23.11.2009

VIOLENCES : Communiqué officiel de l'Alliance des Femmes pour la Démocratie (Présidente Antoinette Fouque) du 23 novembre 2009

Alliance des Femmes pour la Démocratie

 

cou%20livre%20AF2009.jpgPrésidente : Antoinette Fouque

 

COMMUNIQUE OFFICIEL DU 23 NOVEMBRE 2009

(pour interviewer Antoinette Fouque, joindre son attachée de presse au 06.84.36.31.85)

 

La lutte contre les violences misogynes s’est imposée comme une des priorités dès les premières réunions du Mouvement de Libération des Femmes en 1968. Aujourd’hui, après 41 années de formidables conquêtes de droits, ces violences sont pourtant plus meurtrières que jamais.

En 1990, notre Observatoire de la Misogynie recensait en France 360 meurtres de petites filles, jeunes filles ou femmes, en raison de leur sexe. Il a fallu attendre encore 10 ans pour que les premières statistiques officielles viennent confirmer la gravité de cette guerre quotidiennement faite aux femmes.

A la veille de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des Femmes, les derniers chiffres délivrés par l’Observatoire National de la Délinquance font apparaître que le nombre de femmes victimes  de violences, particulièrement au sein de leur foyer, est en augmentation : 312 000 femmes victimes de violences sexuelles, et 1 million, de violences physiques. Dans le même temps, le rapport souligne qu’elles portent de moins en moins plainte.

Selon les sources officielles les plus récentes, une femme meurt tous les deux jours et demi, du seul  fait des violences conjugales. Hier encore, on apprenait que Kavidha Bala, 29 ans, agressée et menacée par son mari depuis de longs mois, au su et au vu de tous, a été brûlée vive à Meaux sous les yeux de sa fille de 8 ans.

Le nombre de victimes du gynocide perpétré dans le monde ne cesse de croître.

Ce sont aujourd’hui 200 millions de femmes qui manquent à l’appel de la population de la planète.

Dès 1990, Antoinette Fouque travaillait à une Loi-Cadre pour que, du plus réel au plus symbolique, la condition des femmes devienne une priorité d’action, au bénéfice de tous.

Le 25 novembre 2007, elle appelait à ce que la lutte contre les violences faites aux femmes soit reconnue Grande Cause Nationale. De nombreuses associations, rassemblées en collectif, dont l’Alliance des Femmes pour la Démocratie, l’ont obtenu pour 2010.

            Il faut aller plus loin. Il faut une Politique Globale pour les femmes, généreuse et déterminée, qui prenne en compte les causes profondes des discriminations et des violences qui les frappe, et leur apport vital à l’humanité. Il faut des mesures vigoureuses et de longue durée. Comme Antoinette Fouque le propose depuis 2008, il faut un Grenelle des femmes pour oeuvrer à une nouvelle alliance entre les femmes et les hommes, à un nouveau contrat humain.

21.11.2009

Des mots pour agir (sous la direction de EVE ENSLER) : sortie le 13 novembre 2009 - CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Annonce à prononcer à la radio/télé, sur vos sites et blogs, à reproduire dans la presse si vous voulez faire bouger les choses, vous joindre à l'esprit militant de la soirée :

 

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Théâtre Michel 38 rue des Mathurins 75008 Paris. M° Havre-Caumartin.

 

 

Réservation préférable à contact@desfemmes.fr

 

Participation libre au bénéfice de l’association V-Day. 

 

 Lundi 23 novembre 2009 à 19 h

 

 

« Monologues du Vagin – Représentation différente et exceptionnelle : Des mots pour agir »

 

Avec Michèle André, sénatrice, présidente de la Délégation aux droits des femmes, Nicole Ameline, députée, représentante de la France au Comité C.E.D.A.W., Taslima Nasreen, écrivain...

 

Interventions et lectures de personnalités engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Nombreuses surprises. A l'occasion de la sortie du livre (vendredi 13 novembre 2009) "Des Mots pour agir" sous la direction de Eve Ensler et Mollie Doyle (éditions Des femmes-Antoinette Fouque)

 

Textes de Tariq Ali, Charles Berling, Mollie Doyle, Eve Ensler, Antoinette Fouque, Christine House, Carol Michèle Kaplan, Mark Matousek, Taslima Nasreen, Lynn Nottage, Betty Gale Tyson, Alice Walker

 

 

DIX FEMMES sur scène, dans l'ordre alphabétique : Aurore Auteuil, Marie-Christine Barrault, Stéphanie Bataille, Bérangère Bonvoisin, Sylvie Bourgeois-Harel, Fanny Cottençon, Andréa Férréol, Sèverine Ferrer, Marianne James (sous réserve), Christine Orban. ET DEUX HOMMES : Jacques Frantz, Daniel Mesguich.

Mise en scène : Stéphanie Bataille. Coordination : Marie-Cécile Renauld.

Paru le 13 novembre 2009 aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque

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 Des mots pour agir contre les violences faites aux femmes

Souvenirs, Monologues, Pamphlets et Prières

sous le direction de EVE ENSLER et Mollie Doyle

Traduit de l'américain par Samia Touhami / Première édition : 2007 par Villard Books/The random House Publishing Group - New York - ISBN : 978-2-7210-0585-4 - Format 13,5 x 21 cm, environ 280 pages, 18€

Préfaces de Rama Yade et Nicole Ameline

Postfaces de Jane Fonda et Antoinette Fouque

"Parler de l’inexprimé. Parler de ce qui a déjà été exprimé d’une façon nouvelle et viable, parler de la souffrance, de la faim. Parler. Parler des violences faites aux femmes, parce que c’est un problème qui est au coeur même de notre monde et dont on ne parle pourtant toujours pas, qu’on ne voit pas, auquel on ne donne pas de poids ou de sens. Pour que les mots brisent l’engourdissement et la négation, la dissociation et la distance, les mensonges." EVE ENSLER 

 

Ensler_couv_dos[1].JPGEve Ensler, poète, comédienne, scénariste, consacre sa vie à la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle est l’auteure de Les Monologues du vagin, une pièce militante jouée dans plus de 130 pays. Elle est aussi à l’initiative du mouvement et de la fondation V-Day qui soutiennent, partout dans le monde, l’action des femmes contre les violences.

