07.11.2009
Des mots pour agir (sous la direction de EVE ENSLER) : sortie le 13 novembre 2009 - CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
IMPORTANT : Vous êtes invité(e)s à UNE SOIREE MILITANTE ET EXCEPTIONNELLE DE LANCEMENT
DU LIVRE "DES MOTS POUR AGIR" LUNDI 23 NOVEMBRE THEÂTRE MICHEL (38 rue des Mathurins, 75008 Paris)
- Des précisions notamment d'horaires arrivent... Me téléphoner au 06.84.36.31.85 si l'impatience de les connaître se fait trop grande -
A paraître le 13 novembre 2009 aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque
Des mots pour agir contre les violences faites aux femmes
Souvenirs, Monologues, Pamphlets et Prières
sous le direction de EVE ENSLER et Mollie Doyle
Traduit de l'américain par Samia Touhami / Première édition : 2007 par Villard Books/The random House Publishing Group - New York - ISBN : 978-2-7210-0585-4 - Format 13,5 x 21 cm, environ 280 pages, 18€
Préfaces de Rama Yade et Nicole Ameline
Postfaces de Jane Fonda et Antoinette Fouque
Parler de l’inexprimé. Parler de ce qui a déjà été exprimé d’une façon nouvelle et viable, parler de la souffrance, de la faim. Parler. Parler des violences faites aux femmes, parce que c’est un problème qui est au coeur même de notre monde et dont on ne parle pourtant toujours pas, qu’on ne voit pas, auquel on ne donne pas de poids ou de sens. Pour que les mots brisent l’engourdissement et la négation, la dissociation et la distance, les mensonges." EVE ENSLER
Eve Ensler, poète, comédienne, scénariste, consacre sa vie à la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle est l’auteure de Les Monologues du vagin, une pièce militante jouée dans plus de 130 pays. Elle est aussi à l’initiative du mouvement et de la fondation V-Day qui soutiennent, partout dans le monde, l’action des femmes contre les violences.
Avec Mollie Doyle, auteure, productrice de pièces de théâtre et d’émissions télévisées, elle a sollicité une cinquantaine d’écrivains américains pour composer ce recueil. Leurs textes ont été mis en scène à l'occasion du festival Jusqu’à ce que cesse la violence (New York, 2006). Parmi ces auteurs, pour la plupart impliqués, selon des modalités très diverses, dans la lutte pour le respect des droits de l’homme et des droits des femmes, on peut citer Alice Walker, Edward Albee, Robin Morgan, Jody Williams…
Ce recueil réunit des textes d'une cinquantaine d'auteurs américains, auxquels sont venus s'ajouter pour la version française des inédits de Nicole Ameline, Antoinette Fouque, Taslima Nasreen...
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03.11.2009
Antoinette Fouque : un nouveau livre, vendredi 13 novembre 2009, chez Bourin-Editeur
Antoinette
Fouque
Entretiens avec Christophe Bourseiller
Collection Qui êtes-vous ?
En librairie
le 13 novembre 2009
Genre : Entretiens Nombre de pages : 160
ISBN : 9782849411469 Code article : 724 548.2
Format : 140 x 216 Prix : 19 €
Le Livre :
Cofondatrice du Mouvement de Libération des Femmes, pionnière d’un certain « féminisme », Antoinette Fouque est aujourd’hui une théoricienne inclassable. On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l’origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s’interroge : qu’est-ce qu’une femme ? C’est tout le travail d’Antoinette Fouque. En quoi consiste l’être-femme ? Très critique à l’égard du féminisme, Antoinette Fouque place notamment la maternité au cœur de la féminité et en tire toutes les conséquences même les plus anticonformistes.
Un ouvrage court et synthétique. Plus qu’une introduction à Antoinette Fouque, ce livre est un témoignage unique sur la pensée et le parcours d’une des plus importantes militante et intellectuelle d’aujourd’hui.
Derniers ouvrages publiés par Antoinette Fouque : Génération MLF, 1968-2008 (Editions des femmes, 2008), Penser avec Antoinette Fouque, ouvrage collectif (Editions des femmes, 2008).
La Collection Qui êtes-vous ?
