19.11.2009
Le blog de PHOTO vous recommande l'exposition "Scènes d'enfants" de Carole Bellaïche
Scènes d'enfants de Carole Bellaiche
Par Christophe | 19 Novembre 2009 à 04:30
Jusqu’au 31 décembre, l'exposition à la galerie des Editions des Femmes (35 rue Jacob, 75006), intitulée "Scènes d'enfants" et tirée du livre «ces choses qui font battre le cœur » de Catherine Grive, présente une quarantaine de photos en couleur et en noir et blanc de Carole Bellaiche... Le travail sur l’enfance présenté ici est réalisé avec les enfants de Bellaiche.
(...)
http://www.photo.fr/blog/677-SCENES-D-ENFANTS-de-Carole-B...
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"Choses qui font battre le coeur" : Vernissage de l'exposition de Carole Bellaïche et Catherine Grive jeudi 19 novembre 2009, dès 18 h 30
Antoinette Fouque et les Éditions des femmes,
vous invitent au Vernissage de l’exposition de photographies de
CAROLE BELLAICHE
« SCENES D’ENFANTS »
tirées du livre Choses qui font battre le cœur de Catherine GRIVE
(Albin Michel Jeunesse)
Le jeudi 19 novembre 2009, à 18h30
35, rue Jacob 75006 Paris
Exposition ouverte du lundi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 13h à 19h, jusqu’au 31 décembre 2009
Tirages réalisés par Mathilde et Pascal à l’atelier Publimod.

Choses qui font battre le cœur
Dans la vie, soudain, parfois le cœur s'emballe. Les photos/L'exposition de CB dresse(nt) l’inventaire des réalités qui peuvent toucher un enfant, une sorte d'inspection du coffret de ses émotions, plus ou moins gaies, plus ou moins tristes. Inspirée des Notes de chevet de Sei Shonagôn*, ces « choses qui font battre le cœur » – une quarantaine - sont comme une fenêtre donnant sur un décor intime de sensations, et tente ce projet, à la fois étrange et familier, de vouloir décrire le monde tel qu’il apparaît aux yeux d’un enfant.
*Sei Shonagôn a vécu au XIe siècle. Dame d’honneur de la cour impériale du Japon, au service d’une princesse de quinze ans, elle a rassemblé des notes « sur les évènements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme », en une œuvre considérée comme majeure de la littérature japonaise.

Carole Bellaïche est née à Paris en 1964.
Dès l’âge de treize ans, elle s’intéresse à la photo en faisant poser des amies de son âge.
C’est grâce à sa rencontre avec Dominique Issermann, un an plus tard, qu’elle comprend qu’elle peut faire de sa passion, un métier. La photographe suit son travail avec fidélité/attention et lui présente bientôt ses premiers clients, acteurs pour la plupart, afin de réaliser leur presse book. Ils deviendront au fil du temps, une source d’inspiration infinie. Les regards et les attitudes qu’elle sait capter témoignent toujours d’une grande complicité.
En 1985, elle entreprend une série de portraits de personnalités du cinéma qu’elle emmène dans les musées parisiens. Ce sera sa première exposition personnelle chez Agathe Gaillard en 1989. Puis s’enchaineront d’autres expositions, dont plusieurs pour le mois de la photo : « Sur l’enfance » en 1992, « Cahiers et légendes du cinéma » en 1994, « Les amants « en 1998. Suivront deux grandes rétrospectives, une au musée des Archives avec le mois de la photo en 2002, et l’autre au musée du Cinéma de Turin, « La collectionneuse », qui regroupe quinze ans de portraits pour les Cahiers du Cinéma, en 2007.
Aujourd’hui, le portrait est toujours au cœur de son travail. Tout en y mêlant ses décors, ses lumières, ses ambiances, elle s’attache à exprimer le mystère d’une impression, à débusquer un éclat de rire, un geste qui en dit long...
Le travail sur l’enfance présenté ici est réalisé avec ses propres enfants, à l’occasion du livre co-écrit avec Catherine Grive « Ces Choses qui font battre le cœur » (Albin Michel).

CATHERINE GRIVE
Née à Toronto au Canada, Catherine Grive est arrivée en France à l’âge de quatre ans. Elle a débuté dans la publicité et notamment participé à la création de la première régie publicitaire de radios locales privées. Elle a ensuite vécu à Londres, où elle a enseigné le français à de riches et gourmandes Américaines soucieuses d’enrichir leur vocabulaire culinaire. De retour à Paris, elle est partie sur la trace d’une histoire familiale, un aïeul disparu dans les premiers jours de la guerre de 1914-1918, et à l’origine d’un Guide des Cimetières militaires en France aux éditions du Cherche Midi. Elle a ensuite publié Bon Anniversaire, chez le même éditeur, un ouvrage truffé d'informations biographiques ou historiques, de citations littéraires sur chacun des âges de la vie. Pendant sept ans, elle a produit des émissions sur France Culture sur des sujets aussi sensibles qu’étranges (le Goût du Noir, la Peur du Vide, les Retrouvailles, les Salles d’attente…). Aujourd’hui, elle qui déteste voyager, traduit des ouvrages touristiques. Elle rédige aussi des beaux livres sur le patrimoine national, ainsi que des biographies familiales. Enfin, et pour son plus grand bonheur, elle écrit des livres pour enfants, poétiques et légèrement loufoques, pour différentes maisons d’édition, Gallimard, Albin Michel, le Rouergue…

Exposition ouverte du lundi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 13h à 19h, jusqu’au 31 décembre 2009