Avec Mollie Doyle, auteure, productrice de pièces de théâtre et d’émissions télévisées, elle a sollicité une cinquantaine d’écrivains américains pour composer ce recueil. Leurs textes ont été mis en scène à l'occasion du festival Jusqu’à ce que cesse la violence (New York, 2006). Parmi ces auteurs, pour la plupart impliqués, selon des modalités très diverses, dans la lutte pour le respect des droits de l’homme et des droits des femmes, on peut citer Alice Walker, Edward Albee, Robin Morgan, Jody Williams

Ce recueil réunit des textes d'une cinquantaine d'auteurs américains, auxquels sont venus s'ajouter pour la version française des inédits de Nicole Ameline, Antoinette Fouque, Taslima Nasreen...

 

CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, le 25 novembre, lire le texte d'Antoinette Fouque (postface du livre "Des Mots pour agir", qu'elle a publié le 13 novembre 2009)

DES MOTS POUR AGIR - CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES - SOUVENIRS, MONOLOGUES, PAMPHLETS, PRIERES - PARUTION LE 13.11.09 AUX EDITIONS DES FEMMES-ANTOINETTE FOUQUE

SOUS LA DIRECTION DE EVE ENSLER ET MOLLIE DOYLE

PREFACES DE RAMA YADE ET NICOLE AMELINE

POSTFACES DE JANE FONDA ET ANTOINETTE FOUQUE

ff.jpgPOSTFACE D’ANTOINETTE FOUQUE

POUR UN NOUVEAU CONTRAT HUMAIN

 

Pas un jour depuis quarante ans sans le souci de résister, de comprendre et d'avancer avec des millions d'autres femmes. Les progrès de ces quatre dernières décennies ont sans doute été plus décisifs que durant deux mille ans d'histoire, mais le constat négatif reste affligeant et excède largement les victoires. Partout sur la planète, encore et davantage, les femmes sont victimes d'une violence unilatérale, celle de la domination mâle dans tous ses états : privés, publics, économiques, sociaux, culturels, religieux, politiques, symboliques, réels, imaginaires... Comme si au fur et à mesure que s'affirmait leur libération, une contre-libération machiste les encadrait, les déportait, les emprisonnait, les écrasait. Chaque jour, le courage et la force des femmes défient un destin qui ne leur est pas imposé par Panatomie mais prescrit par les traditions, et construit par les civilisations et l'histoire.

La libération des femmes, la plus longue des révolutions, doit s'attendre à la plus longue et la plus sanglante des contre-révolutions. Nous devons nous armer de patience vigilante et engager notre courage dans des risques lucides. La contre-offensive - le backlash - s'est conjuguée à une crise économique, politique et symbolique mondiale dès le premier geste de réparation envers les femmes (conférence de l'ONU consacrée aux femmes, à Mexico, en 1975). Le retour des religions a précédé la montée des intégrismes. Dès le milieu des années soixante-dix, la protestation virile, la paranoïa monothéiste, plongeaient les racines de Pantiféminisme dans la misogynie.

Amartya Sen a reçu en 1998 le prix Nobel d'économie pour l'ensemble de ses travaux dont beaucoup sont consacrés à la condition des femmes. Il est traduit en France depuis plus de quinze ans et il n'a pas fait école. Son ouvrage est loin d'être un « best-seller » et le gynocide qu'il dévoile n'a pas éveillé une seule de nos grandes consciences inîello-niédiatiques. J'ai cité à maintes reprises, en particulier au Parlement Européen son enquête-scandale, sans susciter le moindre écho. Une femme disparaît ? Non, cent millions de femmes manquent à l'appel en permanence. Cent millions de déficit au capital humain. Désastre humain. De la violence réelle à la violence symbolique, du viol au voile, des meurtres conjugaux à la charia, le massacre continue et s'amplifie. Chaque jour, « si c'est une femme », les journaux banalisent le danger de mort.

Dans le nouveau monde, à Ciudad Juarez, le long de la frontière entre le Mexique et le Texas, plus de cinq cent femmes ont été assassinées depuis 1993, après avoir été mutilées, torturées, violées, et ce, en toute impunité.

Dans notre vieille Europe, en Octobre 2002 dans la banlieue parisienne, la jeune Sohane a été brûlée vive dans un local à poubelles par un amoureux éconduit. Aucun des responsables politiques qui ont protesté le même jour contre un crime raciste et un attentat homophobe n'a manifesté d'indignation pour cet assassinat sexiste ni exprimé de compassion pour la jeune martyre. On sait que cette torture mortelle s'est largement répandue en Europe. Le 1er Juillet 2003, une jeune actrice très populaire est battue à mort par son compagnon, un musicien « politically correct », sympathisant des aiter-mondialistes. Après une forte excitation médiatique, la presse noble recense sobrement les événements de l'année 2003 : «Marie Trintignant meurt après une violente dispute ». En France, l'insécurité routière tue moins depuis quelque temps, mais, chaque mois, la violence unilatérale tue cinq femmes qui finissent dans les brèves des « faits divers », autrement dit avec les «chiens écrasés ». Et, en Espagne, le terrorisme domestique tue plus que l'ETA.

Les femmes, pauvres parmi les pauvres, sont de plus en plus pauvres. À mon arrivée au Parlement Européen en 1994, j'ai trouvé un premier rapport intitulé La pauvreté se féminise en Europe. D'autres ont suivi.

