08/12/2007
Monia Haddaoui parmi Les cent qui font bouger la France (Béatrice Schönberg, france 2), le 11 décembre !! A vos postes !!
Le SEUL témoignage de la maman d'une jeune femme lapidée en France en 2004 : "Ils ont lapidé Ghofrane" de Monia Haddaoui
Les 100 qui font bouger la France, nouveau magazine événement de France 2 présenté par Béatrice Schönberg le 11 décembre 07
Diffusion d'un reportage sur Monia Haddaoui de 15 minutes, coordonné par Esther Goldman au tout début de l'émission (première partie de soirée, 20 h 50) du 11 décembre. + Monia Haddaoui sera sur le plateau !!
Octobre 2004, le corps de Ghofrane Haddaoui, vingt-trois ans, est découvert sur un terrain vague de Marseille, recouvert de multiples blessures, le crâne défoncé.
Monia Haddaoui est la mère de Ghofrane Haddaoui, retrouvée morte dans un terrain vague des quartiers Nord de Marseille. Ghofrane avait 23 ans. Elle fut lapidée par trois garçons mineurs dans la nuit du 17 octobre 2004.
Pour accéder au site de l’association : http://ghofrane.ifrance.com
01:15 Publié dans Monia Haddaoui | Lien permanent | Commentaires (2)
07/12/2007
Venez fêter l'anniversaire de Thérèse Clerc, ce samedi 8 décembre à la Maison des Femmes de Montreuil !! (à partir de 15 h)
"Non, La vieillesse n'est pas un naufrage. "La vieillesse est un bel âge et j'entends bien le vivre jusqu'à la fin comme cela", c'est subversif. N'importe quel humain de sa naissance à sa mort doit pouvoir souhaiter son autonomie : c'est l'essence même de la liberté et l'essence même de la responsabilité." Thérèse Clerc, Présidente et fondatrice de la Maison des Babayagas (concept atypique de maison de retraite autogérée entre des femmes âgées, solidaires, écologiques et citoyennes), fondatrice de la Maison des Femmes de Montreuil. http://www.maisondesfemmesdemontreuil.org/
Chaud, chaud...!!!! Emotion droit devant !!! ... Thérèse Clerc a 80 ans... et elle NOUS (VOUS !) invite* TOUS le samedi 8 décembre à venir célébrer son anniversaire. (*sous réserve que vous apportiez un plat, genre quiche, pizza, cake, salade, viandes froides, poissons fumés, fruits, gâteaux) ( ...du boeuf mironton, si vous vous en sentez capable, c'est encore mieux !) (évitez simplement les soufflés !)
L'événement aura lieu à partir de 15 h (jusqu'à minuit !) à la Maison des Femmes, 26 rue de l'Eglise, à Montreuil, dans le 93. Métro terminus ligne 9, Mairie de Montreuil.
Tout le monde est le (la) bienvenu (e), pourvu qu'il (elle) apporte un met (de préférence délicieux et/ ou original). Non, ce n'est pas une blague, car la très charismatique Maman des Babayagas attend des centaines d'amis ! A vos fourneaux !
Le plus beau cadeau de la Maman des Baba, c'est sûrement la gratitude infinie que toutes celles et tous ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route étoilée lui vouent, mais c'est également, sur un plan plus modeste mais tout aussi sérieux, la sortie d'un livre, le 29 novembre (Le choix de la date n'aurait - m'a t-on assuré - aucun lien avec l'anniversaire de Jacques Chirac, frère Jupiterien, à qui on rajoute une bougie ce même jour !), Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs, de Danielle Michel-Chich aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque.
Une biographie... J'étais sceptique, j'appréhendais... Je redoutais le côtré froid, clinique de ce genre d'ouvrage... Mais j'ai lu... Et Danielle Michel-Chich, l'auteur de ce bijou, m'a véritablement bouleversée par son talent d'écrivain. Son sujet était beau, mais pas forcément facile. Je tire mon chapeau à Danielle Michel-Chich (l'autre excellente amie de Jean-Joseph Goux - avec Colette Deblé) pour avoir su évoquer Thérèse avec fougue et feu (ça tombe bien pour une sagittaire ascendant sagittaire !!), restituant dans le récit la passion qui l'anime, l'énergie titanesque et la verve qui - telles des phoenix la consument - autant qu'elles la régénèrent.
