17/02/2009
"J'ai cherché..." critiqué sur les blogs (17.02.09)
mardi 17 février 2009
"J'ai cherché" de Charles Juliet, lu par l'auteur et Valérie Dréville, CD
Charles Juliet, écrivain français né en 1934, a abordé dans son oeuvre presque tous les genres littéraires : journal, récit intime avec "Lambeaux" et "L'année de l'éveil", nouvelles, théâtre, poésie. "J'ai cherché" est un recueil de poèmes en prose où, dans une langue sculptée, précise et épurée, Juliet explore la solitude, son passé et la rédemption par l'écriture.
Dans ce livre audio, la diction précise et le timbre clair de Valérie Dréville illuminent le texte de Juliet. L'actrice au parcours riche - elle a joué avec Vitez, Régy, Vassiliev- artiste associée du festival d'Avignon 2008 est bien connue des amateurs d'un théâtre expérimental, risqué et exigeant. Son interprétation sobre et musicale donne à entendre la matière vive de la langue de Juliet.
"J'ai cherché" de Charles Juliet, lu par l'auteur et V. Dréville, CD audio , éditeur "Des femmes", collection La bibliothèque des voix, 18 €.
à l'adresse 12:42
Libellés livre audio, poésie
http://empreintedesmots.blogspot.com/2009/02/jai-cherche-de-charles-juliet-lu-par.html
16:39 Publié dans Bibliothèque des voix, Charles Juliet, Valérie Dréville | Lien permanent | Commentaires (0)
Legenditempus aime les Bêtes de Colette (blog 17.02.09)
17 février 2009
COLETTE, Dialogues de bêtes
On ne présente plus Colette (1873-1954), l’amoureuse, l’amie des animaux. Ce sont ses très beaux « Dialogues de bêtes » (1904) que j’ai eu, grâce à Antoinette Fouque, l’occasion d’écouter. La lecture est agrémentée de morceaux musicaux doux et paisibles : Introduction et allegro pour harpe, avec accompagnement d’un quatuor à cordes, d’une flute, d’une clarinette, de Maurice Ravel. Modulant sa voix suivant qu’elle se fait Toby-Chien ou Kiki la Doucette, Liane Foly nous offre une interprétation remarquable. Elle nous dresse les portraits d’un chien Toby, goguenard et sympathique, bon caractère et d’une chatte Kiki, rusée et capricieuse.
Premier dialogue :
Un après-midi au soleil à évoquer leurs maîtres, Elle et Lui, leurs occupations préférées, leur amours. Le dialogue se termine avec l’espoir d’une promenade.
Deuxième dialogue :
Une très belle description de l’atmosphère étouffante d’une journée d’orage et de pluie. On y est ! On se croit comme Toby sous l’armoire occupé à regarder tomber les grêlons. Enfin l’orage s’apaise et Toby a envie de bondir dans le jardin mais reste auprès d’Elle.
Troisième dialogue :
Toby-chien évoque ses souvenirs de « travail » : six semaines passées au music-hall avec Elle.
Quatrième dialogue :
Dans un jardin à Auteuil, une tortue fait le tour du jardin.
Colette, Dialogues de bêtes, lus par Liane Foly, Des Femmes (La Bibliothèque des voix), 2008.
Merci à Babelio!
http://legenditempus.canalblog.com/archives/2009/02/17/12587069.html
16:16 Publié dans Bibliothèque des voix, Colette, Liane Foly | Lien permanent | Commentaires (0)
Compte-rendu de Christine Clerc dans Valeurs actuelles (soirée sur les amitiés d'hommes)
Valeurs actuelles 19 février 2009
Le Carnet de Christine Clerc
Le bon sens de Chérèque
(...)
Quelques jours avant sa "vente du siècle" au Grand Palais, Pierre Bergé accepte mon invitation à débattre avec le romancier Philippe Besson (auteur de La Trahison de Thomas Spencer" et moi-même sur le thème de l'amitié, sujet commun de nos livres. Notre rencontre a lieu à l'Espace des Femmes, rue Jacob, dans le VIème, qu'Antoinette Fouque met généreusement à la disposition d'écrivains, artistes, philosophes et pianistes femmes... et d'hommes qui adhèrent à la cause des femmes. L'ex-PDG de Saint-Laurent est de ceux-là. Il explique ainsi pourquoi il a soutenu et soutient encore Ségolène Royal. "Je n'ai pas accompagné durant cinquante ans quelqu'un qui a créé les costumes pantalons, les smokings, les sahariennes pour faire passer le pouvoir des épaules des hommes sur celles des femmes, pour ne pas souhaiter voir une femme arriver au pouvoir..." Il parle du présent et de l'avenir, et c'est une puissante nostalgie du passé qui remonte, à l'écouter. Nostalgie d'une époque littéraire qui nous donna Proust et Valéry, Gide et Claudel, Malraux, Camus et Giono, auxquels il rend hommage dans son beau livre, "L'Art de la préface". Nostalgie aussi des années Saint-Laurent, que Bergé a voulu conclure par un feu d'artifice en vendant aux enchères les dizaines de tableaux et de beaux objets achetés au fil des ans avec le couturier. "Je déteste la nostalgie, affirme t-il cependant. Mais depuis que Saint-Laurent n'est plus là, notre collection avait perdu son sens. Je pense qu'elle existera de nouveau quand sera tombé le dernier coup de marteau du commissaire-priseur." Là, le PDG impérieux, autoritaire, qu'on connut parfois blessant, fait naître l'émotion. Comme pour y couper court par un rire, il lance : "Tout le monde a fait ce rêve : assister à ses propres obsèques. Moi, je vais assister aux obsèques de ma collection." Quelles obsèques ! Et quel triomphe !
14:13 Publié dans Christine Clerc, Espace Des femmes, Philippe Besson, Pierre Bergé, Soirées à l'Espace des femmes | Lien permanent | Commentaires (0)