Alors que les femmes produisent les deux tiers des richesses mondiales, elles n'en détiennent que 1%, ne reçoivent que 10 % des revenus disponibles, et sont 75 % des plus pauvres. En se libéralisant, nos démocraties imposent aux femmes, souvent en charge de familles mono-parentales, travail informel, emploi précaire et chômage. En se désocialisant, la France menace les gynécologues, supprime les maternités, se sous-équipe en maisons de retraite. L'immense majorité des victimes de la canicule de l'été 2003 ont été des femmes.

L'Occident et l'Orient mettent le feu à la planète et aux femmes, et le monde brûle. Dedans, dehors, dans la famille, dans la rue, à l'école, sur les routes, dans les quartiers, les cités, dans les campagnes, dans les sociétés de droit comme ailleurs, riches ou pauvres, traditionnelles ou modernistes, à tous les niveaux d'analyse possible, les femmes ont à faire face à une guerre particulière, comme si leur corps doté d'une fonction indispensable pour l'espèce, la fonction génésique, était l'objet d'une haine immémoriale.

Pourquoi de telles régressions démocratiques ? C'est moins l'engagement des femmes qui est en cause que la non pertinence des analyses, tant politiques que psychanalytiques. Ai-je assez insisté sur les défauts structurels qui, à travers les différents modèles de solution au problème, perpétuent la condition catastrophique des femmes dans l'histoire : le modèle traditionnel du tota mulier in utero ; le modèle républicain uni(sex)versaliste qui court après un féminisme indifférentialiste du tota mulier sine utero ; le premier, l'exploitation voulue, le deuxième, l'exploitation déniée. Le modèle démocratique, lui, recyclage et compromis des deux précédents, prétend harmoniser vie familiale et vie professionnelle ; le taux de fécondité, déporté du corps des femmes dont il dépend vers la famille ou la science démographique, dénie et exploite ce que j'ai appelé de longue date la production de vivant, qui s'ajoute en bien des cas au travail domestique et à l'activité professionnelle en une triple production.

Je pense qu'au fondement de cette haine envers les femmes, qui ravage l'espèce humaine, il y a l'envie primordiale, archaïque, universelle et radicalement déniée, de leur capacité procréatrice, une envie d'utérus qui taraude infiniment plus l'inconscient mâle que l'envie de pénis la conscience féministe. Il faut en penser les effets politiques que sont, dans tous les champs, les violences réelles et symboliques infligées aux femmes.

L'ennemi principal de la libération des femmes n'a pas été suffisamment désigné : c'est le monisme mâle, le phallocentrisme, l'égocentrisme, le Un comme seul représentant de toute l'espèce humaine. Des monothéismes à l'égalité républicaine, il n'y a que de l'Un : un seul Dieu, mâle, une seule libido, phallique, une seule économie, capitaliste-libérale, une seule citoyenneté, neutre, un seul sujet» universel, un seul sexe, un seul individu, monadique, hors connexion. Mais voilà, si Dieu a besoin des hommes, les hommes ont besoin de « la race des femmes » pour leur faire des enfants, d'où la colonisation du continent noir, la mise en esclavage - la femme comme instrument vivant -, l'appropriation de l'utérus, principal moyen de production, l'exploitation de la production utérine.

La procréation, maîtrisable et pensable, ne peut plus être un esclavage. Elle n'a plus à être oubliée, refoulée, forclose, mise en position de menace inconsciente du moi paranoïaque. Il faut en foire, au contraire, le motif du travail sur la différence. Libérer à la source la libido creandi des femmes lance un défi permanent à la guerre et à la pulsion de mort. Elle donne lieu, au XXIe siècle, à une révolution pour le genre humain et ouvre à la génialité des deux sexes.

Survivors, super vivantes plutôt que survivantes, bien au-delà de leur condition de victimes, là où elles portent un triple fardeau, les femmes trouvent l'énergie, pour peu qu'on les y encourage, de se transformer en actrices principales du changement, en force de proposition, en coeur battant d'une triple dynamique de démographie, de développement et de démocratie, pour accomplir une triple révolution, du symbolique, de l'économique, du politique. En Afrique, 95 % des O.N.G sont prises en charge par des femmes, mais le sida ravage leurs enfants. Au Niger, elles font reculer le désert, reconquièrent et irriguent, par un travail acharné, la terre devenue stérile pour nourrir la population et faire revivre les marchés dans les villages.

Ni soumises ni esclaves, sans dieu ni maître, laïques, des femmes déjà s'éloignent de la genèse du Livre, dont les Écritures les ont forcloses, pour apprendre à lire en se rappelant, en remerciant, en pensant le lieu d'où elles viennent sans y revenir mais en allant de l'avant ; des femmes ont commencé à vivre leur nouvelle condition historique, à inscrire la genèse d'une modernité tardive. Bouleversements. Viennent les temps des fécondités croisées. Charnelles et spirituelles. Pour un nouveau contrat humain. Ensemble. Tempus est creandi. Pour chacun des deux sexes, l'un par l'autre enrichi, sans dette ni marchandage.

L'ancien monde et l'histoire moderne s'en vont. Au commencement... Cette fois encore. Pensée première et force de proposition. Courage de concevoir, de porter, de mettre au monde ce qui vient. Ni riveraines ni sans rivage, ni sédentaires ni nomades. Mémoire gracieuse. Promesse durable. Pulsion de vie enfin, alliance, résistance, délivrance ; sexe jouant, corps travaillant, chair pensant, des femmes, dès maintenant, libres, en mouvements.

 

Soirée MARGUERITE DURAS. Avec Dominique Noguez et Laure Adler. Mardi 24 novembre à 18 h 30. 35 rue Jacob, 75006. Entrée libre.

Mardi 24 novembre, à 18 h 30, l'Espace Des femmes-Antoinette Fouque, qui vient juste de coéditer avec les éditions Montparnasse un magnifique coffret DVD + CD Marguerite Duras, vous invite à assister à une soirée unique consacrée à Marguerite Duras. C'est l'un des événements les plus importants de l'année : n'oubliez pas d'emmener tous les gens à qui vous souhaitez du bonheur !