A quoi bon des penseurs, en un temps de détresse ? On est tenté de paraphraser Hölderlin : "A quoi bon des poètes, en un temps de détresse ?" Tandis que les ténors pérorent sous les sunlights, certains avancent pourtant des idées nouvelles, émettent des concepts, cherchent, défrichent. Cette collection Qui êtes-vous ? a pour objet de faire connaître des penseurs, des oeuvres, qui, aujourd'hui, se positionnent dans l’inclassable. Les faire connaître, c'est-à-dire dialoguer avec eux, partir à la rencontre de leur pensée, en un ouvrage permettant de les faire découvrir. Le choix des auteurs n’à évidemment rien de fortuit .Chaque ouvrage de cette collection pourrait ainsi constituer la pièce d'un puzzle. Les deux premiers volumes sont consacrés à Antoinette Fouque (novembre 2009) et Michel Maffesoli (février 2010).
Ecrivain, comédien, journaliste, Christophe Bourseiller a publié une quarantaine de livres dont Les Maoïstes (1996), Vie et mort de Guy Debord (1999, Les Forcenés du désir (2000), Histoire générale de l'ultra-gauche (2003) et Génération Chaos (2008).
Contact presse : Isabelle Mazzaschi 01 40 13 87 74 (LD)
06 14 32 95 09 / 01 53 05 99 59 (Std)
imazza@bourin-editeur.fr
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19.10.2009
Frédéric Mouchon interviewe Antoinette Fouque dans Le Parisien (manifestation du 17 octobre 2009)
Dimanche 18 octobre 2009
"Notre combat n'a pas cessé"
Présente aux côtés des 103 associations féministes organisatrices du rassemblement, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, estime que, "dans une société de crise comme la nôtre, ce sont souvent les femmes qui sont les premières licenciées et les premières précarisées". Frédéric Mouchon12:42 Publié dans Antoinette Fouque | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.10.2009
Conférence d'Antoinette Fouque sur "Le Corps dans tous ses états" aux 12èmes Rendez-vous de l'Histoire de Blois, dimanche 11 octobre 2009 à 16 h 15
Les Rendez-vous de l'histoire de Blois - NOUVELOBS.COM |- INTERVENTION D'ANTOINETTE FOUQUE EN CONFERENCE
GÉNÉRATION MLF 1968-2008. HIER, AUJOURD'HUI, POUR DEMAIN - De 16h15 à 17h45 - Amphi 3 de l'antenne universitaire
Le MLF a 41 ans. Ce mouvement original, qui a su articuler le désir de révolution aux nécessités des réformes, a imprégné l'ensemble de la société et transformé la vie des femmes et des hommes. Au commencement, un slogan du MLF : « Notre corps nous appartient ». Où en sommes-nous aujourd'hui ?
*****
02.10.2009 | 11:45
Le plus grand rassemblement d’intellectuels en France, une immense université populaire ouverte à tous pour mieux comprendre la marche du monde à la lumière de son histoire.

Le thème : "Le corps dans tous ses états"
Le corps est une idée neuve en histoire. Les historiens ne l’ont d’abord abordé qu’avec prudence, « à leur corps défendant ». Mais désormais le mouvement est lancé. Des questions jusque là abandonnées à l’anecdote ont été reconsidérées avec plus d’ambition, dans une perspective qui unit économie, politique et culture. Nourri et soigné, désirant et enfantant, exercé et violenté, mais aussi lieu d’expression, dans la gestuelle comme dans la parure, le corps amène à s’interroger sur la relativité des notions de beauté ou de pudeur, comme sur la place très différente qu’il peut occuper dans les sociétés, suivant que leur système religieux met ou non le corps en scène.
Sans prétendre se lancer « à corps perdu » dans toutes les voies qui s’ouvrent aujourd’hui à la recherche et à la réflexion, les Rendez-vous de Blois 2009 aideront le public à mieux comprendre cet objet nouveau qui est pourtant, quand on y pense, le plus vieux sujet du monde.
