03/10/2007
Le phénomène Susana Guzner par Pierre Salducci (sur le site "La référence.info, actualité du livre gay et lesbien")
Recopié du site d'actualité du livre gay et lesbien http://www.la-reference.info, ici http://www.la-reference.info/32-hiver2005.htm#romero
Le phénomène Susana Guzner
Par Pierre Salducci
On dit d’elle que c’est une « auteure brillante », « une écrivaine courageuse » et qu’elle est « énormément talentueuse ». Originaire d’Argentine et née en 1944, Susana Guzner est le nouveau phénomène de la littérature lesbienne et rayonne maintenant à partir des îles Canaries en Espagne où elle a choisi de s’installer.
Déjà bien connue au Canada anglais, Susana Guzner peut se vanter d’avoir captivé des milliers de lecteurs en Espagne et à travers le monde. Après avoir été traduit en anglais, en allemand et en néerlandais, son roman La Géométrie insensée de l’amour est enfin disponible en français. Publié par les éditions des Femmes, le livre a battu des records de ventes en France en très peu de temps. Selon María Rodríguez Peña Alfonso, professeure de littérature à l’université de Salamanque (Espagne), La Géométrie insensée de l’amour est « peut-être un des meilleurs romans d’amour entre femmes qui ait été publié jusqu’à présent en espagnol. Susana Guzner a ce don inné des latinos-américains pour raconter des histoires excitantes avec un énorme talent. En l’occurrence, l’amour entre les deux femmes est construit comme un suspense amoureux. »
En Espagne, Susana Guzner est considérée comme une des meilleures romancières du moment, même si María Rodríguez déplore qu’elle soit encore « injustement oubliée par les médias grand public » (comme toujours lorsqu'il s'agit de littérature homosexuelle). Son roman a réussi l'exploit de pulvériser le box-office espagnol sans un article dans la presse ni une interview à la télévision, tout s’est fait de bouche à oreille de lecteurs / lectrices. Pourtant, les critiques qu'elle reçoit sont toujours très positives comme le prouvent ces deux déclarations d’auteures : « Un roman qui vous emporte aussi fort que si vous descendiez des rapides, avec une histoire parfois tendre, parfois bouleversante, mais aussi parfois hilarante, et dans son ensemble, aussi spirituelle et turbulente que la vie », Rosa Montero, et « La Géométrie insensée de l’amour est une histoire pleine d’intrigue, d’intelligence, d’émotion et d’ingénuité, qui raconte la rencontre de Maria et d’Éva, mais aussi leurs moments de bonheur, leurs hésitations, leurs peurs et leurs audaces », Cristina Peri Rossi.
Le fil conducteur du roman pourrait se résumer en quelques mots. María, jeune traductrice, rencontre à l’aéroport de Rome la belle et énigmatique Éva, par laquelle elle se sent immédiatement attirée. La première est une lesbienne affirmée, l'autre est hétéro. Pourtant, cette rencontre marque le début d’une histoire d’amour intense et complexe, d'une passion tumultueuse qui évolue de manière inattendue et tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. L'imposant récit de plus de 500 pages tisse une toile sentimentale subtile qui s'achève par un rebondissement spectaculaire qui à lui seul justifie toute la lecture du livre. D'autant plus que Susana Guzner nous gratifie d'une impressionnante bataille de femmes qui risque de faire date dans les anales de la littérature lesbienne.
Dans la préface de son livre, Susana Guzner précise que La Géométrie insensée de l’amour est une pure fiction, animée par des personnages inventés, mais que, aussi étrange que cela puisse paraître, elle a vécu exactement les mêmes situations que dans son roman juste après les avoir écrites. Elle en arrive ainsi à la conclusion que son livre est en fait un autobiographie à l’envers puisque c’est la fiction qui est devenue sa vraie vie et non l’inverse. Par ailleurs, elle révèle que si certaines parties du récit se sont écrites presque toutes seules, s’imposant quasiment d’elles-mêmes, elle dût s’y reprendre à plusieurs fois avant de trouver le dernier chapitre de son histoire. Au terme de plusieurs tentatives infructueuses, elle décida de laisser aller ses personnages au gré de leur fantaisie, de céder aux voix qu’elle entendait, et d’adopter la fin qui lui était ainsi dictée plutôt que celle qu’elle avait auparavant prévue. Et visiblement, elle n'a pas eu tort car tout se déroule d'une manière admirablement bien tournée.
Au final, La Géométrie insensée de l’amour est un livre absolument exquis, raffiné et intelligent, admirablement porté par une langue subtile et vive. Susana Guzner décortique avec maestria la complexité des jeux de l’amour et du hasard entre deux femmes. Une grande découverte. Une auteure comme on en lit rarement. Un roman qui s'adresse à tous et toutes, et qui a les meilleures chances de devenir un incontournable de notre littérature.