Avec Dominique Noguez et Laure Adler.

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 Dominique Noguez

Né en 1942, normalien, agrégé de philosophie et docteur d'État, Dominique Noguez enseigne à l'Université de Montréal, puis à l'Université de Paris-I. Passionné de cinéma expérimental, spécialiste du cinéma underground, il passe son temps dans les cinémathèques. Se consacrant surtout à la littérature, l'auteur, écrivain et essayiste, publie une vingtaine d'ouvrages dont certains à la fois délurés et saugrenus tels Les Trois Rimbaud, publié en 1986 où il fait vivre Arthur Rimbaud jusqu'en 1937 ! Ou encore Lénine Dada, publié en 1989 où il imagine Lénine en quasi-fondateur du mouvement dada. Il obtient le prix Femina en 1997 pour son roman Amour noir. Proche de Jean-Pierre Chevènement bien qu'ayant voté oui au traité de Maastricht, il a été candidat aux élections européennes de 1994 sur la liste du MDC. Il s'attache à défendre et faire connaître les autres écrivains, notamment lorsqu'ils sont perçus comme mal-pensants par l'époque, comme Michel Houellebecq. Il défend aussi le rayonnement de la langue française ; La Colonisation douce porte la dédicace : « À Gaston Miron et à nos frères du Québec ; aux francophones de l'an 3000 ». En 2009, les frères Larrieu portent à l'écran deux de ses romans, Amour noir et Les Derniers jours du monde, avec Mathieu Amalric dans le rôle principal. Proche de Marguerite Duras, il a eu avec elle des entretiens filmés en 1983 ( La Couleur des mots, Benoît Jacob, 2001) et a organisé en 2006 des manifestations sur elle à Madrid et à Caen.

Laure Adler

De son nom de jeune fille Laure Clozet, Laure Adler passe son enfance en Afrique où son père est ingénieur agronome. Elle ne connaîtra pas la France avant l'âge de 17 ans. En 1968, elle rencontre Fred Adler, ethnologue, son premier mari. Après une thèse d'histoire sur les féministes au XIXe siècle, la jeune femme entre à France Culture en 1974 comme secrétaire, ne se doutant certainement pas qu'elle en deviendrait la directrice, vingt-cinq ans plus tard. A son grand étonnement, elle est nommée conseillère culturelle auprès de François Mitterrand, en 1989. En 1993, la journaliste se lance dans une carrière télévisuelle avec 'Le Cercle de minuit', sur France 2, dont elle assure la production et l'animation durant quatre ans. Responsable des essais et documents chez Grasset à partir de 1997, elle se voit proposé le poste très convoité de directrice de France Culture en janvier 1999, poste qu'elle quitte le 31 août 2005. Sa gestion de la programmation de la station, qui bouleverse les habitudes des auditeurs, est d'abord très contestée. Fidèle à son image de 'grande dame de la culture française', Laure Adler écrit de nombreux ouvrages, dont une biographie de Marguerite Duras, très commentée, sortie en 1998. Dans 'A ce soir', publié en 2001, elle évoque, dans un registre beaucoup plus intime, la mort de son fils Rémi, survenue dix-sept ans plus tôt. En dépit de ce brillant parcours, Laure Adler aime à résumer sa vie professionnelle en un mot : 'chance'.

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Duras, toujours  de Dominique Noguez (Actes Sud 2009)     

            

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Essai littéraire

En ami de Marguerite Duras autant qu’en spécialiste de son oeuvre, Dominique Noguez a visité les archives Duras déposées à L’IMEC. C’est pourquoi il est ici autant question du roman Caprice, encore inédit, que de la genèse des textes les plus fameux. Il en résulte un essai en forme de portrait, très documenté, sans la moindre complaisance et qui poursuit plusieurs objectifs :

- Essayer de rendre compte de ce miracle : Duras a échappé au purgatoire. Treize ans après sa mort, elle ne cesse d’intéresser, en France et à l’étranger où elle est l’écrivain français contemporain la plus traduite et la plus diffusée.

- Depuis trois ans, des textes posthumes – les Cahiers de la guerre et le petit récit intitulé Caprice paru en 1944 (dont on trouve ici les preuves qu’il est bien d’elle) – changent l’image qu’on avait d’elle. Caprice, histoire d’adultère rompant avec la vision vaudevillesque et bourgeoise de l’adultère, éclaire à l’avance Hiroshima mon amour.

- Tout cela nous rappelle combien Duras est l’écrivain de l’amour (et qui a, paradoxalement, suscité tant de haine).

- Avec le recul, une nouvelle vision de son oeuvre se dessine. Au théâtre, le Shaga, monté en 1968 et qui doit être bientôt remonté, nous présente une Duras inattendue, d’un comique loufoque proche de Ionesco et de Pinget. Dans l’oeuvre romanesque et au

cinéma, la dimension voyeuriste (et visionnaire) ou l’obsession du nom nous apparaissent avec plus d’évidence.

- Les archives laissées à l’IMEC nous permettent d’aller plus loin. On le verra ici dans l’étude minutieuse (sur manuscrits) de la genèse de ce qui est peut-être son plus beau roman : Le Ravissement de Lol V. Stein.

Tout cela sans langue de bois : Duras, toujours se termine sur une lettre posthume sans concession, où l’admiration se nuance de réserves et même de reproches, mais, à la fin, somme toute, se trouve renouvelée.

