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22/10/2008

Michèle Fitoussi félicite Antoinette Fouque pour son oeuvre !! (Télégramme de Brest)

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« Face à l’universalisme qui prône que la femme est un homme comme les autres, j’ai toujours défendu la différence des sexes qui joue sur un point essentiel : le fait de créer un enfant. Dans le monde entier, les femmes sont martyrisées parce qu’elles font des enfants. En
France, les entreprises les disqualifient à cause de ça. On marche sur la tête ».

Antoinette Fouque, qui a été députée au Parlement européen, rêve d’un Grenelle des droits de la femme « où on remettrait tout à plat en évitant de traiter la question des femmes par morceaux ».

Michèle Fitoussi

Le Télégrame de Brest , 22 octobre 2008

21/10/2008

Le Parisien de l'Essonne (Benjamin Jérôme) a aimé Les Obscures !

283427_9593066-o_150x113.gif Grigny - Viry-Châtillon
Littérature : Chantal Chawaf raconte le lac et la cité Benjamin Jérôme | 21.10.2008, 07h00

SOUVENT Chantal Chawaf attrape ses clés de voiture, son écharpe et part visiter les alentours. On peut la croiser se promenant dans le sud du département, en forêt de Sénart ou à proximité des pistes d’Orly. « Je suis une nomade », explique-t-elle. Mais son coup de coeur, ce sont les trois étendues d’eau de Viry-Châtillon et de Grigny.

Le lac et l’Essonne figurent d’ailleurs en bonne place de son dernier et vingtième roman publié récemment : « les Obscures ».

Auteur reconnue, Chantal Chawaf travaille dans le très chic VI e arrondissement, garde un pied-à-terre dans le XVI e . Mais elle ne pense qu’à s’évader et à rejoindre, le plus souvent possible, l’appartement qu’elle possède près des tours de Grigny 2. Il y a trente ans, elle s’est installée là pour la nature. « J’étais amoureuse du lac. Je n’ai vu que cela », se souvient-elle. Puis, elle prend conscience des immeubles qui l’entourent. « Ce que les gens appellent un ghetto avec un certain racisme et une certaine ignorance. Moi, je me trouve bien ici. » Elle parle de la diversité des cultures sans nier la violence des rapports humains. « Quand quelqu’un fait quelque chose de mal devant moi, je lui dis. Les gens respectent cette franchise. Une seule fois, on m’a dit : Tu n’es pas chez toi ici.»

Le roman se veut avant tout social

Cette coexistence entre nature et cité nourrit le livre « les Obscures ». Une jeune femme délaissée par son mari turc s’engourdit dans la solitude. Un jour, elle doit accueillir chez elle sa belle-fille : une Turque de 17 ans, récemment arrivée en France, à la fois perdue et révoltée. Une relation complexe se noue entre les deux femmes abandonnées sur fond de nature verdoyante. Bien que jalonné d’évocations bucoliques du lac et de ses crapauds, le roman se veut avant tout social. En arrière-plan, se dessinent les émeutes et la police, la peur de l’autre, les problèmes d’intégration ou encore le machisme de la société, un machisme intégré par les femmes. « Cette ville et ces problèmes méritent aussi qu’on y mette la littérature, la poésie, les mots. C’est un livre d’amour, de ce lieu, de cette population, de ce lac. »

* « Les Obscures », Edition des Femmes, 18 €.