Pascal Ory, professeur à la Sorbonne (Paris 1)
Parmi les 500 personnalités attendues, citons notamment :
Sylviane Agacinski, Fabrice d’Almeida, Jean-Pierre Azéma, Claude Aziza, Georges Balandier, Antoine de Baecque, Jean-Luc Barré, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Pascal Boniface, Alain Cabantous, Catherine Coquery-Vidrovitch, André Comte-Sponville, Alain Corbin, Joël Cornette, Arlette Farge,
Antoinette Fouque, Françoise Héritier, Jean-Noël Jeanneney, Lionel Jospin, Jul, Claude Lanzmann, Henry Laurens, Bruno Laurioux, David Le Breton, Amin Maalouf, Adelwahab Meddeb, Pascal Ory, Mona Ozouf, Michelle Perrot, Pascal Picq, Yves Pouliguen, Anne Rasmussen, Daniel Roche, Maurice Sartre, Jean-Claude Schmitt, Georges Vigarello, Michel Winock…
Les Rendez-vous de l'histoire se tiennent du 8 au 11 octobre à Blois. Site internet : http://www.rdv-histoire.com/
16:13 Publié dans Antoinette Fouque, Salon du Livre d'Histoire de Blois | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.10.2009
Soutenir Aung San Suu Kyi avec Antoinette Fouque, DEMAIN, le 6 octobre 2009 dès 21 h
| Le résumé du communiqué politique qui suit en sept lignes : L’Alliance des Femmes pour la Démocratie appelle au rassemblement de soutien à Aung San Suu Kyi organisé mardi 6 octobre, de 21 heures à 23 heures sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. + pour toute interview d'Antoinette Fouque, son éditrice, qui connaît bien l'héroïne comme la cause, ou pour recevoir le livre d'Aung San Suu Kyi en service de presse (n'oubliez pas de mentionner une adresse postale), joindre Guilaine Depis, n'importe quand, au 06.84.36.31.85. ***** Alliance des Femmes pour la Démocratie Présidente : Antoinette Fouque Communiqué 4 octobre 2009 En confirmant la condamnation d’Aung San Suu Kyi à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence, la junte birmane l’exclut des prétendues élections qu’elle prévoit d’organiser l’année prochaine, et qui ne seront donc qu’une parodie. Antoinette Fouque et l’Alliance des Femmes pour la Démocratie rappellent que la Prix Nobel de la Paix, et son parti, la LND, avaient remporté massivement les élections démocratiques de 1990. La junte avait refusé ces résultats, et exerce depuis cette date un pouvoir dictatorial et corrompu sur la Birmanie, en dépit de plusieurs soulèvements populaires. Aung San Suu Kyi, pour sa part, donne au monde un exemple de combativité intelligente et d’extraordinaire dignité. Privée de liberté depuis quatorze ans, elle continue à méditer, penser, résister, agir… « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur […]. Aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours », a-t-elle écrit dans son livre Se libérer de la peur (Éditions Des femmes, 1991).
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18:34 Publié dans Antoinette Fouque, Aung San Suu Kyi, Etrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.10.2009
Portrait d'Antoinette Fouque par Katia D. Kaupp (Le Nouvel Observateur du 6 décembre 1990)
Portrait du 6 décembre 1990 (Le Nouvel Observateur)
Mythologies 90 - Une chronique de Katia D. Kaupp
Antoinette Fouque, poétesse
« Nous, les femmes, nous sommes ici : nous voulons exister et ne pas être absentes de l'Histoire. »
C'était une évidence. Mais elle a résonné comme un tremblement de terre et, pour l'avoir énoncée, simple comme bonjour, une psychanalyste, quelqu'un du dedans, a fait histoire : Antoinette Fouque. C'est elle la femme la plus importante de tout ce numéro dédié aux femmes. Elle a marqué la France pour le meilleur et le plus profondément : du mouvement des femmes. La dernière fille née ne sait plus ce qu'elle lui doit.
Trop proche, ou remisé aux oubliettes, en 1990 ce mouvement est presque inconnu. Il fut capital et de toutes les façons. C'était un mouvement vital et il fut décisif, en donnant lieu à un corpus de lois pour les femmes, à commencer par l’avortement libre, puis gratuit. Mais il a constitué surtout un capital intellectuel indélébile : de pensée nouvelle. Il fui un grand moment. Il a élargi et élevé notre champ de conscience et, même diffus, distordu, souvent accommodé à des « sauces » diverses, son esprit est aujourd'hui dans nos mentalités.