Susana Guzner, La Géométrie insensée de l'amour, éditions des Femmes, Paris, 2005, 512 pages, 22 euros.
On peut en apprendre plus sur Susana Guzner, sa vie, son œuvre, en consultant son site officiel (en anglais et en espagnol) : www.susanaguzner.com
16:25 Publié dans Susana Guzner | Lien permanent | Commentaires (0)
Denis Diderot dans la Bibliothèque des Voix ! Avec Charles Berling !

Charles Berling lit
Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot
avec Julien Civange
Extraits- 1CD - 18 €
Ecrit en plusieurs étapes, à partir de 1773, Le Paradoxe sur le comédien ne sera publié qu’en 1830. Sous la forme d’un dialogue, dissymétrique, entre deux interlocuteurs censés défendre une thèse opposée, Diderot (1713-1784) développe une véritable réflexion sur l’art du comédien et, plus largement, sur la création artistique. Ainsi pose-t-il la supériorité de l’intelligence et du travail conscient sur la sensibilité, fût-elle porteuse d’une grande puissance pathétique...
13:35 Publié dans Bibliothèque des voix, Charles Berling, Denis Diderot | Lien permanent | Commentaires (0)
La cape magique par Jean-Laurent Glémin (www.parutions.com)
Dans l'impatience de l'article promis de Noël Godin dans "Crème fouettée", la rubrique Livres de l'hebdomadaire belge "Le Journal du Mardi", vous aurez le plaisir de découvrir la succulente analyse de Jean-Laurent Glémin, sur le site www.parutions.com (l'actualité du livre et du DVD) sur "La cape magique", pièce de Lou Salomé préfacée et traduite par Stéphane Michaud.
Tous mes remerciements à Thomas Roman et à Anne Bleuzen pour avoir commandé et publié ce texte splendide - que vous trouverez là : http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=1&srid=126&ida=8511
Conte psychanalytique
Lou Andreas-Salomé La Cape magique
Editions des Femmes / Antoinette Fouque 2007 / 15 € - 98.25 ffr. / 126 pages
ISBN : 978-2-7210-0560-1
FORMAT : 13,0cm x 20,0cm
Traduction de Stéphane Michaud.
C’est une idée intéressante de la part de l’éditeur de publier cette pièce inédite de Lou Andreas-Salome (1861-1937), probablement écrite en 1923. De cela, la bonne préface de Stéphane Michaud, qui est aussi le traducteur du texte, reste assez vague. S’il insiste sur l’aspect biographique de l’auteur et donne quelques clefs de lecture, il n’évoque quasiment pas son œuvre littéraire. Car Lou Andréas-Salomé n’a pas été que la muse de Rilke et la fameuse complice et patiente de Freud, elle a un parcours artistique derrière elle, qui renseigne sur l’époque et les grands génies qu’elle a fréquentés, notamment Nietzsche.
Dans cette pièce en trois actes, sous-titrée Fantaisie théâtrale, l’auteur rend d’une certaine façon hommage au poète Rainer Maria Rilke, mettant dans les caractéristiques du nain, personnage principal du texte, certains traits physiques et artistiques de l’écrivain allemand. L’histoire même, révélant l’amour de le jeune fille pour le nain, se base essentiellement sur l’impossible union qui a pesé sur les deux écrivains.
L’intrigue est simple ; nous sommes dans un conte étrange qui narre l’intrusion d’un nain en pleine nuit chez une famille, cherchant sûrement de quoi manger et où se loger mais qui, pour être accepté, se targue de posséder des pouvoirs magiques, notamment celui de rendre invisible, et de venir d’un monde lointain. Chaque personnage se lie avec lui, sous un aspect différent, intéressé, amical, voir amoureux, en vue de profiter de ses fameux pouvoirs.
L’on voit que l’écrivain a fréquenté Freud et ses démons de la psychanalyse, car la pièce, que l’on peut lire comme un récit (les didascalies étant nombreuses) s’imprègne du merveilleux, de l’imagerie habituelle des contes : Nains malins, innocence de l’enfance, sentiment d’étrangeté, morale finale, etc. L’imaginaire du conte, l’envie de sortir du réel par le biais du talisman, le fantasme, l’inconscient révélés par l’éventuel pouvoir du nain apparaissent donc au grand jour. Ces thématiques chères à Freud et plus généralement à la littérature moderne, dressent le décor. La progression de la pièce joue sur les codes classiques de la dramaturgie : Acte I : prise de connaissance des personnages, interrogations multiples, Acte II : développement de la pièce, Acte III : conséquences, conclusion et morale de l’histoire.