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12.10.2009
Table ronde + Vernissage de La Couverture vivante (jeudi 16 octobre, dès 18 h 30)
Du 12 au 17 octobre 2009, Exposition La Couverture Vivante
Espace Des femmes - 35 rue Jacob – 75006 Paris
Vendredi 16 octobre, table ronde Tisser des liens entre les femmes du monde à 18 h 30, Vernissage à 20 heures
L’Espace Des femmes, un lieu pour la « solidarité absolue » des femmes
La Couverture Vivante est une création collective, composée d'autoportraits sur tissu, confectionnés par des femmes du monde entier afin de véhiculer un message de paix et de préservation du vivant.
Sur proposition de Michèle André, Antoinette Fouque accueille cette oeuvre à l'Espace Des femmes.
La Couverture Vivante, oeuvre commune de femmes, veut favoriser la « conscience citoyenne planétaire». « Le MLF, comme dit Antoinette Fouque, c’est le temps de la ’solidarité absolue’ : tant qu’une femme est esclave, je suis esclave aussi ; ma liberté commence avec celle de l’autre… ».
Quatre interventions et un débat :
1) L'Espace Des femmes, relais du MLF : une histoire des solidarités. Catherine Guyot, Yvette Orengo ;
2) Regard historique sur le rapport des femmes au corps et au monde à travers le vêtement. Le retour du "corps contraint" dans les vêtements ? Catherine Join-Dieterlé, ancienne conservatrice du Musée de la mode de la ville de Paris ;
3) Au coeur des quilts. Autour de ces créations textiles, des femmes nord-américaines se rassemblaient et s'engageaient. Dominique Herbay ;
4) La Compagnie Entre chien et loup propose un spectacle 2 : un état des lieux sur la condition des femmes vivant dans des pays occidentaux, sur leur implication dans la société civile et leur rapport au féminisme. Camille Perreau, Caroline Vergon.
Contact presse : pour La Couverture Vivante, Carole Menduni, + 33 (0)4 27 68 90 28, +33 (0)6 69 39 02 65 ; pour l’Espace Des femmes, Guilaine Depis, + 33 (0)6.84.36.31.85, guilaine_depis@yahoo.com
23.09.2009
La légende de La Couverture Vivante (exposition du 12 au 17 octobre 2009)
La Couverture Vivante
Une légende de demain
Il était une fois un vaste monde aux confins des univers.
La vie s’était installée sous d’innombrables formes dans les immenses paysages de cette terre féconde.
Au fil du temps, une espèce en vint à dominer les autres.
Cette espèce vivante se dénommait elle-même « Etres humains », ce qui signifiait: «Créatures nées de la terre » par opposition aux dieux qui étaient célestes. L’ordre naturel des choses changea d’abord insensiblement puis de plus en plus rapidement.
Les humains soumirent les autres espèces vivantes, adaptèrent l’environnement à leur vision du monde et oublièrent qu’eux aussi venaient de cette terre sur laquelle ils vivaient. Coupés de leur origine terrestre, les humains étaient en train de perdre leur relation à l’invisible, aux forces élémentales d’un monde qu’ils en étaient venus à considérer comme le leur.
Ils se mirent à adorer des objets pour la possession desquels ils étaient prêts à toutes les formes de violence. C’est ainsi qu’ils semèrent la destruction autour d’eux pour alimenter les sacrifices exigés par le culte des « Objets - Machines ». Ils éventrèrent la terre pour lui arracher ses entrailles, ils empoisonnèrent l’eau et l’air, exterminèrent de nombreuses espèces vivantes…
Il arriva un temps où le principe même de vie sur cette terre, autrefois fertile et aimée, se trouva menacé. Cependant les humains emportés par leur frénésie ne voulurent pas comprendre les signes que leur adressa alors la Terre, en tant que matrice de la vie.
L’espèce humaine était alors fort nombreuse, des milliards de bouches avides cherchaient à arracher quelques lambeaux de cette précieuse terre pour en tirer un éphémère profit.
Quelque part, des femmes commencèrent à murmurer entre elles; elles se rendaient compte que le « Nouvel Ordre » mis en place par le genre humain était dominé par un instinct mortifère.
Elles aussi s’étaient soumises et avaient cru à la domination de l’être humain sur la loi de la Nature, mais elles ne pouvaient plus supporter de voir que les yeux de leurs enfants étaient vides.
Dans le regard des enfants, ces ancêtres du futur, elles avaient lu la condamnation de l’espèce, comme ultime héritage d’une civilisation ayant asservi le Sujet à l’Objet. Elles se souvinrent alors de leur nature magique, elles se rappelèrent qu’autrefois les femmes communiquaient avec les forces de la vie et qu’elles-mêmes en étaient toujours porteuses. D’une mémoire très ancienne enfouie sous le conditionnement instauré par le « Nouvel Ordre », remontèrent les mythes des Origines.
Elles découvrirent alors le monde avec un nouveau regard, un regard venu du passé et tourné vers le futur. Et tout leur parut dangereusement absurde. Tant d’ingéniosité et tant d’obstination pour déboucher sur ce paysage saccagé, où la fleur meurt et l’oiseau ne chante plus...
Elles essayèrent d’alerter autour d’elles, d’autres membres de leur espèce, mais trop occupés à la survivance du plus fort, ils ne levaient plus les yeux de leurs cadrans, écrans, viseurs et autres appendices technologiques sans lesquels ils croyaient sombrer dans le néant. Aveuglés par l’urgence, ils ne discernaient plus l’essentiel.
Elles tinrent alors conseil et décidèrent d’envoyer une messagère consulter l’esprit d’une très ancienne Déesse Mère qui vivait, disait-on, près d’une montagne Sacrée.
La voyageuse parcourut le long chemin qui menait à la dite montagne.
Mais comment s’adresser à la Déesse Mère ? Celle-ci existait-elle vraiment ? Que croire en ces temps troublés ?
Il lui semblait bien par moments sentir des forces obscures agiter son âme mais on lui avait appris, comme aux autres, que l’âme n’existait pas.
Elle s’installa dans le col entre les deux sommets jumeaux qui coiffaient la montagne, alluma un feu, s’assit près des flammes, prépara ses offrandes et attendit.
Quatre nuits passèrent sans que rien ne se produise.
Désespérée, elle alluma le feu pour la cinquième nuit, offrit sa dernière gorgée de vin, son dernier morceau de pain et invoqua la Déesse Mère.
Il y eut un frémissement dans les flammes et son Esprit recueillit ce message :
« C’est la main qui permet à la conscience de s’ouvrir, retrouvez le pouvoir de vos mains.
Un chemin se présentera alors à vous et vous guidera hors des ténèbres qui ont envahi votre monde. »
La messagère retourna vers ses compagnes.Elles s’interrogèrent :
Plus personne ne se servait de ses mains, les machines faisaient tout. Ceux qui étaient en charge de la création étaient des spécialistes désignés par le « Nouvel Ordre », personne d’autre n’était habilité à créer.
La discussion dura longtemps, jusqu’à ce qu’une très vieille femme intervienne :
« Mes filles, cessez de parloter et mettez-vous au travail, je me souviens d’un temps où nous nous servions de nos mains tous les jours, en filant, en tissant, en cousant.
La main est le meilleur outil qui soit. Nous avons toutes des mains,
Filons, cousons, tissons ce qui reste dans nos cœurs et allons le montrer au monde. »
C’est ainsi qu’elles se mirent chacune à confectionner UN carré de tissu, dans lequel elles mirent leur foi et leur espérance.
Elles décidèrent de coudre les carrés les uns aux autres.
Bientôt la rumeur se répandit à travers toutes les terres et des carrés de tissus affluèrent de partout comme l’affirmation d’une conscience commune. Assemblés, les carrés de tissus formèrent une immense couverture, la plus grande qui ait jamais existé et les tissus chatoyants racontaient l’élan de vie arraché à la misère de ce monde moribond.
La couverture animée de tant d’espoir et nourrie du pouvoir des mains qui lui avaient donné vie se mit en mouvement.
Les gardiens de la mémoire et de la paix comprirent que partout où « La Couverture Vivante » irait, elle apporterait un élan de vie. Elle irait recouvrir des rivières, envelopper des communautés, protéger des forêts, apporter chaleur et réconfort là où régnaient divisions et indifférence.
Dans son sillage jailliraient de nouvelles alternatives, les êtres humains ayant retrouvé leur pouvoir de création trouveraient des solutions pour nourrir, vêtir, célébrer, éduquer, soigner dans le respect de toutes Formes de vies.
La formidable énergie, mise en place par cette création collective, mettait soudain en évidence une communauté de destins dont la survie était tissée dans l’apparition
d’une conscience universelle.
La couverture était infinie, elle ne cessait de croître, étendard gigantesque de myriades d’êtres humains en chemin vers la joie simple d’ÊTRE.
15.09.2009
Jeudi 17 septembre dès 18h30, Vernissage de la deuxième exposition du Musée des femmes - INVITATION au 35 rue Jacob 75006 Paris