Et là, Antoinette Fouque s'est révélée une héritière des Lumières. Penseuse, elle a fait avancer l'histoire en faisant avancer les femmes, elle qui avait des difficultés pour marcher. Quand on a célébré la Révolution l'année dernière, on lui a décerné la Légion d'honneur. Quatre de mes amies, Maïmé Arnodin, Denise Fayolle, Sonia Rykiel et Andrée Putman, l'avaient alors depuis belle lurette. Ces femmes admirables avaient en commun de travailler dans l'habit et l'habitat, où les femmes sont expertes et ont fait des merveilles, depuis la nuit des temps, et dans lesquels nous vivons de la naissance à la mon. Il faut créer pour noire environnement. Mais quand je le vois à sa boutonnière, en face de moi au restaurant, le ruban rouge d'Antoinette me donne un contentement tout autre : comme une satisfaction. Elle est une Juste.
Dans l'humus tout frais de Mai-63, à la Sorbonne, elle a pensé et parlé pour nous, avant nous. Pierre Nora lui a réservé seize pages d'interview magnifique dans « le Débat » (avril-mai 1990). Françoise Malettra lui a donné « le Bon Plaisir », trois heures de jolie radio France- Culture, éditées en double cassette par les éditions Des femmes et en vente à la Librairie des femmes. Voir l'excellence du catalogue de livres et de voix de cette maison d'édition et la qualité singulière de cette librairie. Mais si on dit que ces deux entreprises culturelles sont d'Antoinette Fouque, de son cru, on est encore loin du compte. « Il y avait Josyane Chanel, qui était ingénieur, Monique Wittig, qui avait eu le prix Médias avec « l’Oppoponax » en 1967, un très grand écrivain publié aux éditions de Minuit, et /'étais prof de lettres en congé de longue maladie. Dans toutes ces "prises de parole", nous ne retrouvions pas les femmes, nous disions-nous. * C'est ainsi qu'elles ont mis au monde le mouvement des femmes.
« Avant-garde » et « civilisation » étaient déjà les mots clés d'Antoinette. Elle avait commencé, avec Roland Barthes, une thèse sur la notion d'avant-garde littéraire. Elle suivait le séminaire de Jacques Lacan, qui serait son analyste de 1969 à 1974 et sur les « Ecrits » duquel elle travaillait avec René Fouque, son mari, pour Jean Wahl au Seuil. Plus tard, en amie, elle a travaillé avec Serge Leclaire. Il est sûr qu'elle a infléchi le regard de la psychanalyse sur les femmes. Douée d'une intelligence hors du commun, et d'une générosité qui va de pair, elle a toujours dit du mouvement que c'était « l'avant-garde » et parlé de son « développement civilisateur ». Sans cesse, elle répétait : « Faire passer le monde de la préhistoire à l'après-histoire, de l'origine à la modernité la plus avancée. » Comme chacune d'entre nous, elle dît de ce mouvement : « J'y suis née. » Et là, de toutes les fleurs de son verbe de conteuse méditerranéenne et de sa voix brûlante, soudain libérées, elle nous a dit tes femmes comme personne.
L'entendre était magnifique : un moment parfait. Elle voulait être avocate quand elle était petite. Quand elle nous parlait de Vincente, sa fille, à qui elle avait donné le prénom de sa mère, qui lui avait légué celui de la sienne, Antoinette, c'est toutes les femmes qui venaient avec. «Toutes. Le fait que la langue soit fixée, conçue, et je dis exprès "conçue", dans une enceinte, et je dis exprès "enceinte", l'Académie-Française où il n'y a pas de femmes, disons une tu conviendras que c'est à se tordre de rire... Ta patrie et ton sol, c'est ta langue, mais dans cette langue-là nous ne sommes pas. Quand tu passes devant l'Institut, w peux très bien te dire : mon pays et ma langue ne m'aiment pas. Le monde, ma chère Katia, ne nous aime pas.»
