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28/08/2007

Salon du Livre, La Louptière Thénard, 17 et 18 novembre 2007

Christian Triché a invité Pomme Jouffroy au Salon du Livre qui se tiendra à la salle des fêtes de La Louptière Thénard les 17 et 18 Novembre prochains - et dont l’inauguration aura lieu le Samedi 17 à 11h.

Prix Marguerite Audoux : les membres du jury

Alain Rafesthain

Geneviève d'Aubuisson

Marie Desplechin

Pierrette Fleutiaux

Anne-Marie Garat

Benoite Groult

Bernard-Marie Garreau

Marc Lambron

Raymond Pinoteau

Jean-Yves Ribault

Prix Fémina : les membres du jury

Anne de Caumont
Solange Fasquelle
Viviane Forrester
Claire Gallois
Benoite Groult
Diane de Margerie
Mona Ozouf
Christine Jordis
Paula Jacques
Danièle Sallenave
Chantal Thomas
Paule Constant
Camille Laurens

Prix du Style : les membres du jury

David Abiker
Olivier Delcroix
Philippe Delerm
Guillaume Durand
Frédéric Ferney
Irène Frain
Macha Méril
Dominique Noguez
Patrick Poivre d'Arvor
Denis Tillinac
Ariel Wizman
Antoine Buéno

Présentation 1. "A l'horizon d'un amour infini"

Quelle place un baiser tient-il dans le trajet d’une vie ? De quel voyage est-il la partance ou le terme ? De quelle parole est-il le silence émerveillé ?

Trois personnages se croisent, dans ce roman du désir déçu et de la rêverie sensuelle.

Le malentendu, le mal-être, le mal-aimé…des variations du malaise peut naître l’extase lorsque, soudain, les visages se rapprochent, tandis que s’éloigne l’horizon d’un amour infini.

Lucile, Guillaume et Astrid se rebellent contre une existence aux couleurs carcérales. A la banalité, ils opposent une quête du ravissement, sans mièvrerie, avec violence parfois. Cherchant la délivrance dans l’insoumission, ils s’affranchissent du langage convenu de la séduction. Le baiser n’est pas le point rose que l’on met sur l’i du verbe aimer ; il n’est pas davantage l’arme à faible portée d’un arsenal pour stratégie amoureuse. Il est le grand bouleversement de tous les sens dans les sursauts de la beauté convulsive.

A l’ombre de la routine et d’un quotidien étriqué, s’épanouit alors le songe d’un paysage, « celui où les fleurs ne poussent jamais, seulement des enfants que l’on caresse, avec leur visage de fruit inconnu ».

Présentation 2. "A l'horizon d'un amour infini"

Avec A l’horizon d’un amour infini, Laurence ZORDAN écrit sur l’amour, après nous avoir livré la cruauté de ses pages sur la torture dans son premier roman : Des yeux pour mourir.

Elle y met la même ferveur, le même style ardent anime un texte qui irradie jusqu’au plus profond de la sensibilité du lecteur. Ce n’est pas le goût de la belle phrase, mais la transe poétique donnant à chaque personnage une voix.

Roman à trois voix, A l’horizon d’un amour infini révèle des protagonistes qui ne sont pas simplement dotés d’une psychologie, mais possèdent aussi une vie, perçue comme l’ombre de l’amertume, tandis qu’ils sont en marche vers un ailleurs sans lieu, l’utopie d’une émotion.

Il y a une étrange alliance entre les descriptions concrètes d’aspects prosaïques de la vie ordinaire, et les frémissements de pur lyrisme qui marquent l’élan d’une confession plus tournée vers l’avenir que vers le passé. Même s’ils sont au début persuadés de la portée rétrospective de leur quête, Lucile, Guillaume et Astrid ne parlent pas, en réalité, pour retrouver un mot ou un geste perdus qui auraient valeur rédemptrice s’ils pouvaient le prononcer ou l’esquisser. Ils expriment plutôt la sensation d’une béance: un trou s’est ouvert sous leurs pas, et ce n’est pas le puits sans fond d’un passé douloureux, mais l’infini des possibles prompts à faire basculer une existence en quelques heures. Leur parcours est scandé par le vertige de tout ce qu’il peuvent faire pour ne pas être ce qu’ils sont et devenir ce que l’on n’aurait jamais imaginé d’eux.

La pulsion d’anéantissement est une singulière renaissance permanente : au lieu de stériliser le rêve, elle le déploie. La frontière entre optimisme et pessimisme est brouillée : il y a de la désespérance sans désabusement et de la joie sans jubilation. Examen de conscience sans introspection, intrigue sans rebondissements artificiels : les péripéties qu’ils connaissent trouvent leur source dans les actes les plus anodins, accomplis par tout un chacun ; en ce sens, ils sont proches de nous. Mais le sentiment de familiarité qu’ils pourraient nous inspirer se teinte soudain de mystère et leurs aveux risqueraient de nous dérober l’essentiel, si leurs déclarations en trois scènes ne montraient l’unité d’une même trajectoire.