16.08.2009
Quelques oeuvres présentes au Musée des Femmes
Quelques oeuvres du Musée des Femmes présentées dans sa Galerie du 35 rue Jacob par Antoinette Fouque, dès septembre 2009 :


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Claude Cahun (1894-1954)
Autoportrait, vers 1927
Tirage argentique
11 x 8 cm

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Geneviève Claisse (1935 - )





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Françoise Gilot

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Rebecca Horn (1944- )

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Yayoi Kusama (1929- )



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Joan Mitchell (1925-1992)

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Aurélie Nemours (1910-2005)


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Louise Nevelson (1899-1988)




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Maria Elena Vieira da Silva (1908-1992)

17:12 Publié dans Création des femmes, Expositions à l'Espace, Musée des Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.07.2009
Le Musée des femmes (du 8 septembre au 17 novembre 2009)
ARTS / EXPOSITIONS / CULTURE / RUBRIQUE "SORTIR A PARIS" : Pour vos articles et agendas de rentrée, attention : événement ! Au coeur de Saint-Germain des Prés, début septembre : le Musée des femmes.
Enumération non exhaustive des artistes exposées, brèves présentations, liens vers leurs sites officiels ou pas, photos-exemples tirées de leurs oeuvres dans le présent communiqué.
Annonce des noms - une trentaine de lignes ci-dessous - dans le plan détaillé faisant suite à l'adresse, aux dates, à l'esprit et à la chronologie aboutissant à ce projet initié par Antoinette Fouque, du Musée des femmes.
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L'Espace-Galerie des femmes (35 rue Jacob et Impasse des Deux-Anges, 75006 Paris - ouvert du mardi au samedi, de 11 h à 19 h, entrée libre), voué à la création des femmes, présente du 8 septembre au 17 novembre 2009 des oeuvres rassemblées par Antoinette Fouque pour constituer le Musée des femmes.
C'est "pour ouvrir des territoires de parole et de pensée où mener l'investigation et la création, donner lieu à la naissance et au développement de la culture des femmes" qu'Antoinette Fouque a créé les Editions des femmes en 1974. Il s'agissait pour elle de libérer ce qu'elle appelle la libido creandi des femmes, de sortir du clivage création/procréation. Creare en latin, relève t-elle, signifie à la fois "créer" et "procréer".
Elle a depuis, dans cette même perspective, ouvert des librairies, créé des journaux, puis, en 1981, la Galerie des femmes.
En 2005, elle a commencé la collection du Musée Des femmes, pour lever la censure sur les créations des femmes, qu’elles soient littéraires ou artistiques. Elle pense « que la création est sexuée, femme ou homme et non féminin ou masculin, puisque chaque homme et chaque femme est masculin et féminin (...) Quelque chose de la procréation imprègne la création des femmes. »
Catherine Lopes-Curval -Plus d'infos
* Sophie Bassouls - Plus d'infos
* Maglione - Plus d'infos
Michelle Knoblauch - Plus d'infos
Yolande Robveille - Plus d'infos
*Françoise Gilot - Plus d'infos
L'Espace des femmes accueille aussi régulièrement des oeuvres du Musée des femmes. Et notamment, du 8 Septembre au 17 novembre 2009 :
Geneviève Asse, *Catherine Barthelemy, Jennifer Bartlett, *Madeleine Berkhemer, Louise Bourgeois, Claude Cahun, Sophie Calle, Geneviève Claisse, Franciska Clausen, *Colette Deblé, Sonia Delaunay, Natalia Dumitresco, *Françoise Gilot, Nan Goldin, *Rebecca Horn, Lee Krasner, *Yayoi Kusama, Catherine Lopes-Curval, Dora Maar, *Joan Mitchell, Aurélie Nemours, *Louise Nevelson, Grace Pailthorpe, Alice Rahon, *Edda Renouf, Germaine Richier, Olga Sacharoff, *Sophie Petitpas, *Niki de Saint-Phalle, Maria Elena Vieira da Silva...
Le Musée des femmes
A chaque fois que sera évoquée une artiste à laquelle est dédié un site officiel, son nom sera précédé d'une astérisque *. Divers liens, les plus conséquents possibles, conduisant à davantage d'information sur la femme et l'oeuvre seront le cas échéant fournis en simplement cliquant sur son nom. Ainsi que d'autres menant à des textes publiés sur mon blog lorsqu'ils existent.
J'ai tenté de citer toutes ces artistes dans un souci de lisibilité. Je tiens à préciser que l'ordre dans lequel elles sont citées ne signifie ABSOLUMENT RIEN, mis à part le fait qu'elles sont regroupées quand cela est faisable par domaine ou zone géographique de création. Qu'étant fort nombreuses, elles me semblent peut-être plus faciles à "repérer" (pour les non spécialistes) de cette manière que par l'ordre alphabétique.
I - Sculptrices : A / Louise Bourgeois, B / *Niki de Saint-Phalle, C / *Louise Nevelson, D / *Yayoi Kusama, E / Germaine Richier
II - Photographes / plasticiennes : A / Nan Goldin, B / Claude Cahun, C / Sophie Calle
III - Peintres : A / Aurélie Nemours, B / Geneviève Asse, C / Geneviève Claisse, D / *Catherine Barthelemy, E / Dora Maar
D'origine russe : F / Sonia Delaunay, G / Olga Sacharoff
Les Européennes : H / Natalia Dumitresco, I / Grace Pailthorpe, J / Franciska Clausen, K / Vieira da Silva
Vivant outre-atlantique : L / *Joan Mitchell, M / Jennifer Bartlett, N / Lee Krasner, O / *Sophie Petitpas, P / Alice Rahon
IV - Artistes inclassables : A / *Madeleine Berkhemer, B / *Edda Renouf, C / *Rebecca Horn
V - Déjà exposées à la Galerie des femmes-Antoinette Fouque, 35 rue Jacob 75006 : A / *Colette Deblé, B / Catherine Lopes-Curval, C / *Françoise Gilot
I-Sculptrices (Louise Bourgeois, *Niki de Saint-Phalle, *Louise Nevelson, *Yayoi Kusama, Germaine Richier)
A / Louise Bourgeois
Louise Bourgeois, née à Paris le 25 décembre 1911. Louise Joséphine Bourgeois est une artiste plasticienne américaine d’origine française, Louise Bourgeois s’est installée en 1938 à New-York après avoir épousé l’historien d’art américain Robert Goldwater (1907-1973). « Born in France », elle est une artiste américaine à la manière d’un Marcel Duchamp ; sa carrière s’est déployée à New-York dans la solitude et la liberté.