Fille du mouvement, mère, fille-mère, « femme entre mère et fille », comme elle disait, et, précisons, notre bonne gardienne aujourd'hui, Antoinette m'est toujours apparue comme ces femmes grecques avec lesquelles je m'entends si bien : elle est mi-corsé, mi-calabraise et de Marseille. « L'initiatrice », écrit Pierre Nora : la poétesse. Sa voix ouvrait cette voie : les femmes. Le mouvement n'existe plus, mais elle y est toujours en pensée et en parole. Elle lui a donné chair, y compris de sa propre santé, et réfléchit maintenant sur * la pensée chamelle », Elle n'a pas écrit de livre, seulement des articles, elle y viendra puisqu'elle écrit sans cesse, et « puisqu'il faut absolument signer un livre pour exister dans cette société », mais sans hâte excessive. « Penser est ce que j'aime le plus au monde. » Elle pense une histoire d'amour, la plus humaine et la plus ambitieuse, « si l'on veut que les hommes et les femmes vivent avec les enfants dans la création », qu'ils œuvrent, avec les arbres, l'herbe, la mer et les animaux. D'aussi loin qu'il m'en souvienne, "être positif» est son proverbe. Le féminisme lui a toujours semblé avoir « l'avenir d'une illusion » (Freud).
"L'égalité sans différence est mutilante et c'est un leurre. » Comme on a fabriqué à l'ère industrielle la classe des petits-bourgeois, entre les prolétaires et l'aristocratie, on est en train de fabriquer, dit-elle, « une génération de petits phallus. Les femmes s'imaginent que si elles sont complices d'une structure qui les écrase, elles vont arriver une par une. Vous n'allez tout de même pas vous entre-tuer pour trois places !" Narcisse est un homme, elle insiste. « Attention au krach narcissique !" * Le narcissisme lui a toujours paru suspect, comme tous les " ismes " et y compris le féminisme. « Réducteur » de ce que nous sommes. Cette intégration des femmes, comme des émigrés, est une assimilation, un avalement : « un reniement ». Les parents d'Antoinette Fouque ne savaient pratiquement ni lire ni écrire, mais ils étaient « des gens de très haute civilisation » et qui ne l'avaient pas oublié. Son père récitait « des pans entiers de Dante" et j'ai connu Vincente, sa mère, elle était noble. Leur fille est une femme d'honneur. Elle ne nous a jamais trahies.
K. D. K.
19:06 Publié dans Antoinette Fouque | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.09.2009
Fabien Trécourt réalise un entretien avec Antoinette Fouque, sur le thème de l'égalité pour Philosophie Magazine (octobre 2009)
Il faut donc dépasser la notion d'égalité ?16:47 Publié dans Antoinette Fouque, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.09.2009
Philippe Gildas diffuse un reportage avec interview d'Antoinette Fouque sur la chaîne Vivolta (19 septembre 2009)
19/09/2009 13 h 06 Un reportage de Philippe Gildas sur le MLF de 4 minutes 42 sur Vivolta à visionner ICI.Ce qu'est l'émission Gildas and co : Air du temps, consommation, vie quotidienne, culture, loisirs… Découvrez Gildas & Co, une émission d’humeurs et d’humour ! Retrouvez la bande de Gildas & Co pour décrypter chaque jour l’actualité pratique en compagnie d’un invité (artiste, chercheur, explorateur, écrivain, sportif…) qui partagera tout au long de l’émission ses impressions, ses expériences, ses envies et sa propre actualité. Philippe Gildas reste entouré de Laure Michel (culture), d’Olivier Malnuit (essais-livres), de Gilles Verlant (musique et BD), de Bruno Cras (cinéma), de Vincent Ferniot (produits et tendances culinaires), de Jérôme Bonaldi (objets insolites) et de Anette Burgdorf (forme et bio).
De nouveaux chroniqueurs ont rejoint cette année l’équipe, parmi lesquels Gaëlle Renard (La vie à deux), Laetita Barlerin (animaux) Laurence Haurat (psychologue nutritionniste) et Dominique Dislaire (buzz).
