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29/11/2007

NOS AUTEURS LISENT ET/OU DEDICACENT DE JEUDI 29 NOVEMBRE A DIMANCHE 2 DECEMBRE !! RENDEZ-VOUS A LA MAIRIE DU 6EME !!

1er Salon des éditeurs indépendants du Quartier latin
Mairie du 6e arrondissement - Paris

Jeudi
12h Fadela M'Rabet -Le chat aux yeux d’or lecture + dédicace
17h - 19h Gérard Pouchain – Souvenirs 1834-1854 de Juliette Drouet préfacé par G. Pouchain lecture + dédicace

Samedi :
14 h Laurence Zordan – A l’horizon d’un amour infini lecture + dédicace
14 h Colette Deblé – L’envol des femmes lecture + dédicace
15 h Pomme Jouffroy – Res Nullius lecture + dédicace

Dimanche :
14 h Jean-Joseph Goux - Accrochages dédicace
15h Thérèse Clerc & Danièle Michel-Chich – Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs lecture suivie d'un débât + dédicace
16h Catherine Weinzapeln – Am See
17h Victoria Thérame – Hosto Blues

Premier article de fond sur le nouveau Laurence Zordan !!

zordan5.JPGArticle de Pierre Cormary, dans Le Magazine des livres de décembre 2007, sur Laurence Zordan

A l’horizon d’un amour infini Laurence Zordan - Pourquoi y a-t-il un baiser plutôt que rien ?

Quand on ne l’a jamais fait, cela fait peur d’embrasser. Et si l’on n’était pas doué ? Ce geste que l’on croyait si naturel se révèle en fait une performance sociale. Après avoir vu un jour un reportage sur les Esquimaux qui lui apprend qu’ils ne s’embrassent pas sur la bouche, la narratrice se demande si elle sera à la hauteur. « Si le baiser n’était donc pas universel, il devenait fragile, affaire de convention, d’habileté, de talent et je pouvais en être dénuée.» Alors, elle en fera autre chose. Dans ses livres, le baiser ne sera plus simplement la parenthèse plus ou moins enchantée du discours amoureux, encore moins un atout de la Carte du Tendre, non, il sera un acte révolutionnaire qui ouvre l’humanité à elle-même, qui subvertit l’ordre des choses (et notamment celui du beau et du laid), qui relève de la miséricorde et de la grâce plus que de l’érotique. Ce « roman du baiser » ne sera donc pas le roman de l’amour - du moins pas celui des amoureux des bancs publics“ mais bien le roman de l’être contre le néant.

Trois êtres donc, trois voix, trois récits dont les deux derniers s’emboitent dans le premier.
Soit Lucette, fille de concierges, qui se fait appeler Lucile car Lucette, comme tous les prénoms en -ette, ça fait extension de la propriété du père et obligation de vivre la même vie étriquée que la mère. Mais échapper au prosaïsme de l’existence est un crime de lèse-majesté chez les petites-gens. « Et puis quoi encore ! » éructe la mère à la narratrice quand celle-ci lui fait part de ses passions et de ses rêves, ne se rendant pas compte que ce que sa fille veut obtenir de la vie réside précisément dans ces « encore ! ». La voilà qui se rêve « sous les traits d’une aristocrate faisant la révolution contre le peuple » et s’imaginant « à la tête d’un cortège d’émeutiers, prenant d’assaut la loge de mes parents en empruntant les chemins de la prise de la Bastille. » Un jour, elle est invitée par une camarade de lycée, Astrid, à venir passer quelque temps au château de Couzan. Pour elle, cette entrée dans le monde est un défilé de fééries. Nappes amidonnées, carafes en cristal, regards clairs des châtelains qui la traitent comme s’ils la connaissaient depuis longtemps. Elle voit de la séduction partout et s’émerveille de s’incarner, elle, petite prolétaire, dans ce rêve éveillé. Comme le narrateur de la Recherche invité chez les Guermantes, elle délire sur les noms de pays et comme le héros du Grand Meaulnes, elle espère tomber sur le prince du château - ce frère d’Astrid dont on lui a parlé et qui est revenu d’Amérique. Mais un colin-maillard tourne mal et elle embrasse malencontreusement l’autre frère, un petit mongolien. Stupeur. Scandale. Renvoi immédiat de la fille de concierge qui a osé par la bouche donner chair à celui que l’on cachait. « Oui, j’étais comme mes parents. Aucun secret ne leur résistait. Nous savions débusquer tout ce qui était enfoui. »