B / *Niki de Saint-Phalle
*Niki de Saint-Phalle, née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, le 29 octobre 1930 et décédée à San Diego le 21 mai 2002. Artiste française, plasticienne, peintre, sculpteur et réalisatrice de films. Niki de Saint Phalle, fut d'abord comédienne et ne suivit pas d'enseignement artistique, mais commença à peindre en 1952. En 1961, elle est membre du groupe des Nouveaux réalistes, tout comme Gérard Deschamps, César, Mimmo Rotella, Christo et Yves Klein. Elle était l'épouse de l'artiste Jean Tinguely.

C / *Louise Nevelson
*Louise Nevelson, née Leah Berliawsky, le 23 septembre 1899, à Kiev et décédée le 17 avril 1988 à New-York. Sculptrice américaine d'origine ukrainienne. Elle était mariée à Charles Nevelson, et avait un fils prénommé Myron. Nevelson est connue pour ses "boîtes" d'expressionnisme abstrait assemblées pour former une nouvelle création. Elle utilisait des objets trouvés ou des objets du quotidien mis au rebut dans ses assemblages ou "assemblies". Elle récoltait des caisses en bois, qu'elle assemblait selon un dessin pré-établi. Puis, elle clouait dessus d’autres objets, des déchets, tous en bois. Elle peignait ensuite l'ensemble. Son travail peu paraitre répétitif malgré les variations de couleur. Cette accumulation de formes qui s’imbriquent dans un excès peut symboliser un autel.
Voici un extrait d'un texte publié dans le catalogue des trente ans des éditions Des femmes : Louise Nevelson est une géante : tant par l'ampleur et la puissance de son oeuvre que par la force de sa personnalité et la manière dont elle a décidé de sa vie. Sa réputation est immense, dans le monde entier et aux Etats-Unis où, reconnue comme le plus grand sculpteur américain, elle reçut The Gold Medal for Sculpture. Pour lire le texte en entier
Voici un extrait d'un texte écrit par l'écrivain Charles Juliet sur Louise Nevelson :
(...) J'ai vécu de telles heures lorsque j'ai découvert Aubes et Crépuscules, l'autobiographie de Louise Nevelson, une femme fascinante.
Au long de ces pages, elle parle de son enfance, de la conviction qu'elle a eue très tôt d'être une artiste, de sa passion pour l'art, de son acharnement au travail, des longues et difficiles années qu'elle a traversées avant de savoir qu'enfin son temps était venu - le temps de s'accomplir, de concrétiser ce qu'elle portait en elle, d'engendrer l'oeuvre que nous connaissons. Un livre qui est affirmation de vie et qui communique confiance, ferveur, énergie. (...) Pour lire ce texte en entier

D / *Yayoi Kusama
- La Japonaise : *Yayoi Kusama, née en 1929 à Matsumoto, préfecture de Nagano.
Kusama est une des plus grandes artistes contemporaines au Japon. Le travail de Kusama, qu’elle qualifie d’obsessionnel, est fondé sur la répétition et la multiplication de signes. 1960 voit le lancement de son Manifeste de l’oblitération : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions d’autres pois... ». Enfant, Kusama avait eu la vision hallucinatoire d’un motif en forme de pois décorant une nappe familiale se répéter dans la pièce. Dès lors, son univers en sera peuplé et ses installations habitées d’une multitude de pois colorés mais aussi de miroirs ou de formes phalliques répétées à l’infini. Surtout connue pour ses sculptures et peintures, Kusama a aussi abordé la mode, la réalisation de films et a également publié des romans.

E / Germaine Richier
Germaine Richier (1904-1959) Germaine Richier est une sculptrice française née le 16 septembre 1902 à Grans et décédée le 31 juillet 1959 à Montpellier. (...) L'œuvre de Germaine Richier est multiple, comme en témoigne l'évolution de sa sculpture : de ses « gammes », représentation classique des formes, tel le Loretto (visible au musée Fabre de Montpellier) aux hybridations homme-animal qui caractérisent son art pendant la guerre et l'après-guerre, avec des œuvres comme L'Araignée, La Mante ou L'Hydre. « Toutes mes sculptures, même les plus imaginées, partent toujours de quelque chose de vrai, d'une vérité organique. » César disait d'elle : « Devant une sculpture de Germaine Richier tu sens que c'est interne, exactement comme devant une personne vivante. » Sa sculpture est figurative jusqu'en 1945, puis les déformations des corps s'accentuent pour transmettre une angoisse si forte que le spectateur ne peut y être insensible.

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II-Photographes/plasticiennes (Nan Goldin, Claude Cahun, Sophie Calle)
A / Nan Goldin
Photographie. Nan Goldin (Nancy Goldin), née en 1953 à Washington dans une famille bourgeoise du Maryland. L’œuvre de Nan Goldin est inséparable de sa vie : marquée par le suicide de sa sœur, c’est en photographiant sa famille qu’elle entame son œuvre photographique. Par la suite celle-ci reste très proche de l’album de famille, par sa technique comme par ses sujets.

B / Claude Cahun
Claude Cahun, née Lucy Schwob, à Nantes, le 25 octobre 1894, morte à Saint-Hélier, Jersey, le 8 décembre 1954. Photographe et écrivaine française. Elle a revendiqué, sa vie durant "une aventure invisible". Elle a presque réussi. Jusqu'à ses dernières années où la singularité des thèmes qu'elle a traités, l'audace de ses recherches, la richesse de ses innovations formelles lui ont donné la place qu'elle mérite dans la photographie moderne. Car Claude Cahun ne cessa de questionner son identité et d'agir sur la représentation de soi. Elle témoigna de la plus large indépendance dans ses choix politiques, intellectuels ou sexuels. Elle traversa tous les genres pour mener de front une oeuvre littéraire, théâtrale, plastique et photographique. Peu d'artistes peuvent se targuer d'une telle singularité.