Emission emblématique de Vivolta, Gildas & Co a déjà reçu lors de sa première saison plus de deux cent personnalités : Muriel Robin, José Garcia, Dany Boon, Alice Taglioni, Clovis Cornillac, Michèle Laroque, Guy Bedos, Bruno Solo, Mireille Darc, Pierre Arditi, François Berléand, Victoria Abril, Daniel Prévost, Philippe Candeloro, Dominique Farrugia…
16:37 Publié dans Antoinette Fouque, MLF (40ème anniversaire, octobre 1968 - 2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.08.2009
Solidaire avec Aung San Suu Kyi : Antoinette Fouque, son éditrice
Alliance des Femmes pour la Démocratie - Présidente : Antoinette Fouque
Communiqué du 18 août 2009
Aung San Suu Kyi vient de faire appel du verdict honteux qui lui a été infligé par un tribunal birman aux ordres de la junte. Antoinette Fouque et l’Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD) en appellent aux gouvernants du monde entier, aux autorités de l’Union européenne et de l’ONU, pour une action efficace en vue de sa libération immédiate, de celle de tous les prisonniers politiques et de l’ouverture d’un processus authentique de démocratisation en Birmanie, avant les pseudo-élections prévues en 2010.
Aung San Suu Kyi a scellé, dès 1988, une alliance avec le peuple birman pour une lutte non-violente et résolue contre une dictature cruelle et corrompue. En 1990, elle et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, l’emportaient massivement aux uniques élections réellement libres ayant eu lieu dans le pays, mais ces résultats ont été rejetés par les militaires.
Depuis lors, la Prix Nobel de la Paix donne au monde un exemple de combativité intelligente et d’extraordinaire dignité. Privée de liberté depuis quatorze ans, elle continue à méditer, penser, résister, agir… « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur (…). Aucune machinerie d’Etat, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours », a-t-elle écrit dans son livre, Se libérer de la peur (Editions Des femmes, 1991).
L’AFD continuera sans relâche à manifester sa solidarité, en partenariat avec les ONG et les personnes engagées dans ce combat, telles qu’Info Birmanie, la Communauté birmane de France, Jane Birkin, France-Tibet, Femmes solidaires, Amnesty International, la Ligue des Droits de l’Homme...
Contact presse : 06 84 36 31 85
11:21 Publié dans Antoinette Fouque, Aung San Suu Kyi, Etrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.08.2009
Clara Dupont-Monod identifie l'émancipation féminine des années 1970 à Antoinette Fouque (article dans Marianne du 1er au 7 août 2009)
La métamorphose d'une femme.

Son grand mérite, c'était de ne pas être conventionnelle. On pourra toujours gloser sur sa beauté, son intelligence, sa mue réussie de mannequin à chanteuse. Reste que Carla BRUNI, c'était d'abord, une vraie bombe: elle faisait exploser les codes d'une certaine bienséance. Chacune de ses histoires d'amour torpillait tranquillement l'idéal conjugal en forme de conte de fées. L'amour toujours? D'accord mais avec un garçon différent à chaque fois. Et pas des moindres, hein. Du Mick JAGGER ou rien du tout. La classe... Certes, n'importe quelle créature qui a approché de très très prêt Jean-Jacques GOLDMAN a droit à un respect absolu, de toute façon. Certes, un CV qui se résume à quelques podiums et à un kaléidoscope d'ex-conquêtes, ca ne va pas très loin. Mais c'est tout ce que l'époque nous offrait: une image, à défaut de discours structurants. En matière d'émancipation féminine, les années 70 ont eu Antoinette FOUQUE, les années 80 ont eu Elisabeth BADINTER, et les années 90... les top model. Quand on parle du minimalisme de cette décennie...