07:45 Publié dans Danielle Michel-Chich, Thérèse Clerc | Lien permanent | Commentaires (1)
05/12/2007
Spectacle "VIVRE !" autour de Taslima Nasreen du 4 au 9 décembre à Levallois (en partenariat avec les éditions Des femmes-Antoinette Fouque)
"Une femme seule peut grandir, se déployer et faire croître toute une forêt". (...) "Le doute et la peur sont les pires ennemis des femmes... Le doute enchaîne leurs pieds et la peur envahit leurs cerveaux." Taslima Nasreen
Bien chères toutes et tous, en tant qu'attachée de presse des éditions Des femmes, partenaire du spectacle de Xavier Carrar, je vous recommande avec ferveur de faire le déplacement pour y assister ! C'est à Levallois, mais pas si sorcier d'accès finalement : à seulement dix minutes de train de la Gare Saint-Lazare ! Remuez-vous un peu ! Cette représentation, joliment appelée "Vivre !", très rare par sa qualité comme par son thème, a donc lieu chaque soir - et ce jusqu'au 9 décembre - à 20 h 30, au Petit Théâtre Odyssée, 25 rue de la Gare, Levallois. Sauf dimanche 9 décembre, à 16 h. Tarif classique 10 euros, tarif chanceux 5 euros. Renseignements 01.42.70.83.84. (Infos fichiers PDF de la Compagnie Théâtre des Hommes en pièces jointes.)
Comme vous le savez, Taslima Nasreen est, avec Aung San Suu Kyi, l'autre principale amie étrangère oppressée d'Antoinette Fouque pour laquelle l'Alliance des Femmes pour la Démocratie se mobilise ces derniers mois. D'une fidélité sans faille pour les causes qui la touchent et lui semblent importantes et justes, Antoinette Fouque a une nouvelle fois mis en lumière la détresse de sa soeur du Bangladesh avec un communiqué qui a eu énormément d'échos dans la presse, repris par quasiment tous les média, le 3 octobre dernier. (et que vous pourrez retrouver ici : http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/archive/2007/10/03/taslima-nasreen-une-autre-femme-qui-a-besoin-de-nous.html )
Souvenons-nous qu'Antoinette Fouque avait réussi à sauver Taslima Nasreen en 1994. Le livre de la résistante orientale alors publié dans notre maison d'édition, reste disponible sous le titre Femmes, manifestez-vous ! (argumentaire en pièce jointe) ; il marque le début d'une solide amitié entre ces deux combattantes de la liberté.
Quant au spectacle, il est mis en scène par Xavier Carrar et constitue un vibrant hommage supplémentaire à Taslima Nasreen, je vous laisse l'écouter en cliquant lààààà :
http://www.ville-levallois.fr/videos-culture/vivre-video336.html
et vous abreuver de ses paroles ici : "Vivre ! veut faire entendre les souffrances, les combats et les résistances de femmes dans le monde, aujourd'hui. Vivre !, c'est cette rencontre forte avec le combat de Taslima Nasreen et la puissance poétique de son écriture, mais aussi avec les voix passées et présentes - plus vivantes que jamais d'Olympe de Gouges, Louise Michel, Nadia Tuéni, Annie Leclerc, Andrée Chedid, Antoinette Fouque et tant d'autres merveilleuses. - "droites sur le chemin". Xavier Carrar
Vivre ! est d'ores et déjà passé sur Radio Fréquence Protestante http://www.frequenceprotestante.com/ et est annoncé dans le guide Paris - agenda du Elle http://www.elle.fr/elle/ de cette semaine.
Mise en scène par le Levalloisien Xavier Carrar, cette œuvre a été écrite autour des poèmes de Taslima Nasreen. Cette pièce poétique est portée par trois voix, trois femmes, trois langues, en Français, en Arabe et dans la langue des signes.
Constituée d'articles, de portraits et de témoignages, Vivre ! fait entendre la souffrance et le combat de femmes dans le monde d'aujourd'hui. Un message qui s'adresse à toutes les femmes qui souffrent et se résume en une phrase : "Résistez car votre combat n'est pas vain, votre parole sera entendue".
Enfin, une mini intro sur Taslima Nasreen pour les (éventuels !) béotiens :
Cri du cœur
Taslima Nasreen évoque la condition des femmes et dénonce leur inégalité face aux hommes, leur soumission dans l'amour et leur esclavage dans la société.
Des thèmes très forts et ancrés en elle depuis qu'elle a été condamnée à mort par une fatwa et à la prison par contumace au Bengladesh, son pays natal.
En exil depuis douze ans, elle est accusée d'avoir osé s'élever contre l'oppression des
femmes. "Je crois que je dois utiliser la littérature comme un moyen pour transmettre un message, pour dire quelque chose de plus" témoigne Taslima Nasreen. Une pièce de théâtre qui ouvre les portes de la réflexion sur la condition de la femme dans les différentes sociétés. Un cri d'humanité, sincère et émouvant…
Belle soirée à vous,
00:25 Publié dans Taslima Nasreen | Lien permanent | Commentaires (0)
03/12/2007
Thérèse Clerc, par Danielle Michel-Chich
Si Thérèse Clerc était un objet, elle serait sans aucun doute une lampe tempête. Une lampe car Thérèse brille et éclaire tous ceux qu'elle rencontre et une tempête car c'est une femme de plein vent. Mais si elle se savait présentée ainsi en "femme objet", elle serait folle de rage, elle qui se bat depuis plus de 40 ans pour les droits des femmes...