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C / Sophie Calle
Sophie Calle, née à Paris le 9 octobre 1953. Plasticienne, photographe, écrivaine et réalisatrice. Depuis plus de trente ans, son travail d'artiste consiste à faire de sa vie, notamment les moments les plus intimes, son œuvre en utilisant tous les supports possibles (livres, photos, vidéos, films, performances, etc.).

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III - Peintres (Aurélie Nemours, Geneviève Asse, Geneviève Claisse, *Catherine Barthelemy, Dora Maar)
A / Aurélie Nemours
Aurélie Nemours, née Marcelle Baron, à Paris, 29 octobre 1910 et décédée aussi à Paris le 27 janvier 2005. En 2004, le public français a enfin pu découvrir l’œuvre solitaire et sans concession de cette artiste abstraite majeure du XXe siècle. Peintre de recherche et de méditation, coloriste inspirée, poète et écrivaine, Aurélie Nemours est née dans la bourgeoisie parisienne du début du siècle dernier. D'abord passionnée par les Primitifs flamands et par l'archéologie, toute sa vie aura été menée par une idée unique : "l'art comme ultime espoir".

B / Geneviève Asse
Geneviève Asse, née en 1923 à Vannes (Bretagne). S'achète une maison en 1987 à l'Île-aux-Moines (Golfe du Morbihan). Elle continue la peinture, le dessin et la gravure. Elle réalise en 1999 de grandes toiles : Stèles et travaille ensuite sur des maquettes de vitraux et aussi pour les manufactures des Gobelins (Beauvais, Sèvres).
Interview de Geneviève Asse dans Paris Match : (...) Peindre presque toujours le même tableau, est-ce une sorte d’ascèse ? Certainement ! Mais je ne fais jamais vraiment le même tableau. Mes surfaces varient comme l’océan. Mon sujet, c’est l’espace et la lumière. Il m’est en partie inspiré par le ciel et la mer que je regardais des heures durant, enfant, sur la plage, dans le golfe du Morbihan. De même, la dimension du tableau joue un rôle important et en modifie la perception. Et puis il y a cette ligne verticale qui coupe le tableau de haut en bas et qui est parfois rouge, comme une étincelle ! (...) Pour lire l'interview complète
C / Geneviève Claisse
Geneviève Claisse, née en 1935. Peintre abstrait géométrique, née à Quiévy (dans le département Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais) en 1935. Parente d’Auguste Herbin, originaire du même lieu, sa vocation picturale naît à la lecture de la revue Art d’aujourd’hui, tribune de l’abstraction géométrique.
D / *Catherine Barthelemy
*Catherine Barthelemy, née à Lille en 1951. Peintre abstrait de renommée internationale, travaille en touraine. Catherine Barthelemy reçoit un enseignement basé sur le travail de la composition classique (natures mortes, paysages, nus), préalable nécessaire pour ce professeur rigoureux à un passage vers l'abstraction. Ce cheminement lui permet d'évoluer vers une peinture non figurative où la matière et les couleurs prédominent, accédant ainsi à une expression juste et personnelle. Depuis 15 ans, dans la solitude de son atelier, Catherine Barthelemy a trouvé le bonheur de peindre.
E / Dora Maar
Dora Maar, née Henriette Theodora Markovitch, le 22 novembre 1907 à Paris et morte le 16 juillet 1997 à Paris. Photographe et peintre française, connue sous le pseudonyme de Dora Maar, elle fut l'amante et la muse de Picasso, rôle qui a éclipsé l'ensemble de son œuvre.
D'origine russe (Sonia Delaunay, Olga Sacharoff) :
F / Sonia Delaunay
Russe nationalisée française :
Sonia Delaunay, née Sarah Stern le 14 novembre 1885 à Gradijsk, près d'Odessa (en Ukraine) et morte le 5 décembre 1979 à Paris. Peintre d'origine russe et naturalisée française, cette artiste qui a participé aux mouvements déterminants du XXe siècle (abstraction, non figuration, dada, cercles et carrés, etc.) fut la première femme à avoir eu, de son vivant, une rétrospective au musée du Louvre (1964).

G / Olga Sacharoff
Olga Sacharoff, (Tbilisi, 1889 — Barcelona, 1967) Un certain nombre d'artistes et d'intellectuels russes visitèrent la Catalogne au cours des années 1920 et 1930. Parmi eux, Olga Sacharoff puisa dans la culture catalane pour nombre de ses toiles.

Les Européennes (Natalia Dumitresco, Grace Pailthorpe, Franciska Clausen, Maria Elena Vieira da Silva)

I / Grace Pailthorpe
Grace Pailthorpe (Angleterre, 1883-1971). Artiste surréaliste, psychanalyste et écrivain, née dans le Sussex, mariée au peintre Reuben Mednikoff, aussi connu sous le nom de Ricky Pailthorpe.

J / Franciska Clausen
- La Danoise : Franciska Clausen (1899-1986),

K / Maria Helena Vieira da Silva
- La Portugaise : Maria Elena Vieira da Silva (Lisbonne, 13 juin 1908 – Paris 6 mars 1992). Peintre français d’origine portugaise, son œuvre poétique - qui propose après 1945 un nouvel espace - combine avec génie réseaux et mosaïques dans des compositions aux perspectives fuyantes.

Vivant outre-atlantique (*Joan Mitchell, Jennifer Bartlett, Lee Krasner, *Sophie Petitpas, Alice Rahon) :
L / *Joan Mitchell
- Les Américaines :
Chicago : *Joan Mitchell (Chicago 1925, 1992) Artiste peintre américaine faisant partie du mouvement expressionniste abstrait de « seconde génération ». Elle développa une œuvre à la fois abstraite et expressionniste très puissante. Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées d’art moderne à travers le monde. Les œuvres de Joan Mitchell sont souvent de grandes dimensions, couvrant deux panneaux. Ses tableaux sont très expressifs et émouvants. Elle disait de ses tableaux qu’ils devaient « transmettre le sentiment d’un tournesol fanant » ("to convey the feeling of the dying sunflower")

M / Jennifer Bartlett
- Californie Jennifer Bartlett (née en 1941) Collections : Albright-Knox Art Gallery, Buffalo; Metropolitan Museum of Art, New York; Milwaukee Art Museum; Museum of Modern Art, New York; Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City; Philadelphia Museum of Art; The Tate Gallery, London; Walker Art Center, Minneapolis; Whitney Museum of American Art, New York; Yale University Art Gallery, New Haven, CT

N / Lee Krasner
Brooklyn Lee Krasner (1908-1984), Brooklyn De 1933 à 1940, Lee Krasner travaille dans l'atelier de Hans Hofmann. Elle rejoint le mouvement des AAA (American Abstract Artists). En 1941, elle fait la connaissance de Jackson Pollock. Elle se marie avec lui en 1945. Elle montre peu son travail durant cette période. Après le décès de Pollock en 1956, elle s'exprime en peignant fureur et souffrance dans d'immenses tableaux. Ensuite elle travaille sur des motifs floraux et baroques. En 1976, Lee Krasner réalise des collages effectués à partir de ses 1ères peintures qu'elle recompose totalement.

