Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/05/2008

Conférence de presse de Maître Gisèle Halimi à l'Espace des Femmes-Antoinette Fouque, mardi 13 mai, 15h30

Des femmes - Antoinette Fouque présentent... 8e40e1c9175e33ee98a76b94c3b40970.jpg

La clause de l’Européenne la plus favorisée

Choisir la cause des femmes & Gisèle Halimi


Conçu par Gisèle Halimi, ce projet ouvre de nouvelles perspectives pour l’Europe. Identifier, à travers les législations des 27 pays membres, les lois les plus avancées pour les femmes, en faire un « bouquet législatif » offert aux 250 millions d’Européennes, tel est l’ambitieux travail que, durant deux ans, juristes, économistes, sociologues et syndicalistes de Choisir la cause des femmes ont mené à bien. Enrichi par des contributions de 52 représentantes et représentants des pays concernés, ce travail est aujourd’hui pris en compte par les plus hautes autorités politiques et soutenu par la Commission Européenne et la Présidence française de l’Union Européenne.

« Alors que l’Union européenne est souvent un instrument de confiscation de la souveraineté démocratique
et de destruction des acquis sociaux, l’association française Choisir la cause des femmes s’est lancée depuis
2005 dans un pari : ébaucher une Europe où l’harmonisation se ferait par le haut plutôt que par le bas, et
qui accroîtrait le bien-être de ses citoyens ou en l’occurence de ces citoyennes. »

Le Monde Diplomatique, mai 2008.

« L’élaboration de la Clause de l’Européenne la plus favorisée se révèle une démarche novatrice qui pourrait bien devenir l’une des modalités prioritaires de la construction de l’Europe des valeurs. Les critiques des eurosceptiques sur la législation européenne seraient dépassées. (...) Si la Clause de l’Européenne la plus favorisée réussit, d’autres domaines pourraient suivre et changer la relation des citoyens à la construction européenne, perçue comme régressive en matière de droits. » Jean-Luc Sauron, Professeur de droit européen à l’université de Paris IX (Dauphine), président de l’Association des juristes européens, Le Monde Diplomatique, mai 2008.

« Il me semblerait judicieux de faire de la Clause de l’Européenne la plus favorisée un exemple de loi idéale, une sorte de « rêve devenu réalité » qui considèrerait tous les aspects d’un point de vue féministe. »Tanja Auvinen, secrétaire générale de Nytkis, coalition des associations féministes finlandaises.

« Nous vivons un moment très critique de l’histoire, qui est une régression par rapport au XXème siècle.
(...) Il ne suffit pas de conquérir la majorité dans les Parlements pour obtenir les meilleures lois : il convient
avant tout de reconquérir l’âme et l’imagination des femmes. »
Luciana Castellina, co-fondatrice du quotidien Il Manifesto, ancienne députée du PCI.

« Le projet de la Clause de l’Européenne la plus favorisée est un outil splendide pour construire cette Europe tout en développant des aspects qui, partiront des femmes, c’est-à-dire des citoyennes, mettant au centre les êtres humains… » Elfriede Harth (Allemagne) représentante en Europe de Catholics For a Free Choice.

d8de454e9b1db80bbbca79e0c2d7dad7.jpg

16f4e564c0c5547bbde9a9ab4959ffa9.jpg

10/05/2008

Derniers jours des "Métamorphoses d'Alice" (Catherine Lopès-Curval)... Dépêchez-vous !!!

21f1aa471c0ed79736ae34e63fd32435.jpg

481bddedb8dbe0c405903bf6e9233a7e.jpg

80c565d710840ff0feaba4d5eef6e4ab.jpg

5eef56063364f6d61fd53dbb861056e5.jpg

6beb5d52f9e570cc8ba9683122ed7bd3.jpg

08/05/2008

Christine Orban entre dans la Bibliothèque des Voix ("Deux fois par semaine")