Si elle était un personnage biblique, elle serait sans doute prophétesse, non parce qu'elle prophétise au nom de Dieu ou prédit l'avenir - encore qu'elle soit souvent visionnaire dans ses projets - mais parce qu'elle vit un présent inspiré qui ouvre des chemins inattendus dans un système cloisonné et peureux.
Et si elle était un personnage de la mythologie, ce serait Antigone, une femme libre qui a cherché sans peur à se débarrasser de ses entraves et à lutter contre une loi injuste.
Thérèse est féministe. Sans pic ni tranchant, son féminisme a plutôt des allures de tendresse, parfois modérément anti-mâle mais plutôt anti-système. Sopn féminisme est double : il révèle chez les hommes leur part de féminité, sans honte ni appréhension, et donne aux femmes qui ne l'ont pas encore la conscience de leur être, l'énergie de retrouver une souveraine liberté, de se remettre au monde infiniment.
Thérèse dit qu'elle est "une artiste en vie". Il est vrai que sa vie est son oeuvre, qu'elle la cisèle tous les jours avec des outils qui lui donnent un sens.
15:40 Publié dans Danielle Michel-Chich, Thérèse Clerc | Lien permanent | Commentaires (0)
Texte écrit par Thérèse Clerc pour ses 60 ans
"Sagittaire, ascendant sagittaire, un bel âge se pointe à l'horizon du 9 décembre. Je rentre en sex-agénaire, le second âge ingrat : celui qui ne suscite plus tout à fait le désir et n'inspire pas encore la pitié.
Qu'importe ! J'ai l'âge des vieilles peaux qui peuvent nidifier la peine des autres et leur faire des enfants d'espérance.
Je n'ai qu'une seule morale : l'authenticité. Je ne supporte plus le double discours. Nomade de longs voyages intérieurs, je suis plus créature de résonance que de raisonnement, je cours toujours après quelque Chanaan, mais je sais depuis un bout de temps que la promesse, c'est le voyage, et non le but.
Tâcheronne du quotidien, artisane de la minute présente, de l'instant vécu en plénitude, comme une fête.
Je ne sais très bien faire qu'une chose : je suis artiste en vie."
Cette annonce matrimoniale, texte-boutade écrit le jour de ses 60 ans, garde encore toute son actualité 19 ans plus tard.
Thérèse est bien tout cela : un brin de poésie, deux notes d'humour, une dose d'autodérision, un doigt de mégalomanie, beaucoup de sagesse et de philosophie et de générosité. Et encore et toujours une combativité intacte.
15:20 Publié dans Danielle Michel-Chich, Thérèse Clerc | Lien permanent | Commentaires (0)
Forme de l'ouvrage de Danielle Michel-Chich sur Thérèse Clerc
Thérèse fait des récits animés, vivants et colorés. Elle émaille l'histoire de sa vie et le récit de ses expériences de formules hautes en couleur dont elle a le secret : "J'ai rencontré Marx à l'Eglise" "Après mon divorce, la diminution de l'avoir a été une augmentation de l'être" "La rue et l'alcôve ont été mes seules universités" "La mort pour moi est un projet d'avenir" "Il faut être dans la civilisation du regard et non dans la civilisation du mépris"
Il faut donc émailler les chapitres de ses propos qui dénotent un tempérament hors du commun, un grand charisme, une générosité inépuisable assortis d'un cabotinage et d'une verve jouisseuse...
Extrait d'entretien avec Thérèse :
"Le troisième âge, c'est un âge superbe. Le corps passe à l'esthétique de ce que l'on est à l'intérieur. On a de l'expérience, du temps et une grâce de vivre. Il nous faut trouver en nous la force d'inventer une nouvelle société. Nous pourrions devenir une avant-garde éclairée...
Parler de temps retrouvé de la vieillesse comme d'un paradis apparaît sûrement comme une incongruité. Pourtant, pour l'avoir expérimenté depuis plus de deux décennies, j'affirme que rien n'est plus heureux que ces journées rondes et profondes comme un puits d'où sort l'authenticité d'une vie. C'est le temps délicieux où je n'ai plus rien à prouver à la société, où ma carte de visite et vmon CV n'ont plus de valeur : mon être a plus d'importance que mon avoir."
15:10 Publié dans Danielle Michel-Chich, Thérèse Clerc | Lien permanent | Commentaires (0)