O / *Sophie Petitpas
*Sophie Petitpas, née en France en 1960. Sophie Petitpas a élu domicile à Miami. Et c'est donc de Miami que l'artiste française a suivi en direct de CNN les attentats du 11 septembre. De ce choc va naître l'idée d'une démarche artistique: recourir au drapeau américain comme motif récurrent d'une déclinaison chromatique en forme d'hommage à l'Amérique.

P / Alice Rahon
Littéraire + Mexique :
Alice Rahon (Chencey Buillon, 8 juin 1904-1987) était une poétesse et artiste peintre surréaliste française puis mexicaine. Originaire de Bretagne, elle épousa le peintre autrichien Wolfgang Paalen en 1930 et participa aux activités des Surréalistes dans les années 1930, d'abord en tant que poétesse. Elle publia trois recueils : À même la terre (1936), Sablier couché (1939) et Noir animal (1941). En 1936, elle part vivre en Inde avec Valentine Penrose.
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IV - Artistes inclassables (*Madeleine Berkhemer, *Edda Renouf)
A / *Madeleine Berkhemer
*Madeleine Berkhemer, née en 1973. Le corps, le fragment, le découpage, l’assemblage sont au cœur de son travail - quelles que soient les disciplines envisagées. L’artiste s’attache souvent aux jambes féminines gainées de collants, cet accessoire qui a désormais remplacé l’objet du fantasme numéro un chez les hommes : le porte-jarretelles. Que ce soit pour son défilé de fin d’études, ses photographies ou ses installations, le collant se fait matériau de création. Il peut devenir l’écrin raffiné d’un buste, d’une jambe ou d’objets hétéroclites, couvrir la peau ou au contraire envahir l’espace tel un fantasque mobile. Mais il renvoie toujours au corps comme lieu de passage. (...) C’est dans cet intervalle entre érotisme et voyeurisme, préciosité et trivialité que Madeleine Berkhemer nous convie dans l’exploration des obsessions contemporaines.
B / *Edda Renouf
*Edda Renouf, née en 1943 à Mexico City. Enlevant et ajoutant les fils de la toile de lin, et incisant le papier, Edda Renouf crée des structures linéaires rythmiques, et utilise de subtiles nuances de couleur dans ses peintures et dessins minimalistes. L'artiste a reçu plusieurs bourses et commissions d'état, parmi lesquels : le National Endowment of the Arts et le Pollock-Krasner Foundation. Le travail d'Edda Renouf est inclus dans de nombreuses collections publiques, dont le Centre Georges Pompidou à Paris, le Metropolitan Museum of Art et le Museum of Modern Art à New York, la National Gallery of Art à Washington, le Art Institute of Chicago, et le Australian National Gallery à Canberra. Elle vit désormais à Paris.
C / *Rebecca Horn
*Rebecca Horn, née en Allemagne en 1944. "J'utilise mon corps, j'utilise ce qui m'arrive, et j'en fais quelque chose.” L'artiste allemande Rebecca Horn est célèbre pour ses installations et ses performances. Elle grandit dans l'Allemagne de l'après-guerre, et apprend tôt à faire de l'art une forme d'expression privilégiée par rapport au langage : « On ne pouvait pas parler allemand, explique-t-elle. Il fallut apprendre le français et l'anglais. Je n'avais pas à dessiner en allemand, en français ou en anglais. Je pouvais juste dessiner ».

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Déjà exposées à la Galerie des femmes-Antoinette Fouque, 35 rue Jacob, 75006 (*Colette Deblé, Catherine Lopes-Curval, *Françoise Gilot)
A / *Colette Deblé
*Colette Deblé, née en 1944 à Coucy-lès-Eppes.
Depuis mars 1990, Colette Deblé dessine à partir de diverses représentations de la femme dans l’histoire de l’art afin de composer un essai plastique visuel constitué d’une infinité de lavis. "A-t-on jamais tenté d'explorer par des seuls moyens plastiques l'histoire de l'art ou l'un de ses aspects, comme le font l'historien et l'essayiste à l'aide de l'écriture. Mon projet est de tenter, à travers une infinité de dessins, de reprendre les diverses représentations de la femme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours afin de réaliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en scène." Colette Deblé
Quatrième de couverture de Prégnances de Jacques Derrida, consacré à Colette Deblé (L'Atelier des Brisants, 2004) :
Jacques Derrida Pour en savoir davantage sur Colette Deblé
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B / Catherine Lopes-Curval
Catherine Lopes-Curval (née en 1954) et son incontournable "Mise aux Carreaux"... "Les toiles de Catherine Lopès-Curval (née en 1954) sont souvent de grande taille. Les tons bleutés. roses-ocres. mais toujours assourdis avec quelque chose de crayeux dans la matière. Ses peintures ont une étrangeté qui emprunte à la peinture surréaliste. avec des villes imaginaires. vides et lointaines qui évoquent Magritte, De Chirico, Delvaux. Dans ces espaces mystérieux. des personnages flottent ou planent. ou encore. chutent. Ils s'immobilisent dans les airs ou aux bords d'escaliers improbables. Ou bien encore ils attendent et posent dans les pièces vides où une porte ou un escalier ouvre sur un monde secret. Chaque toile est une esquisse d'histoire que le spectateur doit remplir en y projetant ses interprétations. une narration à peine commencée qui doit être reprise par notre propre rêverie. Au-delà de ces histoires mystérieuses. il est question dans cette peinture de l'étrangeté de la vie et de la légèreté troublante de l'être. Catherine Lopès-Curval nous renvoie à un récit entre la dislocation et la construction." Yves Michaux
Pour lire d'autres articles et voir d'autres photos de l'oeuvre de Catherine Lopes-Curval
Antoinette Fouque (2002) cite l'oeuvre de Catherine Lopes-Curval dans un texte publié dans le catalogue des trente ans des Editions Des femmes : (...) Catherine Lopes-Curval est née dans la seconde moitié du XXème siècle. La Mise aux Carreaux I, c'est une course aux trésors des signifiants ; c'est une balade dans la mémoire planétaire de l'artiste, et, même geste, cent arrêts sur images aux écrans de nos rêves. Explosion fixe de la beauté. (...)
Antoinette Fouque, Boulouris, le 30 mai 2002
Pour lire ce texte plus longuement

