26/03/2009
L'Art de (bien !) vieillir, conférence avec Thérèse Clerc et sa biographe Danièle Michel-Chich, mardi 31 mars, 18 h 30 (pour les jeunes... et les moins jeunes !)

Conférence sur L'art de bien vieillir (les fameuses Babayagas !) avec Thérèse Clerc et Danièle Michel-Chich (Thérèse Clerc est une militante féministe et Danièle Michel-Chich est sa biographe, auteur de "Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs", Des femmes, 2007) à 18 h 30 à l'Espace des Femmes.

17:16 Publié dans Danielle Michel-Chich, Soirées à l'Espace des femmes, Thérèse Clerc | Lien permanent | Commentaires (0)
Antoinette Fouque, citoyenne d'honneur sur La Chaîne Parlementaire (à vos télés, dès le 31.03.09 à 8 h 30 !!)
mardi 31 mars de 8 h 30 à 9 h première d'une longue série de diffusion de "Citoyen d'honneur" sur La Chaîne Parlementaire - Assemblée Nationale - (émission hebdomadaire présentée par Nathalie Cuman) consacrée à Antoinette Fouque http://www.lcpan.fr/emission/72206
Ils agissent parfois dans l’ombre, ils luttent souvent contre l’exclusion.
Ils s’engagent toujours pour de justes et nobles causes…
« Ils », ce sont les Citoyens d’honneur, des femmes et des hommes, connus ou anonymes. Nous avons souhaité leur consacrer une émission pour mettre en valeur leur engagement et leurs actions en faveur des autres.
Deux fois par mois, Nathalie Cuman reçoit un citoyen d’honneur pour découvrir sa vision de la citoyenneté et mieux comprendre ses missions et ses convictions. Face à un jeu de l’oie à tonalité citoyenne, l’invité d’honneur se raconte peu à peu. Question après question, se dessine le portrait de ce citoyen pas comme les autres pour qui le pluriel a remplacé le singulier.
17:15 Publié dans Antoinette Fouque | Lien permanent | Commentaires (1)
Colette Fellous consacre un "Carnet nomade" à Guillemette Andreu (dimanche 29 mars de 14 à 15 h sur France Culture)
dimanche 29 mars 2009
de 14 à 15 h sur France Culture
Emission "Carnet nomade" de Colette Fellous
Scènes de famille
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/carnet_nomade/index.php?emission_id=26
Dans ce carnet nomade, des scènes de famille circuleront, prises dans des lieux et des temps très différents, à partir de quatre récits, celui de Geneviève Brisac qui vient de signer sa première pièce de théâtre "Je vois des choses que vous ne voyez pas"' à la Manufacture des Abbesses et qui a rassemblé également toutes ses histoires d'Olga dans "Le grand livre d'Olga", celui de Pascale Kramer dont le dernier roman pose la question du lien entre mère et fille, le personnage principal étant prise entre sa mère et son bébé qu'elle n'arrive pas à aimer. Sylvie Andreu viendra parler du premier roman de sa propre mère, Guillemette Andreu qu'elle publie, petit miracle éditorial, à l'âge de 94 ans et qui raconte son enfance passée à Nantes, après la première guerre, puis ses années de formation. Enfin, avec Xavier Houssin, c'est également le portrait d'une mère qui se dessinera, le portrait de sa jeunesse, comme un conte qu'il lui chuchote au moment de sa mort. Une dernière scène, où le fils, comme dans un mythe, viendrait raconter à sa mère sa propre vie.
De l'enfance à l'extrême vieillesse, ce carnet sera un voyage tendre, lucide, parfois cruel, au cœur de la famille.
17:11 Publié dans Guillemette Andreu | Lien permanent | Commentaires (0)
Hay dos sexos !! (traduction en espagnol d'"Il y a deux sexes")

