Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/08/2008

Maglione et la Librairie des Femmes (Maïten Bouisset), "Le Matin", 1981

Editions.jpg"Le Matin"

20 février 1981

Milvia Maglione, peintre et femme

Rue de Seine, les Editions des Femmes viennent d'installer une nouvelle librairie-galerie, et c'est Milvia Maglione, dont on n'avait pas vu les travaux à Paris depuis longtemps, qui inaugure cimaises et vitrines.

Qu'elle s'exprime sur une toile traditionnelle avec des pinceaux, ou sur un grand drap laissé souple avec du fil et une aiguille, le fait plastique domine chez Milvia Maglione et s'impose totalement. Il n'est pas ici un côté peinture et un côté couture, même si l'artiste a tenu tout un temps à mettre en évidence les instruments d'un univers dit spécifiquement féminin pour, à sa manière, se joindre à un combat nécessaire.

L'histoire de Milvia Maglione se raconte sur fond de paysage. C'est dans le paysage que naît une simple zone de lumière qui marque le temps de l'éclair de la pensée, de la réflexion, de la descente aux tréfonds de soi. C'est dans le paysage que la poupée, mais aussi la petite fille, se voit en morceaux, sa tête roulant comme une balle.

C'est du paysage enfin qu'émerge un très bel autoportrait. La tête est pleine d'images, lisibles, signifiantes, saisies dans une sorte de microscope géant, qui sont à déchiffrer une par une. Simplement parce qu'elles parlent de l'histoire d'une femme, mais aussi de celle de toutes les femmes.

Maïten Bouisset
Librairie des Femmes, 74 rue de Seine, jusqu'à fin février.

27/08/2008

Gabriel Matzneff décernerait le Prix Médicis aux "Obscures"

gaby31bis.jpg(...) Si j’étais un juré du prix Médicis, je voterais sans hésiter pour Les Obscures de Chantal Chawaf. La maîtrise de son l’écriture, la richesse coruscante de son vocabulaire auraient enchanté Flaubert, et, lisant Les Obscures, j’ai souvent pensé à Salammbô, association qui paraîtra bizarre à beaucoup, vu que l’intrigue très moderne de Chantal Chawaf n’a rien à voir avec le roman historique de notre bon maître de Croisset. Je maintiens Flaubert à cause de la rigueur, du souci de la perfection, du souffle, de la sonorité, de la beauté de la langue. Et je maintiens le prix Médicis parce que Les Obscures n’est pas un roman facile ; que pour toutes les raisons dites ci-devant c’est à un tel jury qu’il appartient de le défendre, de le faire connaître au public lettré.

Gabriel Matzneff, Rentrée littéraire

25/08/2008

Santé Yoga salue le premier "Les Obscures" (merci à Isabelle Clerc)

Paru dans Santé Yoga Septembre 2008

Retour aux sources

Corps, chamanisme, monde contemporain, nature profonde, tout est lié dans ce livre qui vous embarque de la première à la dernière page.
C'est le genre d'ouvrage dont on voudrait pouvoir donner des extraits tant son style s'apparente à la beauté des pierres les plus précieuses, des corolles les plus délicates.
C'est un retour aux sources qui passe par les ancêtres, la pollution, les émeutes, la banlieue, la forêt, la dérive, l'enfermement.
Frémissements, tremblements et vols à tire d'aile.
Une histoire d'usurpation, l'identité de la narratrice ayant été prise par une autre.
Une note précieuse et rare, un récit abrupt et intense, tissé dans la chair.

"Les obscures" de Chantal Chawaf, Ed. des Femmes