C / *Françoise Gilot
*Françoise Gilot, née le 26 novembre 1921 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine est une peintre française. Elle est régente du Collège de 'Pataphysique'. Françoise Gilot a suivi des études de droit, mais plus attirée par sa passion pour l'art, elle suit les traces de sa mère, une aquarelliste, et s'oriente vers le dessin et la peinture. À 21 ans elle rencontre Picasso, alors amant de Dora Maar, et deviendra sa compagne de 1944 à 1953, et la mère de deux de ses enfants, Claude Picasso (1947) et Paloma Picasso (1949). Elle demeure une figure maîtresse dans le monde de l'art, créant le lien idéal entre l'Ecole de paris des années quarante et cinquante, et la scène artistique contemporaine des Etats-Unis. De nombreux musées et collections privées, d’Europe et du Nouveau Monde, possèdent ses peintures, dessins, monotypes et estampes originales.
Extrait d'un texte d'Antoinette Fouque (1986) sur Françoise Gilot :
(...) Vous êtes de l'autre côté des avant-gardes à systèmes, des "génies" ravageurs, enragés. Votre modernité, du côté de Matisse, ouvre la tradition, pense la transmission, retient la permanence du sens, perdu/trouvé, à mettre au monde. Elle est la forme expulsée comme nouvelle, et hors d'elle-même comme autre : anamorphose. Vous la nommez "Idole enfantine", "Amour", "Lien", "Equinoxe". Elle est forme externée, sécrétion de couleurs perlées, la remontée à soi d'une pulsion profonde, inexistante, invisible. Grosse d'affects et d'échos, vous la voulez symbole. Vous la mobilisez vers son ailleurs. Vous la placez au commencement de demain. Vous l'imaginez au présent d'une expérance. Ce n'est plus la régression progédiente et l'angoisse du créateur, mais la prégnance de l'enfante-femme d'avant le premier jour.
Et si toute naissance était anamorphose ?
La (pro)création serait géni(t)ale ou ne serait plus.
Alors, il faudrait saluer ici une naissance de peinture.
Antoinette Fouque, La Jolla-Paris, juin 1986
Pour lire le texte d'Antoinette Fouque en entier sur Françoise Gilot
Pour en apprendre davantage sur Françoise Gilot

12:07 Publié dans Création des femmes, Espace Des femmes, Expositions à l'Espace, Musée des Femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.06.2009
Notre Colette Deblé s'envole vers l'Allemagne : dix expositions en 2009-2010 ! Hourra !
Colette Deblé
L'envol des femmes
Textes de Jean-Joseph Goux
45 €
2006
« De quel aventureux sanctuaire sont détachées ces idoles légères, ces profils précieux échappés des murailles de la crypte, et qui vont vers là-bas, vers les plafonds célestes, vers là-bas dans la direction des colonnes dressées et des nuées blanches ?
La peinture souffle où elle veut. Il y a simplement cet arrachement du sol antique, ce décollement des assises et des soubassements vers des cimes invisibles. (…)
La femme : déesse d’un envol religieux sans site ni croyance, pur élancement allègre qui allège le corps de son volume de douleur pour en silhouetter la beauté visible sur un fond d’air et de vent. Femme offerte au souffle ascensionnel qui la transporte, l’envoie en l’air, la prend vers le zénith, l’emmène dans l’espace hors-tableau qui déroule la limite. Infini :
verticalité de messager des voûtes. (…)
Colette Deblé offre par un geste obscur de prêtresse, l’esquisse d’une architecture, pour y disposer ses encres. » Jean-Joseph Goux
« A-t-on jamais tenté d’explorer par les seuls moyens plastiques l’histoire de l’art ou l’un de ses aspects, comme le font l’historien ou l’essayiste à l’aide de l’écriture ? Mon projet est de tenter, à travers une infinité de dessins, de reprendre les diverses représentations de la femme depuis la préhistoire jusqu’à nos jours afin de réaliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en scène.
La citation picturale ne saurait être une citation littérale comme est la citation littéraire parce qu’elle passe par la main et la manière du citateur. D’où un léger tremblé doublement allusif de l’œuvre citée et citateur. Mon projet explore ce ”tremblé” parce qu’il suppose un exercice extrêmement long de la citation vers son usure et sa fatigue.
En fait, poursuivant ce travail jour après jour, c’est une sorte de journal intime quotidien à travers l’histoire de l’art que je poursuis. » Colette Deblé.
L'Envol des femmes (Colette Deblé, textes de Jean-Joseph Goux)



Colette Deblé est née en 1944. Peintre, elle vit et travaille à Paris. Elle expose de Houston (Texas) à Sanaa (Yemen).
Depuis mars 1990, Colette Deblé dessine à partir de diverses représentations de la femme dans l’histoire de l’art afin de composer un essai plastique visuel constitué d’une infinité de lavis.
Jean-Joseph Goux est philosophe et professeur à l’université de Rice (USA), Il a été directeur de programme au Collège international de Philosophie et professeur associé à l’École des Hautes-Etudes en Sciences Sociales.
Il a notamment publié Économie et symbolique (Le Seuil, 1973), Les Iconoclastes (Le Seuil, 1978), Les monnayeurs du langage (Galilée, 1984), Œdipe philosophe (Aubier, 1990), Frivolité de la valeur (Blusson, 2000).
Demian Bern, le graphiste du catalogue en Allemagne, nous informe de la liste des dix expositions de Colette Deblé, lieu et dates, (entre 2009 et 2010) Quelques reproductions de peintures et de dessins. Peut-être aussi quelques photos de son exposition au Musée de Dessau.
Antenne culturelle de Saxe-Anhalt Magdebourg le 07 mai 2009
Übersicht zur Wanderausstellung Colette Deblé 2009 / 2010
in Sachsen-Anhalt
DAMENWAHL:DIE MACHT DER FRAUEN
Eine Französin entdeckt Sachsen- Anhalt
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Stadt |
Ausstellungsort |
Ausstellungszeitraum
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| Dessau
| Anhaltische Gemäldegalerie Dessau Puschkinallee 100 06846 Dessau (Orangerie) | 25.04.2009 – 07.06.2009 (Vernissage am 24.04.2009, 19:30 Uhr) |
| Magdeburg
| MDR – Landesfunkhaus Sachsen-Anhalt Stadtparkstr. 8 39114 Magdeburg | 21.06.2009 – 19.07.2009 |
| Naumburg
| Evangelische Domschule St. Martin (Orangerie) Domplatz 3
Marienkirche am Dom Domplatz 16-17
06618 Naumburg/Saale | 24.07.2009 – 06.09.2009
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| Quedlinburg
| Schlossmuseum Quedlinburg Schlossberg 1 06484 Quedlinburg | 25.09.2009– 15.11.2009 |
| Halberstadt
| Das Gleimhaus Domplatz 3 38820 Halberstadt | 26.11.2009– 14.02.2010
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| Stendal
| Altmärkisches Museum im Katharinenkloster Schadewachten 48 39576 Stendal | 27.02.2010– 27.03.2010 |
| Burg
| Stadtbibliothek „Brigitte Reimann“ Berliner Chaussee 38 39288 Burg | 09.04.2010 – 21.05.2010 |
| Merseburg
| Krypta und St. Michaeliskapelle im Dom zu MerseburgMerseburger Domplatz
Willi-Sitte-Galerie Domstraße 15
Kunststiftung ben zi bena Domplatz 3
06217 Merseburg | 04.06.2010 -09.07.2010 |
13:08 Publié dans Colette Deblé, Expositions à l'Espace, Jean-Joseph Goux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.05.2009
Vernissage Françoise Gilot, jeudi 28 mai, dès 18h30, 35 rue Jacob
RYTHMES DYNAMIQUES
Le mouvement c’est la vie, l’univers ne tient pas en place. Des atomes aux systèmes stellaires, tout bouge, tout palpite, tout transite, se déroule, se replie, ondoie, s’étend, rayonne, se multiplie, se sépare, se rencogne, se démarque, augmente, diminue, tout prend part à la grande danse cosmique où la seule chose permanente est le changement.
Le mouvement se traduit par des courbes dynamiques convexes ou concaves à modules variés qui se reçoivent, se repoussent ou servent à formuler des arabesques étranges. Les lignes droites sont agissantes à condition de n'etre pas horizontales, image du repos absolu. Les verticales montent ou descendent alors que les diagonales sont comme des flèches ou des vecteurs actifs, et l'agitation culmine avec les lignes en zig-zag qui sillonnent la toile, tel l'éclair avant les fracas du tonnerre, ou les obliques divergentes qui rappellent le rayonnement du soleil.







