02/03/2009
Les Marianne de la diversité vous invitent à Féminin PluriELLES, vendredi 6 mars 2009, à 14 h (Maison de l'Amérique Latine)
http://lesmariannedeladiversite.org
http://lesmariannedeladiversite.org/IMG/pdf/Programme_Feminin_Plurielles-2.pdf
Dans le cadre de la journée internationale de la femme, les Marianne de la diversité, en partenariat avec l’association LLLS, vous invitent à partager un moment d’échange et de culture pour célébrer dans l’engagement et la solidarité la journée internationale de la femme.

De nombreuses artistes, chanteurs, comédiens, philosophes, sociologues, acteurs économiques et personnes engagées ont répondu à notre invitation et seront présents pour soutenir l’engagement au féminin. Lors de cette manifestation, la jeune artiste saoudienne Cheikha Latifa AL-Sowayel exposera pour nous ses toiles et ouvrira un pont entre l’Orient et l’Occident.
Découvrez ci-dessous le programme de cet événement :
FADILA MEHAL, Présidente-Fondatrice des MARIANNE DE LA DIVERSITE
En partenariat avec l'association LLLS
vous convie à la manifestation
"FEMININ PLURIELLES"
Lieu de cette manifestation :
Maison de l’Amérique Latine, salon Brasilia
117 boulevard Saint Germain
Paris 75007
Métro Solférino
Vendredi 6 mars 2009, de 14h à 19h (journée animée par Nadia Bey, journaliste à la radio)
PROGRAMME :
14h00 Accueil des participants
14h15 : Ouverture par Fadila Mehal, présidente des Marianne de la diversité
Allocutions :
Valérie Létard, secrétaire d’Etat aux solidarités
Fadéla Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville
Edgar Morin, sociologue, parrain des Marianne de la diversité
14h30 Regard :
Blandine Kriegel, philosophe, marraine des Marianne de la diversité
« Les femmes et la Méditerranée en partage »
15h00 Table ronde 1 :
L’expression au féminin, entre miroir et mémoire
Régina Avila , écrivain , artiste, Yamina Benguigui, Olivia Cattan , journaliste cinéaste, CHANTAL CHAWAF, écrivain, Faiza Guene, écrivain, GISELE HALIMI, avocate, Simone Veil, membre de l’Académie française, Scholastique Mukasonga, écrivain, et prix Seligmann 2008
Modérateur Alexis Lacroix, rédacteur en chef de la culture à Marianne
Hommage à Aimé Césaire par Gisèle Bourquin, présidente de femmes au-delà des mers
16h Table ronde 2 :
Aux actes citoyennes !
Isabelle Fougère, présidente de l’association des femmes journalistes, Carole Da Silva, DG AFIP, Soumia Malinbaum, présidente de l’AFMD, Véronique Morali, femme d’or 2008 Terra Fémina, Marie-France Picard, Halde, Françoise Seligmann, présidente de la fondation Seligmann, Françoise Vergés, historienne et politologue
Modérateur : Serge Moati/Frédéric Taddéi, journaliste
Echanges avec la salle
17h : Vincent Byrd le Sage, discours de Philadelphie de Barak Obama
17h15 : Témoignages de femmes de Fatima Lancou-Besnaci par Souad Amidou, comédienne
17h30 : Intermède musical, Kerry James, Louisa Belaiche, Sébastien Avispa, Sté Strauss.
18h15 : clôture
Fadila Mehal, présidente des Marianne de la diversité
Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication
Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et aux Droits de l’homme
16:55 Publié dans Chantal Chawaf, Gisèle Halimi | Lien permanent | Commentaires (0)
Carole Vantroys interviewe Chantal Chawaf pour le Magazine Lire (article de mars 1998)
La mémoire bombardée
par Carole Vantroys
Lire, mars 1998
Le 15 septembre 1943, un couple est victime d'un bombardement à Boulogne-Billancourt. Enceinte, la jeune femme met au monde une petite fille avant de mourir. L'exode l'empêchant de retrouver ses grands-parents, Marie-Antoinette est adoptée illégalement et n'apprend la vérité sur son passé qu'à vingt ans. Dans cette «autofiction» douloureuse, Chantal Chawaf décrit l'obsédante recherche d'une femme en quête du secret de sa naissance...
En quoi le recours à la fiction vous a-t-il aidée à écrire ce livre que l'on devine si profondément autobiographique?
Chantal Chawaf. Pour moi, écrire est un acte d'amour. Je ne crois pas que l'on puisse sacrifier ses proches à la volonté de parler de son expérience intime, et leur faire du mal. D'où l'importance du roman qui, tout en s'enracinant dans le plus authentique, m'a offert la liberté de communiquer, simplement, sincèrement et le plus profondément possible, quelque chose de si complexe et de tellement viscéral.