Mais au moins, celle-ci détonnait. Carla BRUNI a eu des phrases d'anthologie qui ont rendu une dignité à toutes ces épicuriennes que les bonnes moeurs condamnent. "Je préfère qu'on me traite de prédatrice plutôt que de vieux sac à puces"balançait elle quand on lui reprochait d'envoûter les hommes mariés. La grâce des garces... Sa tirade la plus célèbre elle l'a offerte à "Madame Le Figaro": "Je m'ennuie follement dans la monogamie. [..] Je suis monogame de temps en temps, mais je préfère la polygamie et la polyandrie. [...] Moi, je ne cherche pas particulièrement l'établissement des choses: l'amour et le couple ne me rassurent pas. Je ne me sens jamais en couple, pourtant j'ai un amoureux que j'aime et qui vit avec moi. C'est mon côté garçon." Warren BEATTY, sors de ce corps! C'était formidable de balancer un truc pareil! C'était au début des années 2000,. Pour nous, les filles de 30-35 ans, ça sonnait comme un slogan féministe. Encore une fois, nous ne disposions que de ça, des slogans et des images. Puisque les générations s'étaient offert la révolution, les pavés dans la mare, les raisonnement inédits, les débats les plus intéressants comme la remise en question de l'instinct maternel; puisque le combat pour l'émancipation commençait à se déplacer vers la banlieue, où la situation devenait urgente, il nous restait ce féminisme intuitif, non-politisé, indépendant de toute idéologie et, surtout, basé sur une très nette tendresse pour les garçons (peut-être était-ce la meilleure part de digestion des années précédentes...). En attendant, quelle plus belle représentante que cette aristocrate libertine, assumant un tableau de chasse exigeant? Quoi de plus libérateurqu'une fille magnifique qui joue au Don-Juan? Qui se moque du qu'en dira-t-on, offrant à toutes les gourmandes le statut de reine? Une fille plus hétérosexuelle que Monique WITTING et moins rancunière que Valérie SOLANAS. Qui préfère la pratique égalitaire aux harangues, et la répartie cinglante à la radicalité tapageuse. Une bonne vivante, quoi.
Et puis, le retournement total. Il aura fallu une alliance et l'attrait du pouvoir pour que tout s'éffondre. Aujourd'hui, Carla BRUNI est une dame. Pas n'importe laquelle: la première Dame de France. Glups. Elle porte des taileurs beiges, des talons, plats. Elle est coiffée comme Nana MOUSKOURI. Dans les magazines, elle fait de splans de table pour les prochains dîners diplomatiques. Elle commence chaque phrase par "mon mari". Elle prend le thé avec des responsables de "Femme actuelle" pendant que Monsieur travaille. Celle qui sacrait les gourmandes en reines les a délaissées pour n'en retenir qu'une seule: la Reine d'Angleterre, à qui elle fait des courbettes. Résultat: on trouve Angela MERKEL sexy! Carla BRUNI est la victime du "syndrome Clotilde COURAU", du nom de cette actrice espiègle qui a épousé le prince Emmanuel-Philibert de SAVOIE. Prenez une fille bien dans sa peau, rigolarde et effrontée. dans la vie, elle s'amuse. Voire elle fait figure d'exemple par son irrévérence revigorante, son mérpis des conventions. Faites-lui rencontrer un homme-qui-a-des-responsabilités. L'ingénue se transforme alors en bonne bourgeoise lisse, soumise au protocole, obéissant à des règles de bienséance que ne renierait pas le "Guide de la bonne épouse", publié en 1960. Oubliées, la déconne, la liberté! Place à la béatitude conjugale surjouée...
Où est passée Carla BRUNI? Où est cette séductrice qui osait dire: "Les maris ne se volent guère, on sait les garder ou pas" ? Elle s'est évaporée. Assagie? A voir: la sagesse n'est pas une tare, et s'accompagne souvent d'une lucidité nouvelle. La Walkyrie des traversins a juste cédé la place à une irréprochable femme d'intérieur, qui précise qu'elle n'enregistrera aucun disque "jusqu'à la fin du mandat de mon mari". Finalement, elle a quand même sorti un album. Promesse trahie, donc, ce qui est bien le signe que le sarkozysme commence à rentrer. Au passage, elle offre une belle incarnation du conformisme niais à ds années-lumières de la femme qu'elle fut - ou prétendit être. Parce qu'il y a frocément un moment où l'on se dit: "Tout ça pour ça!" Toutes ces déclarations fracassantes pour aboutir à un "Bon courage chouchou" Parmi ces déclarations, il y en avait une: "Je n'ai pas envie de devenir une dame." Raté. Dans la foulée, le message livré est déprimant: la révolution attendra. Le mari est l'avenir de la femme. Vive les contes de fées. Non, pardon: vive les contes mais sans les fées, ces jolies célibataires qui volettent... >>
Source: Clara DUPONT-MONOD in "Marianne", semaine du 1er au 07 Août 2009, page 90.
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