Né en 1942, Dominique Noguez, écrivain, prix Femina 1997 pour Amour noir (Gallimard), a été proche de Marguerite Duras. Il a eu avec elle des entretiens filmés en 1983 ( La Couleur des mots, Benoît Jacob, 2001) et a organisé en 2006 des manifestations sur elle à Madrid et à Caen. Son roman Les Derniers Jours du monde (Robert Laffont, 1991) vient d'être adapté au cinéma par les frères Larrieu. FORMAT : 11,5 X 21,7 / 130 PAGES ENVIRON

Marguerite Duras de Laure Adler (Gallimard, 1998) (Folio poche 950 pages, 2000)

Qui était Marguerite Duras ? Experte en autobiographie, professionnelle de la confession, elle a pris tant de masques et s'est tellement plu à brouiller les pistes que c'est presque une gageure de vouloir distinguer la vérité de la fiction. Ce qu'il y a dans les livres, disait-elle d'ailleurs, est plus véritable que ce que l'auteur a vécu. Fruit des relations amicales que Laure Adler eut avec elle pendant une douzaine d'années, et de patientes recherches, cette biographie, sans avoir la prétention de dire la vérité du personnage, tente cependant de démêler les différentes versions que Marguerite Duras a données de sa vie. Elle essaie d'éclairer les zones d'ombre que l'écrivain a mises en scène avec tant de talent : la relation avec l'Amant à la fin de l'enfance, son attitude pendant la guerre et la Libération, ses passions amoureuses, littéraires et politiques. Car la vie de Marguerite Duras fut aussi celle d'une enfant du siècle, d'une femme profondément engagée dans les combats de son temps.

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Amour noir de Dominique Noguez (Gallimard, Prix Fémina 1997 et Folio, 1999)

Morceau choisi de Amour noir :
Jamais je n'avais regardé ses yeux de si près. Ils étaient d'un brun foncé, presque aussi sombres que leur pupille. Je ne pourrais pas écrire que je la regardais au fond des yeux car ces yeux-là n'avaient pas de fond. Ils n'étaient qu'une surface noire, désespérément opaque, des yeux inhumains, de rapace ou de lynx, d'une dureté de marbre ou de météorite, des yeux qui me regardaient mais ne me voyaient pas, qui ne m'aimaient pas, qui [... ]

derniersjours.jpgLes derniers jours du monde de Dominique Noguez (Robert Laffont 24/08/2009)

 6 juillet 2010, 23 heures. Dans un discours télévisé, le président de la République annonce aux Français que de terribles événements se préparent et qu'il n'y a plus d'espoir. Depuis quelque temps déjà, les choses allaient assez mal pour décider le narrateur, vague scénariste de cinéma, à quitter Biarritz où il se remet d'une fin d'amour difficile. C'est le début d'une odyssée qui le mène, dans une France en proie à tous les périls, de Lourdes frappé par un tremblement de terre, à Limoges hanté par des bandes de tueurs, d'Orléans désert, à Paris irradié. Il connaît quelques accalmies à Pau, à Bordeaux où, comme en 1914 ou en 1940, beaucoup de Parisiens se sont repliés, voire encore à Brive-la-Gaillarde, dans la villa d'un milliardaire qui donne une ultime orgie. Ses errances sont l'occasion de retrouver de vieux amis ou de rencontrer des jeunes femmes qui l'aident à passer avec moins d'angoisse ces derniers jours du monde. Avec elles, avec eux, il parle de ce qui est en train d'arriver, de l'Histoire, du mal, de Dieu, de la littérature, de l'amour, du plaisir, de la mort, et surtout de la seule femme qu'il ait vraiment aimée, une jeune métisse belle et cruelle dont l'image le hantera jusqu'au bout. 

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Au cinéma :

Synopsis : Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme. Malgré l'imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s'élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l'entraîne sur les routes de France et d'Espagne. http://www.lesderniersjoursdumonde.com/

Date de sortie cinéma : 19 août 2009
Réalisé par Jean-Marie Larrieu, Arnaud Larrieu
Avec
Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard, plus
Long-métrage français. Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h10 min Année de production : 2008
 

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718003-gf.jpg  Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler & Stefan Bollmann (Flammarion, 2006)  

 Les femmes et la lecture dans l'art occidental "Les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes ; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux, circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits, d'appropriations, de réincorporations." Laure Adler

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Les femmes qui aiment sont dangereuses de Laure Adler & Elisa Lecosse (Flammarion, 2009)
De la Vénus de Willendorf, image d'un idéal féminin tout-puissant, à la Mariée de Niki de Saint-Phalle, offrant le regard de la femme artiste sur sa propre destinée, la quête de l'éternel féminin jalonne l'histoire de l'art depuis les temps les plus anciens. Consacré au thème de l'amante fatale, cet ouvrage propose un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine. Avec également une réflexion sur une thématique longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes.

Sylvie Bourgeois-Harel, lundi 30 novembre, à 18h30

Antoinette Fouque fête Sylvie Bourgeois-Harel 

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Invitation à sa dédicace de Brèves enfances agrémentée de lectures

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à l'Espace Des femmes, 35 rue Jacob, 75006 Paris

Brèves enfances  

34 enfants se racontent

34 regards drôles et cruels sur les adultes que nous sommes

 

Tous les personnages de ces 34 nouvelles sont des enfants entre 7 et 11 ans qui racontent leurs préoccupations, qu’ils soient enfant de curé ou de couple homo, enfant témoin des trahisons ordinaires du couple, enfant de famille décomposée ou recomposée ou enfant des démissions ordinaires, on ne peut rien leur cacher, même du plus sordide, et pourtant ils gardent en eux leur simplicité et leur sagacité, et aussi leur immense capacité d’indulgence et d’amour.

 

Sylvie Bourgeois-Harel tisse avec une douceur et une habileté remarquable le portrait en creux de ces enfances écourtées par une maturité acquise trop vite au spectacle intime du monde des adultes, de ses pieux mensonges et de ses arrangements secrets ordinaires. En écrivant toutes ses nouvelles au “je” Sylvie Bourgeois-Harel a su retranscrire la musicalité de la tonalité de l’enfance.

