnaire dans une teinturerie, l'imminence d'un accouchement, Marguerite Duras au téléphone, des arbres séculaires qu'on arrache, un conte de Noël qui tourne mal... Pendant un an, en cinquante-deux histoires, parfois longues et parfois courtes, et à raison d'une nouvelle par semaine, Geneviève Brisac a tenté de mettre en mots ce que Virginia Woolf appelait la 'seconde vie', la vraie, celle qui se déroule derrière la vie officielle. Nouk, Carlotta Donizetti, son neveu Nils, Berg et Mélissa Scholtès règnent en maître sur ces histoires qui explorent ce qui 'grouille' en dessous de nos pensées : nos peurs secrètes, nos désirs inconscients, nos paranoïas, nos violences refoulées, bref tout ce qui se joue derrière les mots que nous prononçons et qui, de façon souterraine, commande les rapports entre les êtres. (...)
Les personnages sont peu attachants, tant ils nous renvoient notre propre reflet, notre mauvais reflet. Et pourtant, pas de leçon ni de morale ; il n’y a pas vraiment de fin dans ces nouvelles, pas de suite non plus, ce qui augmente le trouble mais nous laisse en même temps maître d’inventer la suite, telle une catharsis personnelle. Un livre étrange en somme, qui remue bien des sentiments et nous laisse un peu perdus. Alors seconde vie oui, mais en tant que seconde chance.
2) "Simone Signoret ou la mémoire partagée" de Catherine David - lu par l'auteure
Avec la même générosité que Geneviève Brisac (parce qu'Antoinette choisit des amies qui lui ressemblent...), Catherine David nous a comblées de son charisme et de son virtuose talent de pianiste lors de la précédente soirée "Lire en fête" à l'Espace Des femmes... Elle avait lu les plus belles lignes de son "Crescendo", qu'Antoinette Fouque affectionne tant... C'est l'un de ses livres beaucoup plus anciens que nous avons la fierté de rééditer, devenu référence en son domaine : sa biographie délibérément subjective - ce qui est la marque d'un écrivain véritable - de Simone Signoret. Le dossier presse est massif, souhaitons pour 2008 que la version CD, exclusive, soit autant appréciée que l'est la déclinaison papier et le mathusalémien duo de cassettes (1990)...
Vous laissant libre de consulter des bribes des articles d'alors sur mon blog, je recopie ici les sentences de deux amis que je connais en chair et en os :
"Sans méchanceté mais sans complaisance non plus, Catherine David arrache à l'impériale Simone le mot de la fin qu'elle voulait se garder." Irène Frain , "Paris-Match"
"Catherine David, journaliste, romancière, a relevé le défi. Avec un applomb tranquille. Tant mieux." André Rollin , "Le Canard Enchaîné"
3) "La touche étoile" de Benoite Groult - lu par l'auteure
La plus sportive pour la fin ! Mais Ouiiiiiiii ! La première fois que j'ai croisée Benoite à l'Espace Des femmes, elle s'était déplacée à bicyclette !!! Celle qui nous fait oublier son année de naissance par sa lumière et son éternelle jeunesse est le troisième baume de cet émile Audio. Très ancienne amie d'Antoinette, Benoite est connue pour ses engagements féministes autant que pour son dynamisme et son humour. Sa Touche étoile a fait un tabac à sa parution papier, malgré les pauvres arbres assassinés , puisse t-il faire encore plus fort en gentil CD métallique !! (Oups ! J'ai trouvé un nouvel argument de pub pour nos livres audios : l'écologie !!)
Comme Thérèse Clerc, Benoite Groult explore le délicat sujet de la vieillesse tout en demeurant dans sa veine d'amoureuse.
Oeuf corse (serez-vous assez intelligent (e) pour percuter...? c'est la blague d'une amie...), et plus que jamais parce que c'est Noël, la naissance du petit Jésus tel qu'on nous l'enseigne et avec encore davantage de certitude, à la même heure, la mienne , je vous adresse sur simple retour d'émile me livrant un indice précis de destination, l'un, l'autre ou les trois de ces chefs d'oeuvres. (et à celles et ceux qui les attendent impatiemment, je demande pardon, comme aux auteures, pour le délai, les installations (différents déménagements etc )- By the way, Recherche volontaire pour aider à porter cartons demain matin (vendredi 21 décembre), rémunéré 10 euros de l'heure - et la mise en route dans nos nouveaux bureaux du 35 rue Jacob étant un peu plus longues que prévues... Mais en 2008, tout tournera plus rond, Sursum corda !)
Joyeux Noël !
15:04 Publié dans Benoite Groult , Bibliothèque des voix , Catherine David , Geneviève Brisac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2007
"Les livres prennent du volume" par Anne-Sophie Lechevallier - Illsurtration Matthias Petit (Paris-Match du 11 au 17 octobre 2007)
LES LIVRES PRENNENT DU VOLUME
Sur cassette, C.D. ou via M.p.3, les voix de Fanny Ardant, Jean Rochefort ou Catherine Deneuve donnent à entendre nouvelles ou livres pour enfants. De quoi dresser l'oreille !
