20/03/2009
Concert de la pianiste Anne-Marie Fijal, mardi 24 mars, 19 h 30 (Franz Lizst)
- Mardi 24 mars : 19 h 30, à l'Espace des Femmes, concert de piano de Anne-Marie Fijal, 10 euros
Svolte pièce pour piano de Fijal - création 2009
Spirale qui va de l’infiniment petit à l’infiniment grand entraînant toutes les matières sonores du piano.
Lugubre Gondola I et II de Liszt
Partition prémonitoire : c’est à Venise en 1882 que Liszt compose les 2 Lugubre Gondola quelques semaines avant la mort de son gendre, Richard Wagner.
Elégie emplie de chromatisme, au discours erratique sur un rythme de barcarolle.
Sonate en si mineur de Liszt.
Avec une énergie créatrice diabolique et une recherche de matériau sonore extraordinaire, Liszt invente une sonate dont le récit musical se joue d’un seul tenant, d’un seul souffle.
Comme Beethoven dans ses dernières sonates, Liszt rompt avec la forme classique qui jusqu’alors comporte toujours 3 ou 4 mouvements : rapide, lent, rapide.
Sonate Faustienne
Sonate métaphysique composée de différents climats : lento assai (thème A), allegro, agitato (thèmes B et C), andante sostenuto (thème D) et reprise de l’allegro energico par une fugue méphistophélique imbriquant tous les thèmes.
La sonate se termine par le retour de l’andante sostenuto qui sonne comme un moment d’espoir. Puis dernière descente dans les graves du piano suivie de cinq accords tendus dans les aigus, et la chute sur la note « si » le plus grave du piano.
Par une audace d’écriture et de construction, Liszt assure l’unité de l’œuvre grâce à une imbrication et transformation des thèmes évoluant dans une tension extrême et une effervescence constante.
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Anne-Marie FIJAL est compositeur et pianiste. Elle a reçu à l'issue de ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, les prix de piano, de musique de chambre, d'esthétique musicale, de musique de chambre professionnelle. Elle donne de nombreux concerts en France et à l'étranger. Elle compose et se produit depuis les années 70 et participe à des performances avec des peintres, des danseurs, des acteurs, des écrivains, et privilégie les rencontres, mêlant sa musique à d'autres formes d'expressions. Par un constant dialogue entre son travail d'interprète et de créateur, Anne-Marie Fijal réalise le lien entre des oeuvres visionnaires comme la 'Sonate opus 111' de Beethoven ou les 'Kreisleriana' de Schumann et une de ses oeuvres, mélange de lyrisme et de rigueur. Anne-Marie Fijal a composé une trentaine d'oeuvres pour le concert pour petites et grandes formations. En 1999 elle a reçu le prix de la Critique dramatique et musicale. En 2002, elle est Chevalière de l'ordre du mérite.
17:34 Publié dans Anne-Marie Fijal, Musique, concerts, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0)
19/03/2009
Christine Clerc raconte la soirée Shlomo Sand à l'Espace des Femmes (Valeurs actuelles)
Implosions
Quelle semaine !
Christine Clerc, Valeurs actuelles le 19-03-2009
J’ai cherché dans toutes les bibliothèques : je n’ai trouvé aucune trace de l’expulsion de Judée des zélotes rebelles, en 66 après Jésus-Christ. Shlomo Sand est lancé. Arrivé d’Israël le matin même pour recevoir le prix Aujourd’hui qui lui a été décerné par un jury de journalistes présidé par Jacques Julliard pour son livre Comment le peuple juif fut inventé (Fayard), l’historien controversé s’est avancé timidement jusqu’à la scène de L’Espace des femmes, sous l’œil critique de la maîtresse des lieux, la philosophe Antoinette Fouque.
Et maintenant, Shlomo marche de long en large et répond longuement, passionnément, à nos questions. Oui, répète-t-il, l’exil du peuple juif est « un mythe » : il n’a d’autre fondement que la Bible. Oui, il a parfois hésité avant de l’écrire, mais la tentation de la vérité a été la plus forte : le peuple juif n’a pas été chassé de sa terre, mais le judaïsme, qui a « pris son envol sous l’aile des Hellènes », s’est propagée dans Rome et a conquis, en 125 av. J.-C., le pays d’Idumée… Oui, ces révélations, qualifiées par des historiens juifs orthodoxes de « négationnistes », lui ont valu, à Tel-Aviv où il enseigne, des menaces. Mais son livre, bientôt traduit en sept langues, amène aussi nombre de ses compatriotes à réfléchir à un pays – Israël – qui serait fondé sur un projet commun de démocratie et non sur l’appartenance à une race ou à une religion. Shlomo se fait véhément : « Est-ce que vous vous rendez compte que, là-bas, une juive ne peut pas épouser un musulman ou un chrétien ? » Il redoute une « droitisation » du gouvernement, avec l’arrivée de gens « pires que Le Pen ». Pourtant, un jeune soldat lui a écrit de Gaza : « Je suis en train de vous lire. Cela me redonne l’espoir de voir notre pays changer. » Son ouvrage aurait-il déjà modifié les mentalités ? « Non, répond-il. Ce ne sont pas les livres qui changent le monde. C’est le monde qui change et qui attend de nouveaux livres. »
(...)
