09/05/2009
L'hystérie masculine mise à l'honneur par Michel Cazenave sur France Culture ("Les Vivants et les Dieux")
le samedi de 23h à minuit | ![]() |
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émission du samedi 9 mai 2009 Platon, la folie et la poésie |
| Traditionnellement, on nous présente Platon comme le père du rationalisme occidental. Ce qu'il est certainement, à condition d'apporter de sérieuses retouches à ce portrait. Dans le dialogue du Phèdre, Platon fait en effet l'apologie de la folie comme l'un des bienfaits de l'humanité et, dans le dialogue du Ion, il explique que, par-delà le rhapsode, le vrai poète inspiré est celui qui est possédé par les muses, autrement dit, plongé dans la folie poétique. C'est tout ce Platon, inconnu jusqu'aux études de E.R. Dodds et de Georgio Colli, et avant une relecture de style heideggerien, que nous allons tenter de redécouvrir ici. Avec Jean Lauxerois, professeur de philosophie en classe préparatoire aux Grandes Écoles. |
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17:36 Publié dans Françoise Barret-Ducrocq, Juliet Mitchell, Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0)
08/05/2009
Monique Petillon fait l'éloge du "manteau noir" dans Le Monde (article du 8 mai 1998)
Le Monde.fr : Archives 1
09/07/2009
littératures
Chantal Chawaf vers la lumière
Article paru dans l'édition du 08.05.98
A défaut d'un nom perdu, d'une identité effacée par la guerre, la romancière a trouvé dans l'écriture une langue poignante et belle pour conter son histoire. En 1974 paraissait un ouvrage d'une densité poétique peu commune. Une jeune femme, Chantal Chawaf, entrait en littérature avec ce premier livre inclassable : une narration, en diptyque, où s'inventait un langage pour dire à la fois la mort et la naissance, l'absence et la plénitude sensorielle. C'était dans Retable (éd. des Femmes), déjà, l'évocation d'une naissance traumatique, celle d'une enfant arrachée au corps d'une mère mourante tandis qu'en contrepoint, dans la Rêverie, se déployait un cantique charnel.
Un quart de siècle plus tard, Chantal Chawaf boucle magistralement la boucle avec un grand roman, Le Manteau noir, son dix après avoir évoqué la tendresse radieuse, angoissée de la maternité dans Cercoeur (Mercure de France) ; le bonheur lumineux de l'enfance, lié au merveilleux des contes, de Blé de semences (Mercure de France) à Fées de toujours ; le manque, le deuil ou la solitude dans Landes, Crépusculaires (Ramsay) ou Rougeâtre (éd. Pauvert), à travers un camaïeu de rouges. Depuis Chair chaude (Mercure de France), Chawaf explore l'aventure d'écrire au féminin » un langage pétri, travaillé à la paume de la main parce qu'il y a des mots remonter « vers la lumière », vers l'absence maternelle ce halo, cette blondeur cendrée.
Le Manteau noir est une « autofiction », très proche parfois de la réalité autobiographique. Dans une notice accompagnant L'Intérieur des heures (éd. des Femmes), Chantal Chawaf confiait qu'elle était née à la clinique du Belvédère, à Boulogne, après un bombardement en 1943, qu'elle avait porté, jusqu'à son mariage, un nom à particule. La fin de son roman, écrit en cinq ans, indique que, comme la femme au manteau noir, elle a, des mois durant, exploré les archives, interrogé des témoins, vécu dans une « communauté de fantômes mutilés ses parents parmi la masse des victimes civiles.
Le récit commence dans la violence de la guerre : éclats de métal, arbres fauchés, chairs meurtries. Puis c'est le décor froid d'une pouponnière : le petit humain », né d'une mère de vingt-quatre ans mortellement blessée, est devenu un beau bébé au regard fixe, qui attire et fait peur. Bientôt l'enfant est adoptée illégalement par un couple, qui efface toutes les traces de son identité. « Petite reine sauvage parmi les pois de senteur et les ronces, fillette pâlichonne, terrée dans l'appartement d'Auteuil, puis adolescente révoltée, l'orpheline n'apprend qu'à l'âge de vingt ans les circonstances de sa naissance.
Alors commence un retour en arrière, une descente aux Enfers à laquelle Chantal Chawaf a donné une véritable épaisseur romanesque. Elle recrée les personnages qui entourent l'enfant, fait entendre dans des dialogues les intonations, la langue familière de l'époque : la voix éclatante, un peu vulgaire de « Dadou », la fausse mère passionnée et possessive, semble sortie d'un film des années 50. Lorsque se tait cette voix, à la mort de Dadou, commence la quête d'une vérité introuvable.