« Mon papa est curé. Tout le monde le sait, mais personne ne le dit. Je suis dans une école privée que le diocèse a payé. Je le sais. C’est comme ça que sont élevés les enfants des curés. Il paraît qu’on est nombreux à attendre que notre père change de métier. Moi je voudrais qu’il soit pompier. C’est peut-être dangereux comme métier, mais au moins j’aurais un papa. Quand mes copains me demandent comment s’appelle mon père, je dois répondre que je n’en ai pas. C’est dur de dire que je n’ai pas de papa alors que quand même tous les soirs, j’embrasse le curé de la paroisse. »

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Sylvie Bourgeois-Harel a publié son premier roman Lettres à un Monsieur en 2003 aux éditions Blanche. L’année suivante paraît chez Fayard son deuxième ouvrage, L’amour libre. Elle est également l’auteur de plusieurs nouvelles (La Gloire de l’amour. J’aime mon mari… ). Elle a co-écrit, plusieurs scénarios avec son mari Philippe Harel, ou Edouard Waintrop et Eric Assous dont le plus connu est Les Randonneurs à Saint-Tropez.  

 

Romancière. Scénariste 

(pour la découvrir, lisez Basquiat en cliquant sur le lien titre.)

 

LIVRES

Lettres à un monsieur Editions Blanche. 2003

L’Amour libre Fayard. 2004

Brèves enfances Au diable vauvert. 8 octobre 2009

 

NOUVELLES

La gloire de l’amour Recueil collectif. Aime-moi encore.

Editions Nicolas Philippe. 2004

J’aime mon mari Recueil collectif. Extases de Femmes.

Editions Blanche. 2006

Bernard Recueil collectif. Doudou.

Editions Anabet. 2006

Basquiat Recueil collectif. Bordel. Basquiat.

Editions Stéphane Million. 2008

Un imposteur Recueil collectif. Bordel. Imposteur.

Editions Stéphane Million. 2009

Amour, Culture et Politique Recueil collectif. Bordel. Rat Pack.

Editions Stéphane Million. 8 octobre 2009

 

 

 

SCENARIOS

Les randonneurs à Saint-Tropez co-scénariste

réalisé par Philippe Harel

sortie en salles en avril 2008

Une vie française co-scénariste

(d’après le roman éponyme de Jean-Paul Dubois

Un homme inconsolable co-scénariste

(d’après le roman Une année sous silence de Jean-Paul Dubois)

Mémoires de mai co-scénariste

documentaire réalisé par Philippe Harel

diffusion sur Canal+ en mai 2008

La Faute co-scénariste.

Productions Les films de la Baleine/SND  

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GALA

Avec BREVES ENFANCES, Sylvie Bourgeois nous prend par la main pour nous faire basculer dans le monde de l’enfance. Trente quatre nouvelles, et autant de portraits tendres et de regards plus tout à fait innocents sur un monde adulte composé, recomposé.

 

LE FIGARO

Que pensent les enfants des familles décomposées, des couples homosexuels, des adultes qui les entourent? Dans BREVES ENFANCES, Sylvie Bourgeois se glisse dans leur peau pour raconter ce qui se passe dans la tête de ceux qui ont ainsi grandi trop vite.

 

LE DAUPHINE LIBERE

Ce bouquet de BREVES ENFANCES s’exhale en purs moments de bonheur de lecture. On s’émeut, on compatit, mais surtout on rit aux éclats.

 

LESBIA MAGAZINE

Il y a beaucoup d’étonnantes trouvailles dans ces nouvelles et Sylvie Bourgeois a un sens réel de la chute. Un livre très sensible, très bien écrit, à la fois plein de fraicheur et de gravité, bref un libre enchanteur.

 

OBIWI

Sylvie Bourgeois nous convie bien davantage à une plongée en apnée dans les gouffres de l'abandon, du manque d'amour, de l'alcoolisme et des désillusions en chaîne Il y a du Régis Jauffret, celui des Microfictions, dans Brèves enfances. Avec, à la clef, la même nausée face à la lâcheté et à l'égoïsme des adultes. Un livre qui nous renvoie aussi à nos propres manquements.

 

PARIS-NORMANDIE/LE PROGRES DE FECAMP/HAVRE-LIBRE

En une trentaine de petits textes, Sylvie Bourgeois donne la parole aux gamins, aux enfants « star » comme aux fils de curé( !). C’est drôle, impertinent, parfois triste mais il flotte dans ce recueil de textes une infinie tendresse. A découvrir.

 

Paru le 8 octobre 2009 au Diable Vauvert - Nouvelles -  224 pages – 17 €

ISBN 978-2-84626-209-5 - VAU 1968 - Diffusion CDE-SODIS

20.11.2009

La Ville aux Livres de Creil - Avec Génération MLF, Chantal Chawaf, Benoite Groult et Colette Deblé - Samedi 20 et dimanche 21 novembre 2009

Vendredi 20 et samedi 21 novembre, c'est à l'Espace Culturel La Faïencerie, Allée Nelson 60 100 Creil que vous pourrez rencontrer le collectif Génération MLF, Chantal Chawaf, Benoite Groult, Colette Deblé, toutes auteures des éditions Des femmes-Antoinette Fouque dans un Salon, La Ville aux Livres, ayant décidé de mettre cette année les Femme(s) à l'honneur... Pas trop tôt ! 

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Le programme :

Vendredi 20 novembre, de 18 h à 20 h 30, rendez-vous au Salon du Livre de Creil (Espace cuturel a Faïencerie - Allée Nelson - 60 100 Creil)

SOIRÉE DÉBAT  « Génération MLF 1968-2008 » Avec Antoinette FOUQUE 

à 18h : film de présentation Génération MLF 1968-2008, puis de 19h à 20h30 : débat - (entrée gratuite) sur le livre Génération MLF 1968-2008  (Débat animé par le collectif du livre « Génération MLF 1968-2008 »)

Autour du livre publié par les éditions Des femmes, qui rassemble de nombreux témoignages et documents, fait revivre chacune des quarante années de 1968 à 2008, en rapprochant une chronologie des principaux événements concernant les progrès et obstacles dans les conquêtes des droits des femmes, de l’activité du mouvement de libération des femmes.