co.jpg

Christine Orban
Deux fois par semaine

lu par l'auteure

Coffret 2 CD- 27 €

Deux fois par semaine est le récit d’une psychanalyse : celle d’une jeune femme de 20 ans, mariée depuis peu, et devant faire face à la mort prochaine de son mari, malade et condamné. Enfermée dans sa douleur, bloc de silence qui la sépare du monde extérieur, elle va réapprendre, grâce à son psychanalyste, à se confronter à l’altérité. Au cours des séances une relation se crée, faite de provocations, de mille détails qu’elle note avec une grande précision, et peu à peu cette immense douleur qui ne peut pas se dire affleure en notations rapides et d’autant plus émouvantes.
Comment admettre et dire l’irréparable quand on est dans l’éternité de la jeunesse ? Comment vivre dans l’imminence de la mort quand on a 20 ans et qu’on aime pour la première fois ? Dans ce rapport presque muet entre la jeune patiente et le vieux psychanalyste, tout est évoqué de ce qui se tisse de si fragile et essentiel dans la relation à l'autre : cette présence-là, fondamentale, qui agit comme rempart à l’irréparable, et lui permet de briser la vitre, de retrouver le verbe, d’accepter de vivre envers et contre tout.

Christine Orban est l’auteure de nombreux romans, dont Le collectionneur, L’attente, et, récemment, Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête... et par beau temps aussi.

06/05/2008

Roger Dadoun célèbre les femmes !

RD par RV0006.JPGTexte figurant dans le catalogue des trente ans des éditions Des femmes :  
Trentenaire de l'ardente sereine guerre de trente ans, conduite,
ô blanches caravelles,
tous voiles chus,
sur hautains et hardis calicots,
contre cohortes bottées casquées cuirassées,
tenant en embuscade clinquants phallus
d'hargneux cadets pondus hors le ventre toujours fécond de la bête immonde,
la Gorgone fasciste des églises, sectes, intégrismes, pouvoirs, partis,
 
à tes nus pieds, ô des femmes, je déplie,
voix de mémoire amie,
le poème tapis rouge
 
(et que viennent donc s'y encorner les mufles minotaures !)
 
Etrennes de trente années du livre,
trente années tigresses aux griffes de papier
au joyeux au soyeux au rugueux rugissement,
trente glorieuses larguant toute gloriole et tout décorum,
 
ô des femmes
 
bénies soyez-vous entre toutes les âmes, et zélés corps,
pour avoir duré, simplement duré,
en juste fidélité,
orfévrant fins trésors de ferme tendresse,
par-delà flèches cupides, venins de langues et de regards,
plumes à l'injure crasse, bras tendus poings dressés prêts à frapper
des machismes sectaires mafieux acoquinés pour se payer
virile casse et culbute cavalière.
Point ne conviennent ici plaintes, élégies et thrènes,
mais bien plutôt accorte clameur d'hymne dionysiaque,
et plus sûrement l'ode isiaque
au miel hyménoptère,
pour la saga fabuleuse d'Isis à la divine partyhénogénèse,
car du néant, du nihil,
fui le Nil luxueux voluptueux lustral,
tu surgis,
toi ma lumineuse,
des eaux mères matricielles,
tu t'informes toi-même,
ô Mère primordiale,
pour une parade isiaque
qui ravisse l'extasié univers entre terre et ciel,
tu emmontes, artisane cosmique, les trente pièces d'Osiris le Morcelé,
fils frère amant dieu cadavre énigme, meursaub*
dispersé aux quatre horizons et qui,agrippé à ton sein, s'y enkyste,
s'acharnant, ô sombres mystères, à régler tes errances d'amour
déraisonné
 - mais où est donc passée, poisson, du viril voyou,
la verge oxyrhinque** ?
 
Trente années d'oeuvres nous vécûmes,
Et ce fut minutes de sable mémorial, broderies de fière écume,
jours ouvragés de parole empoignée
de parole extorquée renouée
de parole étoilée déliée
 
Arianes mes soeurs, toutes, combien de fils tendîtes-vous
en labyrinthes pareils à des miroirs sans tain ?
Tissage-pénélope de textes qui s'entextent se contextent se détextent,
écritures en navettes qui filent et claquent et s'affolent et s'apaisent,
livrant, gorgées d'ivrèmes, ces pages, ces pages, ces pages,
en étranges nappés japon piqués de pointes et gouffres. (...)
 
* meursaub, en arabe, "voyou", "coquin".
 
** Le sexe d'Osiris fut avalé par le poisson oxyrhinque (cf : Psychanalysis entre chien et loup, Imago/PUF, 1984)