Andréas-Salomé insiste sur l’étrangeté du nain, dont on ne sait véritablement s’il est porteur de pouvoir comme il le dit. Mais son intrusion, son influence, sa forte personnalité (C’est une pièce sur l’altérité ; en l’occurrence ici, le nain est un étranger et son physique diffère de celui des autres : petite taille, grosses mains, laideur du visage.) vont modifier, en fait révéler, la personnalité cachée des uns et des autres : délire obsessionnel, pulsion suicidaire, fantasme refoulé, identité masquée, amour sincère. Bien évidemment, ce sont les enfants qui s’amourachent du nain, en tout cas qui accèdent plus facilement à son génie. Les adultes, êtres pervertis s’il en est, sont vite exclus de l’enchantement bien que l’influence du nain ait lieu tout de même sur eux. Mais ils accèdent à la réalité, aussi dure soit-elle. Tout comme les enfants à la fin de la pièce qui à leur tour révèlent leur secret les plus enfouis.
Une parabole sur l’identité, l’inconscient qui se révèle ; en cela la cape du nain qui agit sur chaque membre de la famille est la métonymie du pouvoir magique et le symbole du renversement qui s’opère sur les personnages. La mère de famille se rappelle d’un coup son enfance et le fait d’avoir été élevée comme un garçon. Comme le note fort justement Stéphane Michaud, biographe officiel de l’écrivain, le nain a ici le rôle du passeur, du révélateur permettant la découverte de soi-même.
N’étant pas humain, mais révélant l’humanité de chacun des membres de la famille, le nain quitte la maison, en y laissant sa cape, symbole de son travail à présent accompli. Seuls les enfants n’en sortiront pas indemnes, mais ils auront le privilège d’en être grandis comme en témoigne cette courte tirade du petit-fils : «Nous autres, nous avons le front de la réclamer [La cape]. Et moi, au moment où je voulais la mettre, j’attendais, je voulais quelque chose d’elle, au lieu de m’abandonner tout simplement à son pouvoir. Mais en retour, notre ouvrage à nous, humains, est plus clair, plus neuf, plus tonique» (p.114).
A lire comme une curiosité, une fantaisie théâtrale dont s’est peut-être inspiré un certain Maurice Sachs pour son roman Abracadabra, quelques années plus tard.
Jean-Laurent Glémin
( Mis en ligne le 01/10/2007 )
01:05 Publié dans Stéphane Michaud | Lien permanent | Commentaires (0)
"Parlez-moi la vie" avec Catherine David (6 octobre sur idFM 98), évocation de la Birmanie par Jocelyne Sauvard
Jocelyne Sauvard évoque Aung San Suu Kyi dans son émission "Parlez-moi la vie" dont Catherine David (livre audio "Simone Signoret ou la mémoire partagée", dont Antoinette Fouque a récemment fait l'éloge dans cette même émission, réédité sous peu, cf prochain communiqué - argumentaire déjà en pièce jointe pour vous donner l'eau à la bouche !) est l'invitée sur idFM 98 (qui repasse samedi 6 octobre à 16 h).
Coordonnées Jocelyne Sauvard :
* site http://www.jocelynesauvard.fr
* émission sur idFM 98 : http://88.191.12.229/index10.php
00:05 Publié dans Antoinette Fouque, Aung San Suu Kyi | Lien permanent | Commentaires (0)
02/10/2007
Le thème de l'Astrée développé par Laurence Zordan
Le thème de l'Astrée développée par Laurence Zordan (Rohmer n'a fait que copier ! par télépathie )
La preuve dans le texte :(...) "Dans un murmure de tuyauterie et de chasse d'eau, je refusais d'ouvrir à mon oncle. J'avais tracé un cercle mental autour de moi. Aucun homme ne pourrait le franchir, y pénétré sans avoir prononcé les paroles d'un serment fatal. J'aurais été bien en peine de dire lesquelles. J'avais simplement soif d'irréparable, d'irrémédiable, d'irréversible. Une volonté qui exalte le néant pour affirmer la présence de l'amour.
"Puisqu'il faut arracher la profonde racine
Qu'amour en nous voyant nous planta dans le coeur
Puisqu'il faut que le temps, qui vit son origine,
Triomphe de sa fin, et s'en nomme vainqueur,
Faisons un beau dessein, et, sans vivre en langueur,
Otons-en tout d'un coup et la fleur et l'épine
Et prenons de nous-mêmes un congé volontaire.
Nous le vaincrons ainsi, cet amour indompté,
Et ferons sagement de notre volonté
Ce que le temps enfin nous forcerait de faire"
J'ai retrouvé aujourd'hui, recopiés de ma main, ces extraits d'un sonnet de l'Astrée d'Honoré d'Urfé. Une manière volontariste de traiter les sentiments, une manière de nier le temps qui passe, une manière de détruire avec panache ce que le temps défait. Entre la jeune fille d'autrefois, au bord de l'abîme, dans de misérables toilettes, et la femme que je suis, quel est le lien nouant aujourd'hui ma gorge, à la pensée de l'homme oublieux qui, peut-être, ne m'embrassera jamais plus ? Il y a si longtemps, je me préparais à ne plus revoir mon oncle adorable. Comment pourrais-je maintenant prétendre qu'un inconnu ait envie de me revoir, alors que son regard est distrait par la planète entière ? (...)