lien : http://www.mujeresnet.info/2009/03/hay-dos-sexos-ensayos-de-feminologia.html
"Hay dos sexos: ensayos de feminología", FOUQUE, Antoinette (Siglo XXI Editores, México, 2008)
Libros, lecturas y publicaciones
Por Antoinette Fouque
Cofundadora del Movimiento de Liberación de las Mujeres (MLF) y creadora de las ediciones Des Femmes, ex eurodiputada, es psicoanalista y directora de investigación en la Universidad de Paris VIII, Francia.
La feminización de la pobreza, la inseguridad sexual y el auge de los integrismos habían motivado ya, desde hace más de diez años, la primera edición en francés de este volumen. El balance negativo que yo hacía en esa época, lejos de ser obsoleto, es más actual que nunca. Los nuevos textos de la reedición francesa, que forman parte de esta edición en español, delatan una regresión, una contraliberación amenazantes.
La Pasión por el Uno arraiga su violencia simbólica en el lugar mismo de lo real, de la fuente (pro) creadora, y en ella erige su soberanía y los poderes, religiosos, políticos e intelectuales que se derivan. Al cubrir con un velo de ignorancia la envidia o deseo del útero que la obsesiona, la protesta viril, la paranoia libran una guerra unilateral y despiadada en contra de las mujeres, esclavizadas tanto por una economía libidinal falocentrada (cambista y libertina) como por una economía política capitalista (librecambista y ultraliberal).
Liberar de su fuente la libido creandi de las mujeres es lanzar un desafío permanente a esta guerra y abrirse a la gen(i)talidad de los dos sexos. Recordar que el primer medio ambiente de cada ser humano es un cuerpo viviente, hablante; recordar que todos nacemos de una mujer (y también de un hombre) y experimentar gratitud por ello es abolir un orden simbólico, tiránico, hegemónico; es vencer la adicción, especular de Narciso, evadirse de los dogmas y de la ilusiones, de las religiones del Libro; es detener la especulación del Todo mercancía, del Todo ganancia; pero es también, sin duda, empezar a pensar.
¿La gestación, hospitalidad tanto psíquica como carnal, como paradigma de la ética, de la responsabilidad y del don?
Genitoras, genealogistas, arqueólogas, archivos y archivistas de la especie humana, las mujeres han empezado a vivir su nueva 'condición histórica', han empezado ha escribir la génesis de una modernidad tardía.
Es la hipótesis positiva que reafirmo en esta nueva edición.
17:08 Publié dans Antoinette Fouque | Lien permanent | Commentaires (0)
"La musica deuxième" marque les blogs (26.03.09)
La Musica Deuxième, Marguerite Duras
par Fanny Ardant et Sami Frey, Antoinette Fouque présente la bibliothèque des voix.
J’ai avec l’oeuvre de Marguerite Duras un lien particulier, depuis très longtemps. Grand lecteur d’abord, j’ai à mon actif plusieurs travaux universitaires à son sujet, sans avoir pour autant fini mon mémoire de maîtrise sur cette parole qui m’échappa au moment où je crus l’appréhender. Babelio m’a proposé d’écouter cette lecture et c’est avec grand plaisir que je m’y suis prêté, histoire de m’immerger dans cette voix, cette écriture qui me fascine.
« Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Évreux au début de leur mariage, qui s’y retrouvent le jour où leur divorce est prononcé. Tous les deux dans cet hôtel de France pendant une nuit d’été, sans un baiser, je les ferais parler des heures et des heures. Pour rien d’autre que pour parler. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l’amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés.» M. Duras.
Ce sont deux voix qui se rencontrent. Deux paroles qui résonnent, dans l’intimité d’un bar d’hôtel. Ils viennent de divorcer. La parole s’engage presque sur un ton d’indifférence, neutre comme on pourrait le faire avec un étranger… Puis les voix se nouent peu à peu, les souvenirs remontent à la surface, les reproches, les vérités qu’on ne veut pas entendre, les espoirs qu’on espère peut-être encore… La parole s’embrase : la trahison, la blessure ouverte, béante… On rejoue les scènes de manière distante, pas du tout dans l’analyse, mais dans une théâtralité nécessaire pour faire ressentir l’intraduisible… Duras nous y a habitué : depuis le Square à l’Amant, en passant par Hiroshima mon amour, il y a toujours ce dialogue récurrent, cet entretien infini, ces deux voix qui déchirent le silence ; en surgissent des sentiments paradoxaux : l’amour, le désir, la douleur, mêlés à la voix quotidienne, celle qui parle de meubles, de choses insignifiantes… il en résulte un mouvement contradictoire de violence, d’indifférence, de désir furieux, d’amour brisé.
Les voix s’opposent, s’enlacent, jouent du porte-à-faux, posent une question, répondent à côté, reviennent à la question posée précédemment, ne se rencontrent pas, s’ignorent, puis se percutent violemment quand on ne s’y attend plus. Il y a souvent chez Duras la tentation du dialogue qui pourrait tout renouer, y compris soi-même avec soi-même, mais il y a toujours un ratage, quelque-chose qui passe à côté de l’occasion rêvée… les voix finissent épuisées et repartent chacune de leur côté.
La musica deuxième, réécriture de la Musica, 20 ans plus tard, apporte un deuxième acte qui va plus loin que la première pièce puisqu’elle veut les porter au bout de la nuit, au bout de l’épuisement pour qu’enfin la vérité éclate au grand jour :
« C’est en effet les mêmes gens et c’est aussi Evreux et cet hôtel. C’est aussi après l’audience. Mais cette fois-ci, ils ne se quittent pas au milieu de la nuit, ils parlent aussi dans la deuxième moitié de la nuit, celle tournée vers le jour. Ils sont beaucoup moins assurés à mesure que passe leur dernière nuit. Ils se contrediront, ils se répèteront. Mais avec le jour, inéluctable, la fin de l’histoire surviendra. C’est avant ce lever du jour les derniers instants de leurs dernières heures. Est-ce toujours terrible ? Toujours.
Vingt ans exactement séparent La Musica I et La Musica II, et pendant à peu près ce même temps j’ai désiré ce deuxième acte. Vingt ans que j’entends les voix brisées de ce deuxième acte, défaites par la fatigue de la nuit blanche. Et qu’ils se tiennent toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés. Quelquefois, on finit par écrire quelque chose. » DURAS Marguerite, La Musica Deuxième, Textes pour la presse, Gallimard, Paris, 1985, p. 97.
A écouter Sami Frey et Fanny Ardant dans cette édition c’est un pur bonheur : leurs voix s’accordent parfaitement à cette parole qui déroule le texte. La voix de Samy Frey est toujours dans une sorte de frayeur, d’interrogation, de désir et de défiance, tandis que celle de Fanny Ardant semble toujours sur la défensive, dans l’usure, dans cette violence de la douleur qui serre les dents, sans se plaindre jamais. Des grains de voix de toute beauté qui servent le texte avec finesse, ni surjoué, ni simplement lu. Il en ressort cette musique, celle qui donne son nom au titre de la pièce, cette Musica, entre ritournelle tragique et chanson d’amour qui ne veut rien dire…
http://www.labyrinthiques.net/2009/03/26/la-musica-deuxieme-marguerite-duras/
17:00 Publié dans Bibliothèque des voix, Fanny Ardant, Marguerite Duras, Sami Frey | Lien permanent | Commentaires (0)