Samedi 21 novembre, au Salon du Livre de Creil (Espace Cuturel La Faïencerie - Allée Nelson - 60 100 Creil) tables rondes & débats :

1) de 14 h à 15 h 30 "L'engagement au féminin"

Femmes auteurs, historiennes, juristes, journalistes, artistes..., toujours présentes, en actes et en mots, engagées dans une lutte perpétuelle, celle d’une égalité hommes-femmes, voie unique d’une participation commune à l’humanité.

Avec les invitées du Salon : Laure ADLER, Chantal CHAWAF, Mercedes DEAMBROSIS, Benoite GROULT, Leïla SEBBAR.

 

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2) de 15 h 30 à 17 h "Séverine. Vie et combats d’une frondeuse"

 Séverine, journaliste et écrivaine, est née à Paris en 1855, sous le nom de Caroline Rémy. En 1880, elle rencontre Jules Vallès, député de la Commune, célèbre écrivain, et veut alors devenir journaliste. Elle fonde avec lui, en 1881, le journal le Cri du peuple...

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 A propos du thème : Femme(s)

« Femme(s) »... Pôle d’une humanité dont l’homme est l’autre pôle. Lutte incessante pour l’acceptation de cette simple affirmation, sans laquelle pourtant rien n’est possible, en dehors de laquelle toutes les déchirures, tous les conflits, toutes les injustices ont été et sont encore perpétrés. Pour Elisabeth BADINTER, il faut revenir aux fondamentaux « liberté » et « égalité » si l’on veut vivre en harmonie et non plus les uns contre les autres : « Notre finalité est une meilleure entente entre hommes et femmes. Pour continuer à avancer, il faut admettre que nous avons beaucoup en commun et que l’on peut tout partager ». « Femme(s) »... Dont le combat, loin d’être une guerre, s’attache à faire triompher la force morale. Pour Michelle PERROT : « La construction d’une citoyenne, véritablement démocratique, donc universelle, suppose la participation des femmes. Elle est un enjeu des temps qui viennent. » « Femme(s) »... Génératrices, liens entre les générations et la tradition, fil d’Ariane de la transmission. Mais aussi, femmes poètes, auteurs, artistes, avec l’écoute en partage, le regard sur l’autre comme « un nouvel espoir », mot de Benoîte GROULT. Pour Antoinette FOUQUE, « Procréatrices, mémoire du futur, de mères en filles et de générations en générations, les femmes sont créatrices à leur tour, en nombre et dans tous les domaines. » Leur entrée massive dans l’histoire, par le fait du mouvement des femmes, est « le plus bouleversant des bouleversements. » Et Laure ADLER de dire : « Les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes ; depuis l’aube du christianisme jusqu’à aujourd’hui, entre nous et eux, circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d’interdits, d’appropriations, de réincorporations. »

Laissons-nous alors guider par ces livres et par les débats et tables rondes qui suivront, avec la volonté de les offrir en partage, de les porter en conscience vers un engagement citoyen et solidaire, de les accompagner avec espoir dans la voie d’une nouvelle condition humaine.

Sylviane LEONETTI

Chef de projet de La Ville Aux Livres

Avec Evelyne LE GARREC, auteur, Colette DEBLÉ, artiste peintre, et l’Association « Paroles de Femmes en Picardie » - « L’écrivain comme écrivain public : la voix des femmes par la voix d’une femme écrivain »

Dans le magazine ELLE, Nathalie Dupuis a regardé / écouté le coffret Marguerite Duras (20.11.09)

dvdduras.jpgPar Nathalie Dupuis - CULTE

POURVU QUE CA DURAS !

"C'est curieux, un écrivain. C'est une contradiction et aussi un non-sens. Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est de taire."

Dans ce coffret indispensable, Marguerite Duras se livre pourtant. Dans deux films réalisés par Benoit Jacquot, on la découvre dissertant sur son travail. Dans un CD, une voix, celle de Fanny Ardant, sublime ses textes.

N.D.

"Ecrire, la mort du jeune aviateur anglais", de Marguerite Duras (éditions Montparnasse / Ed. Des femmes-Antoinette Fouque)

19.11.2009

Le blog de PHOTO vous recommande l'exposition "Scènes d'enfants" de Carole Bellaïche

1637.jpgScènes d'enfants de Carole Bellaiche

Par Christophe | 19 Novembre 2009 à 04:30

Jusqu’au 31 décembre, l'exposition à la galerie des Editions des Femmes (35 rue Jacob, 75006), intitulée "Scènes d'enfants" et tirée du livre «ces choses qui font battre le cœur » de Catherine Grive, présente une quarantaine de photos en couleur et en noir et blanc de Carole Bellaiche... Le travail sur l’enfance présenté ici est réalisé avec les enfants de Bellaiche.

(...)

http://www.photo.fr/blog/677-SCENES-D-ENFANTS-de-Carole-B...

"Choses qui font battre le coeur" : Vernissage de l'exposition de Carole Bellaïche et Catherine Grive jeudi 19 novembre 2009, dès 18 h 30

B_mail.jpgAntoinette Fouque et les Éditions des femmes,

 

vous invitent au Vernissage de l’exposition de photographies de

 

 

 CAROLE BELLAICHE

  « SCENES D’ENFANTS »

 

 

tirées du livre Choses qui font battre le cœur de Catherine GRIVE

(Albin Michel Jeunesse)

 

 

Le jeudi 19 novembre 2009, à 18h30

35, rue Jacob 75006 Paris

Exposition ouverte du lundi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 13h à 19h, jusqu’au 31 décembre 2009

 

 

Tirages réalisés par Mathilde et Pascal à l’atelier Publimod.