Pour ceux qui, comme moi avant de faire ce communiqué, ignorent ce qu'est l'Astrée :
"Les amours d'Astrée et de Céladon" d'Eric Rohmer, sortie en salles le 5 septembre dernier : Dans une forêt merveilleuse, au temps des druides, le berger Céladon et la bergère Astrée s’aiment d’amour pur. Trompée par un prétendant, Astrée congédie Céladon qui, de désespoir, se jette dans une rivière. Elle le croit mort, mais il est secrètement sauvé par des nymphes. Fidèle à sa promesse de ne pas réapparaître aux yeux de sa belle, Céladon devra surmonter les épreuves pour briser la malédiction. Fou d’amour et de désespoir, convoité par les nymphes, entouré de rivaux, contraint de se déguiser en femme pour côtoyer celle qu’il aime, saura-t-il se faire reconnaître sans briser son serment ? Il aura fallu attendre Eric Rohmer pour découvrir au cinéma la plus folle histoire d’amour de la littérature baroque, « L’Astrée » d’Honoré d’Urfé. D'après L'Astrée d'Honoré d'Urfé
23:30 Publié dans Laurence Zordan | Lien permanent | Commentaires (0)
Déjeuner des Marraines et Parrains de Ni Putes Ni Soumises le 10 novembre !! Avec Hacina Zermane !!
Paris, le 02 octobre 2007
Invitation au déjeuner des Marraines et Parrains de NPNS, le samedi 10 novembre 2007
Cher Hacina Zermane,
Le mouvement Ni Putes Ni Soumises organise, pour la cinquième année, son Université d’Automne les 9, 10 et 11 novembre prochain à Dourdan (91).
Tant de chantiers sont à entreprendre, trop de questions restent en suspend… Notamment celles relatives aux rôles des femmes dans les quartiers populaires, aux violences qu’elles continuent à subir et au respect de la laïcité dans tous les espaces publics.
C’est ensemble, avec nos militants, avec des personnalités et des acteurs de terrain, que nous pourrons apporter des réponses concrètes à ces problématiques qui restent au cœur des préoccupations de notre Mouvement. Car Ni Putes Ni Soumises est plus que jamais un mouvement « force de proposition ».
Cette année, des féministes telles que Wafa SULTAN, psychologue américano-arabe, notre marraine Nawal EL SAADAWI, Féministe Egyptienne, Taslima Nasreen, gynécologue et auteure au Bangladesh, ou encore Nilofar BAKHTIAR, Ancienne Ministre Pakistanaise, qui mènent ces combats dans le Monde, au risque parfois de leur vie, seront parmi nous.
Nouvellement nommée « Présidente » de Ni Putes Ni Soumises, je serais très heureuse et honorée, que vous acceptiez de participer au déjeuner des Marraines et Parrains du mouvement, le samedi 10 novembre à 12h30. Ce rendez-vous sera l’occasion de nous rencontrer et d’échanger avec l’ensemble de nos militants.
Avec toute mon amitié,
Sihem HABCHI
Présidente
23:13 Publié dans Hacina Zermane | Lien permanent | Commentaires (0)
Mercredi de la Mixité, spécial Hacina Zermane le 5 décembre à Ni Putes Ni Soumises !!!!
Jean-François Laloué, l'attaché de presse de Ni Putes ni Soumises http://www.niputesnisoumises.com/, sensible au bouleversant témoignage de "Sheh ! Bien fait pour toi !", a choisi de convier Hacina Zermane comme d'honneur à sa soirée, "le Mercredi de la Mixité", mercredi 5 décembre ( de 19h à 20h30). Myriam Mascarello sera sûrement là aussi ! Venez nombreux !
Maison de la Mixité
70 rue des Rigoles 75020 Paris
01 53 46 63 00
23:03 Publié dans Hacina Zermane | Lien permanent | Commentaires (0)
"Crise en Birmanie : Bouddhisme et politique", sujet de "Travaux Publics" sur France Culture, le 2 octobre !