Est-ce aussi pour cela que, dans le roman, votre héroïne attend la mort de Dadou, sa mère adoptive, pour rechercher ses origines?
C.C. Lorsqu'elle a vingt ans, Marie-Antoinette apprend la vérité, mais ménage ses parents adoptifs. Ce n'est que trente ans plus tard, lorsque sa mère meurt, qu'elle effectue cette recherche. Elle a été conditionnée pour effacer sa propre vie. Il lui a été interdit de se connaître. Alors elle attend, elle est docile, elle participe à l'effacement de sa personnalité
Même si on lui a tout caché pendant vingt ans, Marie-Antoinette pressent très tôt que ses parents biologiques ne sont pas ses parents...
C.C. Oui, on sait que le fœtus ressent de manière amplifiée tout ce que la mère perçoit. Dans le ventre de sa mère, la petite fille a entendu la guerre, les bombardements, les cris. Elle a sa «mémoire de bombardée». Et il lui en restera des séquelles pour la vie, même si ces souvenirs lui sont interdits par sa mère adoptive qui veut à tout prix la sauver, ressusciter cette enfant prisonnière de la mort, cette enfant qui ne veut pas vivre.
La petite fille est adoptée grâce à la loi d'août 1941...
C.C. Oui, la loi du code de la famille de 1939 a été révisée en 1941 pour faciliter l'adoption d'orphelins de guerre. Marie-Antoinette est orpheline, mais ses grands-parents partis en exode risquent d'entreprendre des recherches lorsque la guerre sera finie. Il suffit donc à ses parents adoptifs de faire de Marie-Antoinette une enfant naturelle, abandonnée, née de père et de mère inconnus, pour qu'il ne reste aucune trace de ses origines.
Pour écrire ce livre, vous vous êtes beaucoup documentée sur les victimes de guerre...
C.C. J'ai passé deux ans à temps plein dans le centre annexe des Archives de Paris de Villemoisson-sur-Orge. J'ai lu les rapports de police relatant les récits de bombardements, établissant les listes de victimes...
Je voulais aller voir là où même les historiens ne se sont pas penchés de près. Du côté des bébés, des femmes enceintes, des civils victimes des bombardements.
Est-ce un livre contre la violence?
C.C. Ce qui m'intéresse, c'est la problématique de la guerre, son aspect insoluble. Les parents de Marie-Antoinette sont tués par un raid «libérateur». Ils meurent à cause des sauveurs. Peut-on faire l'économie de ces vies inutilement sacrifiées? Passer outre en ne retenant que la victoire? Je n'accuse personne. Je constate simplement que la Seconde Guerre mondiale est la première guerre aérienne où les civils font partie de la guerre.
Vous avez publié votre premier livre en 1974. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour raconter cette histoire?
C.C. Je crois que ces deux décennies n'étaient pas de trop. Avant, l'émotion n'était pas encore suffisamment travaillée. L'angoisse était plus forte. Depuis 1974, j'ai publié une vingtaine de livres. Et c'est comme si chacun de ces textes m'avait aidée à trouver une langue capable de dire ce que je ne pouvais pas dire avec la langue que j'avais apprise.
16:46 Publié dans Chantal Chawaf | Lien permanent | Commentaires (0)
Femmes catholiques, avec Antoinette Fouque (Générations Femme mars avril 2009)
Générations Femme Mars-avril 2009, n°38
Le Magazine de l'action catholique des femmes (www.actioncatholiquedesfemmes.org)
Livres
Femmes en mouvement
"En solidarité de lutte..." est la dédicace qu'Antoinette Fouque fit à l'Action catholique des femmes, en nous offrant son ouvrage Génération MLF, 1968-2008. La plupart des femmes qui s'engagèrent en 68 dans le Mouvement de libération des femmes avait 16 ans, 20 ans ou 33 ans ! Venues de tous horizons, divers pays, elles ont créé ou rejoint le MLF. Ce mouvement a profondément transformé leur vie, et celle de millions de femmes et d'hommes, et engendré une profonde mutation de notre civilisation. Aujourd'hui, une cinquantaine d'entre elles se souviennent, témoignent, et comme elles restent des "femmes en mouvement", elles imaginent aujourd'hui les libérations à venir. Elles affirment aussi que, désormais présentes au monde, les femmes sont la force émergente de ce siècle. Des témoignages, des documents d'époque (textes et photos), une chronologie originale et inédite d'octobre 1968 à 40 ans plus tard, font de ces 652 pages, une référence.
Génération MLF, 1968-2008 d'Antoinette Fouque, Editions Des femmes
14:53 Publié dans Antoinette Fouque, MLF (40ème anniversaire, octobre 1968 - 2008) | Lien permanent | Commentaires (0)