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Choses qui font battre le cœur  

Dans la vie, soudain, parfois le cœur s'emballe. Les photos/L'exposition de CB dresse(nt) l’inventaire des réalités qui peuvent toucher un enfant, une sorte d'inspection du coffret de ses émotions, plus ou moins gaies, plus ou moins tristes. Inspirée des Notes de chevet de Sei Shonagôn*, ces « choses qui font battre le cœur » – une quarantaine - sont comme une fenêtre donnant sur un décor intime de sensations, et tente ce projet, à la fois étrange et familier, de vouloir décrire le monde tel qu’il apparaît aux yeux d’un enfant. 

*Sei Shonagôn a vécu au XIe siècle. Dame d’honneur de la cour impériale du Japon,  au service d’une princesse de quinze ans, elle a rassemblé des notes « sur les évènements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme », en une œuvre considérée comme majeure de la littérature japonaise.

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Carole Bellaïche est née à Paris en 1964.

Dès l’âge de treize ans, elle s’intéresse à la photo en faisant poser des amies de son âge.

C’est grâce à sa rencontre avec Dominique Issermann, un an plus tard, qu’elle comprend qu’elle peut faire de sa passion, un métier. La photographe suit son travail avec fidélité/attention et lui présente bientôt ses premiers clients, acteurs pour la plupart, afin de réaliser leur presse book. Ils deviendront au fil du temps, une source d’inspiration infinie. Les regards et les attitudes qu’elle sait capter témoignent toujours d’une grande complicité.

En 1985, elle entreprend une série de portraits de personnalités du cinéma qu’elle emmène dans les musées parisiens. Ce sera sa première exposition personnelle chez Agathe Gaillard en 1989. Puis s’enchaineront d’autres expositions, dont plusieurs pour le mois de la photo : « Sur l’enfance » en 1992, « Cahiers et légendes du cinéma » en 1994, « Les amants «  en 1998. Suivront deux grandes rétrospectives, une au musée des Archives avec le mois de la photo en 2002, et l’autre au musée du Cinéma de Turin, « La collectionneuse », qui regroupe quinze ans de portraits pour les Cahiers du Cinéma, en 2007.

Aujourd’hui, le portrait est toujours au cœur de son travail. Tout en y mêlant ses décors, ses lumières, ses ambiances, elle s’attache à exprimer le mystère d’une impression, à débusquer un éclat de rire, un geste qui en dit long...

Le travail sur l’enfance présenté ici est réalisé avec ses propres enfants, à l’occasion du livre co-écrit avec Catherine Grive « Ces Choses qui font battre le cœur » (Albin Michel).

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CATHERINE GRIVE

Née à Toronto au Canada, Catherine Grive est arrivée en France à l’âge de quatre ans. Elle a débuté dans la publicité et notamment participé à la création de la première régie publicitaire de radios locales privées. Elle a ensuite vécu à Londres, où elle a enseigné le français à de riches et gourmandes Américaines soucieuses d’enrichir leur vocabulaire culinaire. De retour à Paris, elle est partie sur la trace d’une histoire familiale, un aïeul disparu dans les premiers jours de la guerre de 1914-1918, et à l’origine d’un Guide des Cimetières militaires en France aux éditions du Cherche Midi. Elle a ensuite publié Bon Anniversaire, chez le même éditeur, un ouvrage truffé d'informations biographiques ou historiques, de citations littéraires sur chacun des âges de la vie. Pendant sept ans, elle a produit des émissions sur France Culture sur des sujets aussi sensibles qu’étranges (le Goût du Noir, la Peur du Vide, les Retrouvailles, les Salles d’attente…). Aujourd’hui, elle qui déteste voyager, traduit des ouvrages touristiques. Elle rédige aussi des beaux livres sur le patrimoine national, ainsi que des biographies familiales. Enfin, et pour son plus grand bonheur, elle écrit des livres pour enfants, poétiques et légèrement loufoques, pour différentes maisons d’édition, Gallimard, Albin Michel, le Rouergue…

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 Exposition ouverte du lundi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 13h à 19h, jusqu’au 31 décembre 2009

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Laurence Zordan cite Martha Nussbaum et Antoinette Fouque dans La Quinzaine Littéraire (16 au 30 novembre 2009)

martha.jpgLA QUINZAINE LITTERAIRE DU 16 AU 30 NOVEMBRE 2009 - SOCIETE
REVOLUTION DES FEMMES SANS FEMINISME
 
LAURENCE ZORDAN
 
Quoi de commun entre le protagoniste de la révolte du Chiapas et l'anthropologue enseignant à Berkeley, observant le rôle des femmes dans le mouvement des mosquées au Caire ? Deux ouvrages qui bousculent les lignes, qui n'en restent pas aux approches convenues et méritent ainsi un rapprochement peut-être inconvenant. Ils illustrent une conception symétrique de la profondeur : l'un est à l'image de l'exclamation paradoxale "qu'ils étaient superficiels par profondeur !", l'autre ouvre à une minutie vertigineuse, où la ténuité possède une tonalité insoupçonnée, invitant à toutes les résonances. Tous deux posent la question de la capacité agissante des femmes, sans se satisfaire d'une réponse féministe.
 
Sous-Commandant Marcos
Saisons de la digne rage
Climats, 276 p., 21 euros
 
show_image.jpgSaba Mahmood
Politique de la piété
Le féminisme à l'épreuve du renouveau islamique
La Découverte, 312 P., 26 euros
 
(...)
L'ouvrage [Saba Mahmood] manie avec virtuosité précision de l'enquête empirique et envergure de l'analyse théorique, permettant de croiser "études de genre" et implications géopolitiques. Particulièrement féconde, l'approche par les "capabilités" (capabilities qui complète agency de Saba Mahmood) est aussi le fil conducteur du livre de Martha C. Nussbaum, publié par Antoinette Fouque, qui a elle-même ouvert la voie allant de l'observation de ce que les femmes sont "capables" de faire (à commencer par la gestation) jusqu'à un nouveau contrat humain.