Michèle Idels s'exprime sur France Culture dans l'émission Travaux Publics de Jean Lebrun mardi 2 octobre
Clin d'oeil à Jean Bernard Chardel (www.jbchardel-art.com ), très concerné par les questions de femmes en lutte (cf Ingrid Betancourt), qui m'a rappelé le matin-même la programmation radio de Jean Lebrun, "Travaux publics", sur France Culture, consacrée à la cause birmane (titre : Crise en Birmanie : Bouddhisme et politique) mardi 2 octobre. Elle est encore disponible à l'écoute ici : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/travaux/index.php Vous pouvez y entendre Michèle Idels, qui a accompagné Antoinette Fouque passer trois jours à Rangoon auprès d'Aung San Suu Kyi en 1995 y présenter "Se libérer de la peur", le SEUL livre des écrits d'Aung San Suu Kyi herself, publié aux Editions Des femmes en 1991. (et en déduire que sur ce coup-là AUSSI, Antoinette Fouque a été la pionnière, se situe à l'avant-garde de TOUT)
A l'occasion de la rencontre entre l'émissaire de l'ONU et le chef de la junte, Twan Shwe, Jean Lebrun a consacré son émission à la place de la politique dans le Bouddhisme avec Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux à Aix-en-Provence et Guy Lubeigt, géographe, spécialiste de la Birmanie.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le principe "Travaux publics" est le suivant : En direct du café El Sur (35 boulevard Saint-Germain, Paris 5ème) à Paris : un ou deux invités, pas davantage, quelques témoins dont le nom importe moins que l'expérience réelle et un public tout proche, très présent, dont Jean Lebrun et son équipe voudraient faire des questionneurs et des chroniqueurs du temps moderne.
20:00 Publié dans Antoinette Fouque, Aung San Suu Kyi | Lien permanent | Commentaires (0)
01/10/2007
Interview de Jean-Joseph Goux par Pierre Cormary
Réponses aux questions de Montalte
Question 1- D'abord, une question "difficile" : au vu des connaissances et du mode de penser d'aujourd'hui, quelle est selon vous la meilleure définition de l'oeuvre d'art ?
Question difficile, car c’est cette définition que l’art moderne et contemporain ont fait exploser. Notre situation pourrait même se résumer à ceci : il n’y a plus de définition tenable de « l’œuvre d’art ». Alors que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé là ? Tout se passe comme si l’art moderne et contemporain avaient, peu à peu, mis en cause, détruit, démonté toutes les caractéristiques qui pouvaient faire d’un objet une œuvre d’art. Tout se passe comme si son mouvement même, depuis plus d’un siècle, consistait à cela, à se défaire presque méthodiquement de tout ce qui pouvait être compté comme un trait essentiel de l’objet esthétique. Très vite, avec Picasso puis Duchamp, le défi était lancé. Et il ne cessera pas depuis d’être relancé. La référence à la beauté, qui était une dimension essentielle de ce que l’art (c’est à dire « les beaux-arts »), promettait au spectateur vole en éclats avec Les demoiselles d’Avignon de Picasso. Le laid, le grimaçant, le difforme (puis bientôt le « trash » et le « destroy ») remplacent la quête du beau. Il n’y a plus d’idéal esthétique. L’humour, le sarcasme, s’introduisent dans la galerie ou le musée, se moquant des « beaux-arts ». et de toutes ses idéalisations : la pissotière de Duchamp détruit toute définition de l’art, mieux qu’aucun manifeste dadaïste. A la limite on ne peut plus rien dire de l’art a priori. L’art c’est ce qu’on expose. L’art c’est ce qu’on montre. L’art c’est ce qu’un groupe de personnes ayant un pouvoir institutionnel s’accorde à reconnaître comme de l’art, etc… Toutes ces façons décevantes, déroutantes, de dire ce qu’est l’art, témoignent d’une incertitude ou d’une crise qui est au cœur de l’entreprise artistique de notre temps, et qui devient sa caractéristique même et aussi sa force, en tant qu’expression exacte d’un monde qui est autoproducteur de sa propre réalité, et non pas image d’une réalité déjà existante, ou reflet d’idéaux esthétiques inscrits au ciel.
Question 2 - Vous rappelez très justement dans votre livre que l'art fut pendant les deux siècles derniers "l'utopie de la modernité". A travers le refus quasi systématique de l'art contemporain par le public, refus qui selon vous relève d'un dépit envers une religion qui n'a pas tenu ses promesses, peut-on dire que l'on assiste aujourd'hui à une mort de l'art comme il y eut une mort de Dieu ?
Certes l’art fut une sorte de religion de l’époque moderne, un substitut des grandes croyances religieuses défaillantes. On a mis en lui des espérances de transfiguration de la vie et de rédemption qui étaient jusque-là réservés au domaine de la vie religieuse. Mallarmé, Wagner, ou Proust en sont des exemples extrêmes. Mais sur un mode moins intense c’est toute une époque d’artistes, d’ écrivains, de poètes, de musiciens, qui voit dans l’art l’espoir d’un salut métaphysique et non seulement un divertissement. Les avant-gardes ont hérité de cette radicalité. Le public aujourd’hui est sans doute très loin d’embrasser un tel fanatisme de l’art. Mais le fait que le public a tendance à bouder l’art contemporain -- qui lui-même est devenu très ironique, très déceptif, par rapport à tout ce qui pourrait donner à l’art une puissance de transfiguration idéaliste et d’exaltation – ne signifie pas pour autant que l’art, en général, disparaisse de notre horizon, et soit devenu comme le prévoyait Hegel quelque chose du passé. C’est même le contraire qui semble se produire. Les moyens techniques d’agir sur la sensibilité visuelle au auditive, --ce qui constitue potentiellement des ressources de l’art---, deviennent plus complexes et plus puissants. Par ailleurs, et sous cette influence, on pourrait diagnostiquer une sorte d’esthétisation générale, une influence de plus en plus marquée des sons et des images, à travers les instruments multimédiatiques qui nous entourent et ne nous quittent pas. Certes, dans cette esthétisation, c’est le statut historique de l’art, du grand art, qui est aussi mis en cause, mais cette crise n’est pas une mort de l’art par inanition, plutôt un élargissement de ses moyens qui en fait éclater les frontières. D’ailleurs, il faudrait nuancer aussi cette bouderie du public dont vous parlez. Il semble que l’art contemporain (sans même parler de l’art classique et moderne qui déplace les foules) touche un public de plus en plus grand, et je ne parle pas seulement de ceux qui se servent de lui comme outil de spéculation, ce qui pose d’ailleurs des problèmes très déroutants aux confins de l’économique et de l’esthétique sur la « valeur » des œuvres d’art.