18:39 Publié dans Christine Clerc, Prix Aujourd'hui, Shlomo Sand, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (1)
Vernissage de l'exposition PARTAGES de Yolande Robveille, vendredi 20 mars, 18 h 30 - Présence d'Antoinette Fouque - Venez nombreux !
Vendredi 20 mars, à 18 h 30, Vernissage de la nouvelle exposition "Partage(s)" de Yolande Robeveille à la Galerie des Femmes.
Biographie : Yolande Robveille, je signe les peintures Yo, c'est plus court. Je suis née rue de la Chine à Paris dans le vingtième et je suis bœuf pour les Chinois. 2009 c’est l’année du bœuf, selon nos signes je suis bélier ascendant taureau. Bœuf, Taureau, Bélier…. J'ai commencé le coloriage toute jeune, puis j'ai fait de la photo en noir et blanc, des reportages, des portraits de personnes, de villes, et un jour je les ai coloriés à la gouache. En même temps je faisais de la vidéo, quelques films documentaires, puis j'ai retrouvé quelques tubes d'huile et j'ai commencé à peindre. Je continue à réaliser des films, j'essaye de développer la réflexion des étudiants, car je suis universitaire. La peinture est un temps pour soi. Avoir le privilège de pouvoir montrer son travail, de le faire partager : un réel bonheur.
Exposition "PARTAGE(S)"
Enfant j’ai dû certainement entendre qu'il fallait partager ses jouets, mais je ne m'en souviens pas. Par contre le choix entre son père et sa mère pour les vacances, je connais : il fallait trancher, alors je choisissais le père car il allait au bord de la mer… J’ai toujours désiré le partage, partout, le partage des idées, de l'espace, du temps, de l'existence, quand ça va et vient, quand le monde n’est pas figé par des lignes de partage. A une époque il y avait même la ligne juste, qui tranche et qui sépare, heureusement qu’il y avait aussi les lignes de fuite pour donner de l'air… Des lignes de fuite comme la peinture, où j’essaie de construire des moments avec les personnes et les paysages, je les rassemble, je les réunis, je les force au partage. Parce que je ne rêve que d'un gigantesque partage mondial et universel, mais c'est de l'utopie me dit-on. Et alors ? les partages sont là, ils vivent dans mes toiles et leurs rêves me font vivre.
16:47 Publié dans Expositions à l'Espace, Soirées à l'Espace des femmes, Yolande Robveille | Lien permanent | Commentaires (0)
18/03/2009
Bulleglob a écouté notre Liane Foly (18.03.09)
Masse Critique - Dialogues de bêtes
Dialogues de bêtes
Colette
Lu par Liane Foly
Tout d'abord, Colette...
Si le texte est parfois désuet, il ne peut cacher sa finesse, sa sensibilité et sa sensualité. A travers les paroles de Toby-chien et Kiki-la-doucette se dessine tout un monde où les hommes sont des dieux capricieux et où l'on devine en filigrane les tensions qu'on ne penserait qu'humaines. Colette me touche.
Ensuite, la lectrice, Liane Foly...
Dans son cas, la nommer lectrice est réducteur, elle lit mais pas seulement ; elle narre, joue, change sa voix, se fait tendre, câline ou sévère, elle offre un univers. Sa diction parfaite, sa voix très belle et son immense talent sont un ravissement. Elle nous accroche et on voudrait ne jamais la quitter.
Enfin un extrait...
http://bulleglob.lalibreblogs.be/archive/2009/03/04/dialogues-de-betes.html
16:11 Publié dans Bibliothèque des voix, Colette, Liane Foly | Lien permanent | Commentaires (0)
17/03/2009
Yves Aumont salue Guillemette Andreu dans Ouest-France (17.03.09) Avec une photo récente !
Magazine Ouest France - mardi 17 mars 2009 - Le premier roman de la vieille dame (Photo Henry Lanoë)
À 95 ans, Guillemette Andreu vient de publier Tableau d'honneur, le récit d'une enfance démunie, à Nantes au lendemain de la Grande Guerre. Un premier et unique roman.
Sur la carte adressée à Antoinette Fouque, la militante et fondatrice des Éditions des femmes, elle a écrit d'une main un peu hésitante : « Madame, il n'y a pas de merci pour parler de ce que je vous dois, des larmes de mes enfants et des battements de mon coeur. Je vous dois un moment de rare bonheur et je vous baise les mains. »
Elle a joint une photo d'enfance. Une petite fille en blanc. Le chapeau d'été fait un bandeau d'ombre sur les yeux. Dans les interstices du parapet, on distingue l'océan au second plan. Le regard de l'enfant s'échappe et semble fixer une présence indéfinie. C'est un été radieux comme celui qu'elle raconte dans le livre : « Et Lise connut la mer, la plage arrondie au creux de la falaise d'ocre, les rochers éclatés sous on ne savait quel tremblement et retombés au hasard, dans tous les sens, toutes les formes, toutes les tailles, le sable si fin qui coule dans les doigts, le sable mouillé où l'on écrit son nom, la mer endormie au loin qui se découvre dans son sommeil... »
La petite fille de la photo est désormais une vieille dame qui « attend la mort sans tristesse et sans nostalgie ».Elle habite au coeur de Paris, un petit appartement chargé de souvenirs. Des tableaux, des livres et les vers de Max Jacob qu'elle récite à voix haute : « Il se peut qu'un rêve étrange/Vous ait occupée ce soir/Vous avez cru voir un ange/Et c'était votre miroir.» Guillemette Andreu aime les poètes, la littérature, le prix Goncourt Jean Rouaud : « J'ai une faiblesse pour lui. La proximité du terroir sans doute. Dans ses pages, je suis là... » Il lui a fait l'honneur de préfacer son livre.