La « fille des morts », devenue une adulte vêtue de noir, essaie, avec une douloureuse douceur, de préserver ses perceptions : elle ne veut pas oublier l'abîme qu'ouvre une guerre dans la chair et dans l'esprit des victimes. Recueillant des témoignages de survivants un secouriste, un bibliothécaire, une puéricultrice , elle fait entendre, pour tous les disparus, les profonds accents d'une berceuse infernale. Ce n'est pas un roman qu'écrit la chercheuse d'enfance », c'est « de l'inconnu », qui requiert une langue nouvelle, à défaut du nom de famille perdu qui lui aurait permis d'exprimer, intelligiblement, une expérience inouïe.
De sa plongée dans le pays « des souffles et des voix », dans la nuit des « muqueuses grenat », pour mieux témoigner de ses morts, pour transfuser, dans ses mots, le goût râpeux et chaud de la vie. Chantal Chawaf, souvent invitée aux Etats Unis, où l'on commente son oeuvre, reste trop mal connue en France. Le Manteau noir, ce voyage à rebours vers », éclaire de sa lumière obscure un destin singulier. C'est aussi l'ouvrage original et puissant d'une romancière en pleine maîtrise de ses moyens, qui mérite la consécration d'un large public.
MONIQUE PETILLON
16:51 Publié dans Chantal Chawaf | Lien permanent | Commentaires (0)
05/05/2009
Emmanuel Pierrat entre dans la Bibliothèque des Voix des éditions Des femmes-Antoinette Fouque (sortie le 7 mai 2009)
"Troublé de l'éveil", un si grand succès dans sa version papier, va naître une seconde fois le 7 mai ! (avec une photo de l'auteur d'une beauté à se damner sur la couverture ! Bravo Irmeli Jung !) Réjouissez-vous ! Le voici !
Antoinette Fouque a eu l'idée d'enregistrer Emmanuel Pierrat lisant ses propres mots et d'éditer un livre audio de ce texte à la fois dense et bouleversant.
Avec ce nouveau CD,
Emmanuel Pierrat intègre donc triomphalement la prestigieuse collection "Bibliothèque des Voix" des éditions Des femmes, aux côtés d'hommes tels que Julien Gracq et Jacques Derrida, de femmes telles que Nathalie Sarraute et Françoise Sagan, et même d'actrices comme Catherine Deneuve et Fanny Ardant...!
C'est l'occasion de découvrir et d'aimer sa VOIX. D'avoir une raison supplémentaire, grâce à l'oralité, de se replonger dans ce petit chef d'oeuvre...
Relançons la communication autour de "Troublé de l'éveil" !
Le 7 mai, précipitez-vous dans toutes les bonnes librairies ! Et si vous êtes journaliste, n'hésitez pas à me le réclamer en service de presse en mentionnant une adresse postale à guilaine_depis@yahoo.com ! Envoi immédiat. Je suis également disponible au 06.84.36.31.85 pour toute mise en relation avec l'écrivain en vue de projets d'articles/interviews/émissions.
Si vous admirez/adorez Emmanuel Pierrat, parlez-en ! Prévenez vos amis !
Résumé de "Troublé de l'éveil" :
"Quand je cherche à dater mes premières nuits blanches, je dois remonter à l'école primaire, à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Cela fait moins d'une semaine que Marie-Claude, l'institutrice en charge de ma classe de CD a commencé de nous enseigner la lecture. J'ai dévoré en quelques jours tout le manuel, exhortant ma mère à m'apprendre les lettres de l'alphabet que j'ignorais encore, avançant d'un bon trimestre en une petite quinzaine.
A présent, les livres sont les compagnons obligés de toutes mes nuits. Mais je me suis longtemps demandé, comme de l'oeuf et de la poule, s'ils étaient la conséquence ou la cause de mon trouble." Emmanuel Pierrat
Extraits - 1 CD - 74 mn - Enregistrement réalisé en 2009 par Michelle Muller
18:34 Publié dans Bibliothèque des voix, Emmanuel Pierrat | Lien permanent | Commentaires (0)
04/05/2009
Débat sur le travail des femmes (mercredi 6 mai, 19 h)
L'Espace des femmes-Antoinette Fouque vous invite à débattre mercredi 6 mai à 19 h autour du livre
Exploitées ? Le travail invisible des femmes
avec
Nadine Jasmin,
co-auteure du livre et Présidente de Eclats de voix. Elle présentera le projet participatif à l'origine du livre et des pistes d'action.
et
Hélène Francisci,
comédienne, qui lira des témoignages.
10:26 Publié dans Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0)