Question 3 - Alors qu'ils accédaient enfin à une autonomie totale de création et à une liberté formelle quasi infinie qu'aucune époque ne leur avait accordée, la plupart des artistes contemporains ont tourné le dos au monde. Est-ce parce que l'art du XX ème siècle a pu se fourvoyer dans le totalitarisme nazi (Léni Riefensthal, Arno Brecker, Albert Speer) et qu'ils ont voulu par prudence ou par probité ne plus jamais avoir affaire au monde de peur d'être récupéré ? Ou bien est-ce par simple narcissisme autarcique ?
Il me semble en effet, que dans les années 60, à l’époque qui voit émerger ce que l’on appellera l’art contemporain, ( par différence avec l’art moderne) se développe en littérature comme en peinture l’idée qu’il faut renoncer dans l’art à tout engagement au niveau des contenus, et qu’il faut travailler à des révolutions dans la forme. Cette attitude a pu être adoptée en réaction à des fourvoiements politiques, à de sanglantes impasses, que ce soit celles du nazisme ou, surtout à cette époque, du stalinisme. En même temps, c’est sans doute le mouvement général de l’autonomisation de l’art qui se poursuivait de cette façon jusqu’à des extrémités qu’on pourrait considérer comme des limites aberrantes mais qui ont leur légitimité dans cette logique: l’écriture du roman qui s’écrit, le film du film qui se fait, la peinture qui déconstruit et met à jour les conditions élémentaires de sa production (le cadre, la toile, la couleur, le mur, etc..). Plus que d’un simple narcissisme, je pense qu’il s’agissait d’un mouvement presque inéluctable, dans une logique d’autonomisation du médium, qui a commencé avec l’art moderne et qui trouvait ainsi sa continuation. Depuis Manet le peintre ne se contente pas de représenter le monde, il veut aussi faire voir comment se fait une peinture, il veut laisser des traces de son opération de peintre. Toute la peinture moderne et une grande partie de l’art contemporain sont marquées par ce souci. La fabrication du tableau ou de l’objet laisse des traces. Le faire transparaît dans ce qui est donné à voir. En même temps cette tendance (qui a été picturale, littéraire, cinématographique) a pu coexister (y compris chez les mêmes artistes) avec le désir de capter plus directement le monde contemporain,
Question 4 - En même temps, vous dites que l'artiste contemporain, qu'il en ait conscience ou non ou qu'il se prétende "subversif" ou non, épouse de fait les valeurs individualistes, libérales et démocratiques de notre époque. La loi du marché est devenu la loi de l'art. Il n'y a donc plus de place pour une vraie subversion sauf celle peut-être d'un "artistiquement abject" (comme les "actionnistes viennois" ou autres performants gore) qui d'ailleurs est repris comme tout le reste par la spéculation ?
Il est bien certain que le surgissement de l’art moderne et contemporain n’a pu avoir lieu qu’avec certaines conditions extrêmement complexes, dont une grande liberté de l’individu, la volonté et la possibilité de mettre en cause les traditions, les canons, les règles, pour se lancer vers des formes sans précédents. Il a fallu que les notions de création individuelle, de liberté pure, etc... soient reconnues, et fassent parti de l’ ethos de tout un groupe, sinon de toute une culture. En ce sens là, oui, l’artiste contemporain appartient à son temps, qui est aussi le temps de la démocratie et de l’individualisme extrême, et celui où la figure même de l’artiste, du créateur, est valorisée d’une façon inouïe, qui n’a sans doute jamais eu d’exemple. Et pour que cela se produise, il faut sans doute que la société reconnaisse dans l’artiste - dans le fameux créateur, y compris le plus contemporain et dans ses domaines variés -, quelque chose de fondamental pour son ethos et son existence : l’invention, la production du nouveau, l’innovation pour l’innovation, ce qui correspond bien aussi à l’une des exigences vitales de nos sociétés présentes. Mais une telle interprétation s’inscrit dans un cadre très large, très général. Cela n’empêche pas que l’artiste, l’écrivain, le cinéaste existe dans un champ qui est marqué par des contradictions, des conflits, des luttes. C'est là qu'il affirme sa singularité et une force oppositionnelle qui peut être scandaleuse, choquante, déroutante.