À 95 ans, Guillemette Andreu vient de publier son premier roman Tableau d'honneur. C'est l'histoire de Lise qui lui ressemble beaucoup, un récit de la pauvreté dans une ville de l'Ouest. La ville n'est pas nommée, mais on reconnaît vite le Nantes de l'immédiate après guerre, celle de 14-18. Les hommes n'en sont pas revenus. Ils ont laissé des ribambelles d'orphelines en uniformes, des femmes murées dans le deuil qui font chauffer la marmite vaille que vaille. On compte et recompte les sous : « Un petit tas pour le sucre, un pour le pétrole, un autre pour le lait et le beurre. » On glane les fruits, on quémande. On est pauvre, on vous le fait savoir, on a honte...
Longtemps après, la plaie reste vive même si tout a changé : « J'en ai longtemps voulu aux Nantais, à la bourgeoise, cette morgue, cette suffisance... Mais, j'ai fait ma vie, personne ne s'est mis en travers. Le côté sombre s'est estompé. »
« J'avais des choses à dire »
Mariée au journaliste Pierre Andreu aujourd'hui disparu, mère de quatre filles, Guillemette Andreu a connu d'autres cieux : la banlieue du Perreux quand elle est arrivée jeune fille à Paris, le Liban où elle a vécu un temps, son petit appartement face à l'école Polytechnique, dont elle ne bouge plus guère.... Mais elle aimait écrire. « J'avais des choses à dire. C'était un besoin. »
Sur un cahier quadrillé, elle a renoué le fil des choses : dactylographié le bruit du tramway dans la ville, les fêtes et le vin nouveau qui tourne la tête, la fouace et les châtaignes, les marins en goguette, les petits métiers des rues, le parfum entêtant des mimosas, les premiers émois, l'amitié, l'éblouissement de la mer, le bonheur de la lecture... « Les mots sont venus naturellement, sans brouillon. Le livre terminé, je l'ai fait lire à des amis. Ils m'ont répondu : 'Vous ne serez jamais écrivain.' Je me le suis tenu pour dit. »
C'était en 1976. La vie a passé, les enfants ont grandi. Les feuillets dactylographiés sont restés dans ses malles. À Nantes, elle est revenue pour l'enterrement d'un cousin syndicaliste, Gilbert Declercq. Elle s'est réconciliée avec la ville qu'elle trouve désormais lumineuse. Heureuse aussi que Nantes ait fait repentance avant Bordeaux pour la traite négrière. Elle a filé de nouveau vers Quimiac et le petit port de Merquel pour retrouver la lumière dansante de l'été.
Puis les fées se sont penchées sur le livre oublié. Les éditions « Des femmes », contactées par ses enfants, ont décidé de la publier sans plus tarder. « Votre livre est un petit chef-d'oeuvre, madame. Tout le bonheur est donc pour moi », lui a répondu Antoinette Fouque. Le critique Jérôme Garcin lui a donné un coup de coeur dans Le Nouvel Observateur. Depuis tout s'accélère.
Guillemette est honorée. Aux visiteurs qui s'intéressent à l'aventure, elle raconte volontiers, oublie un peu... Parfois son regard se perd. « Si j'avais publié plus tôt, sans doute j'aurais continué à écrire. J'ai peut-être perdu du temps. Maintenant, ça n'a plus d'importance. »
Longtemps après l'école et ses « bons points », la vieille dame accède à nouveau au tableau d'honneur. Et conclut en un sourire : « Un livre, vous savez, c'est vraiment une récompense. » Guillemette Andreu sait bien qu'elle vient de publier son premier et son dernier roman.
Yves AUMONT.
16:05 Publié dans Guillemette Andreu | Lien permanent | Commentaires (0)
16/03/2009
Annulation et report sans date de la Conférence "La marchandisation du vivant", avec Michèle André et Elisabeth Weissman


En présence d'Antoinette Fouque, conférence à 19 h 30 sur "La marchandisation du vivant" (la gestation pour autrui etc) avec Michèle André, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes au Sénat et Elisabeth Weissman qui a écrit "La nouvelle guerre du sexe"

20:10 Publié dans Elisabeth Weissman, Michèle André, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0)
Annulation (et report sans date encore fixée) de la soirée de mercredi 18 mars sur "La marchandisation du vivant"
19:59 | Lien permanent | Commentaires (0)