Françoise GILOT
Françoise Gilot, l’une des artistes importantes de la seconde moitié du vingtième siècle, a montré ses œuvres pendant plus de cinquante ans dans les centres artistiques majeurs d’Europe et d’Amérique du Nord.
Elle demeure une figure maîtresse dans le monde de l’art, créant le lien idéal entre l’Ecole de Paris des années quarante et cinquante, et la scène artistique contemporaine des Etats-Unis.
De nombreux musées et collections privées, d’Europe et du Nouveau Monde, possèdent ses peintures, dessins, monotypes et estampes originales.
Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages ; le plus connu étant Vivre avec Picasso- édition Calmann-Levy(1965), The Fugitive Eye (1976), Le Regard et Son Masque – édition Calmann-Levy (1983), Françoise Gilot :Trajectoire du Peintre (1987), et Matisse et Picasso, une amitié - édition Laffont (1990)
Née et élevée à Paris, aujourd’hui citoyenne américaine, Françoise Gilot est Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres (1988), Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur (1990) et Officier de l’Ordre National du Mérite (1996). Elle a été élue par ses pairs à la National Academy of Design, à New York.
12:44 Publié dans Expositions à l'Espace, Françoise Gilot, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.04.2009
Vernissage de l'exposition de Jeanne Coppel jeudi 23 avril 2009, 18 h 30

Jeanne Coppel (Galatz, Roumanie 1896- Paris 1971)
JEANNE COPPEL , UNE SINGULARITE ATTENTIVE
Présentation de l'artiste par sa petite-fille, Judith Coppel :
J’ai jeté cette toute petite chose que l’on appelle « Moi » et je suis devenu le monde immense.
Musô Sôseki
A mes yeux, l’œuvre et la personnalité de Jeanne Coppel ne font qu’un. Le sens des nuances allié à la grande force qui se dégagent tant de ses toiles que de ses collages sont des qualités que j’ai eu le loisir de pouvoir apprécier dans notre relation de grand-mère à petite-fille, et je regarde comme un merveilleux cadeau d’avoir pu bénéficier d’un modèle de femme dont la distinction et la noblesse de caractère s’associaient à une douceur et une simplicité jamais en défaut. Plus que tout peut-être, son attention soutenue à la poésie discrète de la vie dans ses manifestations les plus quotidiennes a marqué ma mémoire.
Aux antipodes du mythe de l’artiste maudit, Jeanne Coppel a toujours su s’adapter avec souplesse aux épreuves qu’il lui a fallu traverser au cours de sa vie. Ainsi, lors de la guerre de 14-18 où il était impossible de se procurer des tubes de couleur et des toiles, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle utilise un lot de papiers de soie trouvé par hasard pour réaliser ses premiers collages. Plus tard, pendant la deuxième guerre mondiale où ses conditions exiguës de logement lui interdisent l’usage de la peinture à l’huile, elle poursuit le fil de sa création artistique avec les matériaux de récupération qui sont à sa portée (vieux journaux, papiers d’emballage usagés, bouts de ficelle, etc.), découvrant à cette occasion que la relative « dépersonnalisation » de ces rebuts lui ouvre un autre champ d’investigation et correspond peut-être davantage à un désir d’apporter sa touche personnelle dans un concert collectif ; comme elle dit elle-même à propos du collage : « …Protégée par un certain anonymat, la liberté d’investir reste ouverte… » Jeanne Coppel, incontestablement soutenue par une profonde spiritualité, a su avancer sur sa propre voie sans jamais se départir d’une modestie la laissant attentive aux échos des bouleversements de l’histoire comme au travail des artistes de son époque.
C’est probablement pour cette faculté à cultiver son espace personnel et à préserver sa liberté intérieure tout en évitant les pièges de l’égocentrisme qu’il m’a semblé que Jeanne Coppel pouvait trouver sa place dans une manifestation dédiée aux artistes femmes, bien qu’elle ne se soit jamais souciée, à ma connaissance, de se situer « en tant que femme », trop requise sans doute par son parcours singulier pour s’agréger à une catégorie quelconque. Avoir su conserver « une chambre à soi » (tant au sens physique que symbolique) à une époque et dans des contrées où les femmes étaient censées ne vivre que pour les autres relève à mes yeux d’un héroïsme sans tambour ni trompettes dont chacune peut s’inspirer. Et c’est une présence et un soutien constant au long de ma vie que de l’imaginer solitaire dans la petite chambre de bonne de Montparnasse qui lui servait d’atelier, déchirant, froissant et collant ses vieux papiers, ses morceaux d’affiche ou ses cartes à jouer, entièrement absorbée par cette activité méditative et ludique.
22:42 Publié dans Espace Des femmes, Expositions à l'Espace, Jeanne Coppel, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note