Il est vrai aussi qu’après les provocations modernistes les plus scandaleuses qui sont maintenant acceptées et muséifiées, le choquant lui-même est une tradition et une exigence de l’art contemporain, ce qui émousse quelque peu sa force de subversion. C’est en cela que nous sommes entrés dans un moment « postmoderne » dont l’un des traits est que le conflit romantique entre le bourgeois et l’artiste, le divorce entre l’entrepreneur et le créateur, l’économique et le poétique, tend à perdre de sa force. L’entrepreneur lui-même se pense souvent sur le modèle du créateur, et vice-versa ; ce qui brouille le grand clivage né au dix-neuvième siècle. L’esthétisation de l’économie avec l’importance des medias, de la publicité, avec la captation du désir par le marché, avec la « valeur » aussi bien économique qu’esthétique et éthique suspendue au jugement subjectif le plus éphémère, n’est pas pour rien dans cette tendance.
Question 5 - On parle de plus en plus d'une gratuité pour l'entrée des musées. Y voyez-vous le signe d'une saine démocratisation de l'art - un art pour tous - ou le risque de faire de l'art un phénomène de consommation comme un autre ?
C’est une question qui renvoie à la fois à un problème de principe et à un problème empirique.. Est-ce que la gratuité est souhaitable ? Et lorsqu’elle est acquise, est-ce qu’elle a l’effet attendu sur la fréquentation des musées ? Il est vrai qu’il peut être bon, à une époque où les produits de la culture sont transformés en marchandise consommable aisément et sans effort, que le musée apparaisse comme un « sanctuaire de l’art ». C’est un domaine à part, un espace presque sacré, un véritable temple où un effort est à faire pour pénétrer. Il y a le dehors et il y a le dedans. Le prix de l’entrée est l’obole qu’il faut céder pour passer le seuil de ce domaine enchanté… Je ne suis pas complètement insensible à cet argument, même si, en même temps, on pourrait souhaiter que ce soit autre chose que l’argent, qui trace cette frontière symbolique.
Question 6 - "Dans la plupart des cultures, l'art n'a jamais quitté la place très honorable mais secondaire du beau, subordonné à des fins beaucoup plus hautes que lui" écrivez-vous. Est-ce à dire que l'on ne peut concevoir un grand art, sinon sans Dieu, sans transcendance ?
Même dans les civilisations qui ont connu ce que l’on peut tenir pour un grand art (la Grèce, la Renaissance), l’art reste une sorte d’artisanat du beau qui est subordonné à une fin plus haute, de type religieux et politique. L’artiste lui-même dans ces civilisations n’a pas encore le statut, la « cote » sociale et culturelle que l’on attribue aujourd’hui à l’artiste. Il reste proche de l’artisan. Ce n’est qu’à l’époque moderne et surtout au 19ème siècle que l’art s’autonomise, prend un sens par lui-même, n’est plus subordonné à des valeurs et des fins plus hautes. L’art devient un absolu. En même temps l’artiste acquiert un statut symbolique conforme à cette promotion de l’art.. Cette accession de l’art et de l’artiste à ce statut ontologique absolu coïncide, bien sûr, avec le déclin du religieux, avec la « mort de Dieu ». La pensée de Nietzsche marque parfaitement ce tournant : mort de Dieu et promotion du créateur, de l’artiste, à une place ontologique suprême. Mais le paradoxe est que cette grandeur de l’artiste correspond avec la fin du « grand art ». L’art est grand, mais il n’est plus dans la ligne du « grand art » qui suppose tradition, formation, discipline, respect des anciens et référence à des canons etc… L’art est devenu rupture, choc, innovation. L’art individualiste peut être grand, et même viser au surhumain, mais il n’a pas la dimension achevée du « grand art ».
Question 7- A la fin de votre livre, vous émettez la nécessité d'une nouvelle "discipline" toute "platonicienne" des images. Après tout, c'est sous les périodes les plus dogmatiques (le siècle d'or en Espagne, le XVIIème siècle français...) qu'ont pu se créer les oeuvres les plus splendides. Mais comment légitimer celle-ci sans retomber dans l'argument d'autorité, le dogme, sinon le clérical et surtout sans endosser les habits de la censure ?