Par Anne-Sophie Lechevallier - Illustration Matthias Petit
Pour Antoinette Fouque, il s'agissait d'abord de permettre à ceux qui ne savaient pas lire d'accéder aux textes. La fondatrice des éditions Des femmes et de sa Bibliothèque des voix fut la première à enregistrer des livres sur des cassettes au début des années 80 : "Je me suis aperçue que, entre le théâtre et l'écrit, une série d'actes avait disparu, comme celui de lire à haute voix un texte." Depuis, une vingtaine d'éditeurs ont suivi. Les comédiens, dont la parole, d'ordinaire, est indissociable du corps, sont nombreux à avoir prêté leurs voix. Rochefort, Ardant, Giraudeau ou Deneuve ont tous passé entre trois et cinq jours en studio. "Les comédiens apportent à la lecture ce que l'auteur n'a pas forcément entendu du texte", explique Antoinette Fouque, qui a immortalisé les voix de Marguerite Duras ou de Jacques Derrida.
2 527 TITRES AUDIO DISPONIBLES SUR LE MARCHE
Un exercice parfois difficile pour l'écrivain, comme le constate Marc Levy : "La première fois que j'ai lu un de mes textes, j'ai eu le sentiment que cela devenait impudique. Toute la distance et le second degré dans les dialogues disparaissaient. Puis, progressivement, j'y ai pris du plaisir. Je le fais surtout pour les personnes malvoyantes ou non-voyantes." Ces dernières restent le public de base des livres audio, explique Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l'édition.
Car la France, avec son minuscule marché de livres audio, est une exception. Les 2 527 titres disponibles ne représentent que 0,4% des ventes de livres. Soit dix fois moins qu'en Allemagne. Bien moins aussi qu'en Suède, où ils occupent 10% de la production éditoriale, et aux Etats-Unis, où, l'an passé, presque un Américain sur quatre a écouté un livre de ce genre. Tout le monde joue le jeu, jusqu'à Bill Clinton, qui a lu le millier de pages de son autobiographie.
"Je suis persuadé que cela va se développer en France", assure Serge Eyrolles. En attendant, le paysage des éditeurs de livres audio se réorganise. Pour l'instant, ils sont une vingtaine à se partager le marché, tels Frémeaux, Thélème ou V.d.b., dirigé par Christine Van den Bosch, une petite maison qui enregistre entre 30 et 40 livres par an. Sa meilleure vente est "le Da Vinci Code", mais avec seulement 7 000 versions audio. Une goutte d'eau rapportée aux 6 millions d'exemplaires imprimés. Quant à Gallimard, il a commencé à utiliser les cassettes il y a une vingtaine d'années, pour "provoquer la rencontre entre le livre et l'enfant", explique Hedwige Pasquet, directrice générale de Gallimard Jeunesse, avant de créer, en 2004, une collection "Ecoutez lire", qui compte une centaine de titres. La même année, Audible, qui vend des livres audio à télécharger, a vu le jour chez France Loisirs. Et cet été, ce sont Hachette Livre, France Loisirs et Albin Michel qui se sont réunis pour créer une société baptisée provisoirement AudioPoche, dont les douze premiers titres verront le jour en janvier prochain. "Un gros éditeur ne peut pas faire décoller un marché tout seul. Nous pensons que la visibilité de ces C.d. dans les librairies sera déterminante, surtout qu'ils sortent en même temps que les livres", analyse Valérie Lévy-Soussan, directrice de la structure audio chez Gallimard. Tous comptent sur les formats M.p.3 pour baisser les prix et multiplier les ventes. Ainsi, les dix-sept heures d'enregistrement du "Da Vinci Code" occupent 17 C.d. "normaux", mais seulement 2 C.d. M.p.3. ! Moins encombrant et peut-être plus facile à embarquer en voiture pour faire passer le temps da,s les embouteillages...
UN LAPIN SACHANT CONTER
Jusqu'à présent, ce lapin - relié à Internet et à l'ordinateur par Wi-Fi - lisait les mails, la météo ou le journal. A partir de novembre, le Nabaztag racontera des histoires des enfants. A commencer par "La belle lisse poire du prince de Motordu" de Pef, publiée par Gallimard en 1980. Il suffit de "faire renifler" la couverture à ce lapin (plus exactement la puce R.f.i.d. collée dessus) pour que Pef - ou le lapin - se mette à lire l'histoire. Lui tourner une oreille fait avancer d'un chapitre. Un geste intuitif suffit, explique Rafi Haladjian, inventeur du Nabaztag. Les enfants n'auront plus besoin de demander à leurs parents de mettre une cassette. Et le livre pourra devenir interactif. "Grâce, notamment, à des jeux qui exploiteront le texte. L'auteur, Pef, se réjouit : "A chaque lecture du "Prince de Motordu", je retrouve la même émotion quand j'ai écrit cette histoire, un après-midi de 1978." Le Nabaztag lira quatre autres livres de Gallimard l'an prochain.
A. - S.L.
22:50 Publié dans Antoinette Fouque , Arielle Dombasle , Bibliothèque des voix , Jean-Paul Enthoven , Michèle Morgan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note