Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2008

Colette Deblé par Jean-Luc Chalumeau

debl_cipm_affiche.JPGColette Deblé est née en 1944.  Peintre, elle vit et travaille à Paris. Elle expose de Houston (Texas) à Sanaa (Yemen). Depuis mars 1990, Colette Deblé dessine à partir
de diverses représentations de la femme dans l’histoire de l’art
afin de composer un essai plastique visuel constitué d’une infinité de lavis.

"Depuis vingt-cinq ans, Colette Deblé n’a pas cessé de penser visiblement et de créer des images où les "faces opposées des choses" pouvaient coexister. Aujourd’hui, son œuvre
trouve un accomplissement dans la passionnante enquête qu’elle poursuit dans l’histoire de l’art, à la recherche des images de la femme.
Il s’agit, selon ses propres termes, d’une suite de lavis, dessins et peintures (plus de deux mille) dont l’ensemble constitue une sorte d’essai plastique sur la représentation
des femmes dans l'histoire de l’art. Les lavis saisissent une attitude, une posture, un simple geste d’une femme appartenant à une scène peinte, sculptée ou photographiée
provenant de n’importe quelle époque. Ce personnage féminin est en quelque sorte "prélevé" par l’artiste, et la représentation qu’elle en donne ignore le contexte tout en
conservant sa trace fantomatique."

Le Magazine littéraire spécial Simone de Beauvoir (janvier 2008) - Interview d'Elisabeth Badinter citant Antoinette Fouque

Le Magazine littéraire, janvier 2008 ENTRETIEN AVEC ELISABETH BADINTER Propos recueillis par Perrine Simon-Nahum "Simone de Beauvoir est une héroïne, une conquérante"

(...) En revanche, nous avons notre propre bloc différentialiste avec Luce Irigaray, Antoinette Fouque, les plus radicales, mais aussi Françoise Héritier ou Sylviane Agacinski? Il est extraordinaire de penser qu'à cette époque ce sont Hélène Cixous et Luce Irigaray qui ont incarné le French Feminism en Amérique alors même qu'elles n'étaient pas entendues en France. Libération du 15 avril 1986 publie un article dans lequel Antoinette Fouque, le lendemain de la mort de Simone de Beauvoir, dénonce ses "positions universalistes, égalisatrices, assimilatrices, normalisatrices". Elle ajoutait "cette mort n'est pas un événement. C'est une péripétie qui va peut-être accélérer l'entrée des femmes dans le XXIème siècle". C'est dire la violence de ce discours qui célèbre les différences. (...)

+ l'édito

(...) C'est aujourd'hui au tour de Simone de Beauvoir de faire son come-back. Cent ans après sa naissance - le 9 janvier 1908 - un come-back d'outre-tombe ! A travers divers colloques, numéros spéciaux, rééditions, et essais biographiques - dont celui de Danièle Sallenave - cette commémoration sera abondamment célébrée. Beauvoir est sortie de son purgatoire pour devenir une figure prodigieusement présente et vivante. L'Histoire a donné tort à celles qui décrièrent le combat qu'elle mena pour les femmes, lui reprochant de les aliéner au modèle masculin. L'une des grandes prêtresses du MLF, Antoinette Fouque, eut ces mots terribles au lendemain de sa mort : "Cette mort n'est pas un événement. C'est une péripétie qui va peut-être accélérer l'entrée des femmes dans le XXIème siècle." Jugement fort hâtif dont la virulence est à l'image des attaques subies par Beauvoir tout au long de sa vie. (...)

Françoise Gilot et Antoinette Fouque à La Jolla (Californie)

173x200_394633.jpgTexte recopié du catalogue des trente ans des Editions des femmes :
Au début des années 80, Antoinette Fouque passait une grande partie de l'année à La Jolla en Californie et c'est ainsi que nous nous sommes rencontrées. Sa maison était nichée tout contre le Pacifique et la mienne plus au nord en haut d'une falaise. Un dialogue s'établit et aussi une chaleureuse amitié qui s'enrichissait de la présence de Marie-Claude Grumbach et de mon mari Jonas Salk. C'est ainsi que peu à peu se dessina le projet d'une exposition d'un groupe de mes oeuvres à la Librairie-Galerie Des femmes, rue de Seine à Paris qui eut lieu au printemps 1986. L'exposition accompagnée d'un petit catalogue s'intitulait Anamorphoses et le vernissage qui réunit écrivains et peintres fut très animé.
F.G.