On peut garder une certaine nostalgie pour les grandes époques de l’ image disciplinée. Peut-être le cinéma aujourd’hui est-il plus proche de cette discipline que « l’art contemporain » devenu installation, performance, etc.. et qui apparaît comme laboratoire ouvert du visuel, chantier de possibilités, percée critique et élitiste, davantage que comme œuvre accomplie, touchant un public universel. Mais je m’interroge seulement sur « l’image indisciplinée » et ses risques d’aberration, de folie, sans prétendre m’avancer vers aucun appel à l’image disciplinée qui impliquerait un consensus esthétique dont nous sommes bien loin, et qui serait en complète contradiction avec l’individualisme ou le subjectivisme dont nous parlions plus haut.
Question 8- Contrairement aux arts plastiques qui ont viré à l'abstrait, sinon à l'obscur, le cinéma est le seul art visuel qui a renoué avec le réalisme, visible par et pour tous, donc avec une certaine forme de religiosité. Parleriez-vous, comme Gilles Deleuze dans L'image-temps d'une "catholicité propre au cinéma" ? Le cinéma s'imposant finalement comme le seul art qui renouvelle aujourd'hui le lien entre l'homme et le monde ?
J’aime bien la formule de Deleuze. Le cinéma, qui conjugue images, paroles, musique, a acquis une place prééminente qui secondarise les autres manifestations de l’art. Ce septième art, que Hegel n’a pas pu prévoir, est celui qui contredit le mieux la thèse fameuse de « la mort de l’art ». Non seulement le cinéma peut envelopper les autres arts, les synthétiser, mais il devient un langage sans frontières ou presque, et il atteint ainsi à l’universalité par le sensible, à la catholicité à laquelle Deleuze fait allusion. Il est certain que, d’une façon ou d’une autre, tous les arts, visuels ou non, subissent la concurrence de l’art cinématographique qui modèle profondément nos sensibilités, et obligent les autres arts, et la littérature elle-même, à se positionner par rapport à lui. Il est porteur non seulement d’un « effet de réalité » mais aussi d’une capacité de formation des imaginations qui le place aujourd’hui en position dominante par rapport aux autres formes d’art.
Question 9- Un mot sur la disparition d'Ingmar Bergman et de Michelangelo Antonioni, ces deux grands génies de l'image moderne ?
Je ne peux que me ressouvenir du choc qu’a été pour moi L’Avventura d’Antonioni que j’ai vu au moment de sa sortie, cette impression d’un monde nouveau qui s’ouvrait, un monde avec lequel, en même temps, je ressentais la plus grande proximité. Ce film est resté pour moi, l’un des plus marquants. Le Septième sceau de Bergman m’avait frappé d’une autre manière, moins intime, moins personnel. C’est plutôt les films suivants de Bergman qui m’ont remué, alors que ceux d’Antonioni ne m’ont jamais paru atteindre la force de l’Avventura - peut-être aussi à cause de l’époque et de l’âge où j’ avais vu cette oeuvre pour la première fois. Deux immenses cinéastes.
Question 10- Quels sont enfin pour vous, dans le domaine des arts plastiques, les grands artistes vivants ?
Difficile de sélectionner quelques noms dans une époque si riche et si éclectique. Je dirais seulement que je suis frappé par le rôle nouveau des artistes femmes dans le domaine plastique : cinéma, photographie, et langages multimédias (y compris vidéo). Elles ont su faire apparaître des formes inédites de subjectivités, en osant aller très loin dans la révélation de l’intime, brisant les frontières traditionnelles entre la représentation publique de soi, et l’existence privée. A travers l’enquête sur leur identité (ou l’identité féminine en général et sa représentation) elles ont placé au premier plan la question du sujet et du corps, un sujet brisé qui se construit et se dérobe, et un corps qui est soumis au temps, à l’infirmité, aux transformations involontaires ou volontaires. Les noms d’Annette Messager, de Sophie Calle, de Cindy Sherman, de Nan Goldin, d’Orlan, de Gina Pane, bien sûr, me viennent à l’esprit, ou par ailleurs d’une autre façon, ceux de Pipilotti Rist, de Katharina Grosse, de Catherine Gfeller, de Colette Deblé ou de Sylvie Blocher. Ce domaine de croisement entre l’image publique et la vie privée, cette zone ambiguë entre le quotidien, le trivial, le banal, et la mémoire artistique ou encore l’interrogation sur les images de l’identité sexuée ont été particulièrement creusés et mis à jour par ces artistes. J’y vois une contribution importante de l’époque.
Jean-Joseph Goux
23:30 Publié dans Jean-Joseph Goux | Lien permanent | Commentaires (0)
"A l'horizon d'un amour infini", concourt au Prix Marguerite Duras !!
"A l'horizon d'un amour infini" est candidat à la première sélection du Prix Marguerite Duras.
Objectif du Prix d'après le Président de son jury, Alain Vircondelet, l'attribuer à un livre qui n'aurait pas fait honte à Marguerite Duras. Nulle recherche de clône dans la démarche, mais en revanche, une exigence de qualité, d'innovation et de modernité de l'oeuvre heureuse élue.
23:30 Publié dans Laurence Zordan, Prix Marguerite Duras | Lien permanent | Commentaires (0)