Retour au bercail, à la réalité, au viol d’une voisine, puis départ chez son oncle, caissier d’autoroute, « suicidaire en sursis » chez qui la vie s’est arrêtée. Avec lui et ses « potes », elle se force à être joyeuse et à participer à toutes les fêtes, elle, la saccageuse de fêtes. C’est là qu’elle rencontre Guillaume, sorte d’amuseur pas drôle qui fait rire à son corps défendant et dont elle décide de devenir le Pygmalion, l’impitoyable accoucheuse. Réduit à être le « galérien du vaisseau fantôme de son imagination », celui-ci n’est pas dupe de son amie et sent très vite que celle-ci n’a jeté son dévolu sur lui que pour ne pas avoir à suivre son destin de femme sacrificielle qui embrasse les mongols,¦ ou les hommes laids ou repoussants - ce qu’elle fera un peu plus tard avec un clochard. Embrasser pour sauver. Embrasser pour ressusciter. Mais qui veut vraiment l’être ? Ces baisers se révèleront parfois comme des chemins qui ne mènent nulle part. Qu’importe ! L’essentiel est de tisser un lien entre les êtres, de mettre en écho les différents niveaux de réalité. Et de produire un texte qui épouse la musicalité de ces rencontres qui sont comme autant de thèmes que l’on ne développe pas toujours, que l’on laisse à l’état d’esquisse, que l’on reprend plus tard, que l’on épanouit le temps d’un espoir ou d’une promesse. « Toujours, le monde vacillait et j’avais besoin de retisser à chaque instant un fil conducteur pour me déplacer dans le labyrinthe qui m’attendait hors de ma cuisine ». Parfois le fil du récit se perd dans le tissu des associations d’idées et il faut au lecteur un effort d’attention pour ne pas sombrer dans des confusions sublimes. Les transitions sont moins des ponts que des passages secrets entre deux émotions ou trois souvenirs. Le récit lui-même devient un point de vue par rapport à l’autre. Et à la manière d’un film de Lucas Belvaux, chaque personnage trouve son éclaircie.

Ainsi Guillaume qui du point de vue de Lucette n’était qu’un comique raté alors qu’à la manière d’un héros dostoievskien il a volontairement choisi ce ratage. Quel est-il ce garçon né sous X et qui a été élevé par des parents adoptifs pour qui il a « plus de respect que d’affection comme eux ont pour lui plus d’affection que d’amour » ? C’est en rencontrant une mère abandonnée par son fils que le fils abandonné par sa mère connaîtra l’idée de l’amour véritable. Sublime scène de la rencontre dans une parfumerie avec cette femme qui vient chercher des échantillons de parfum pour homme qui plairont à celui qu’elle nomme « mon fils ». Car plus elle se fera belle, plus elle aura l’impression de protéger son fils perdu. « Plus elle serait séduisante et moins Mon fils serait en danger. Elle dressait entre lui et le monde un rempart de féérie : le sordide n’aurait aucune prise sur eux si elle opposait aux ravages de la drogue la délicieuse apparence d’une femme soignée. Sa frivolité ne relevait pas de l’égoïsme, mais d’une attitude de mère Courage. » S’en suit une étrange histoire d’amour filiale et incestueuse où chacun devient ce dont l’autre a besoin et dans laquelle la régression (elle le traite comme un bébé, lui donne son bain et joue avec lui) ne peut conduire le garçon qu’à la révolte (il finira pas la frapper), mais tant pis ou tant mieux, car c’est cette union fantasque qui donnera un sens filial au destin orphelin de la mère sans fils et du fils sans mère. Et si celui-ci est devenu ce comique pas drôle, c’est parce que c’est comme ça qu’il la faisait rire, elle. Rater sa vie pour rester fidèle à la femme qui a remplacé un temps sa mère, telle est la façon sacrificielle que ce garçon a choisi pour être enfin en amour.

Astrid, elle aussi, a changé de vie. Ex-femme d’entreprise, elle décide un jour de démissionner et de devenir caissière de supermarché pour rendre hommage à son frère mongol que leur mère cacha au monde entier jusqu’au baiser apocalyptique de Lucette. Pour Laurence Zordan, la déchéance n’est que la forme la plus extrême de la charité. L’on renonce à sa vie brillante par solidarité avec les vies blessées. L’on sacrifie en soi le social pour rester en contact avec l’autre. C’est absurde et c’est bouleversant.

Le SEUL témoignage d'une jeune femme maghrebine séropositive : "Sheh ! Bien fait pour toi ! de Hacina Zermane & Myriam Mascarello

Le SEUL témoignage d'une jeune femme maghrebine séropositive : "Sheh ! Bien fait pour toi ! de Hacina Zermane & Myriam Mascarello

HACINA ZERMANE EST LA SEULE FEMME MAGHREBINE SEROPOSITIVE A AVOIR ECRIT UN LIVRE TEMOIGNAGE SUR LE SIDA. (avec l'aide de la brillante journaliste Myriam Mascarello, de France 24)

Si vous souhaitez entrer en contact avec elle pour interview, je vous remercie de m'écrire par retour d'émile. Ou de m'appeler 06.84.36.31.85.

Elle est aussi une maman, quatre enfants miraculeusement séronégatifs, qui lui donnent tout l'amour dont elle a besoin pour tenir. Ses enfants de la Vie. Et c'est notamment pour eux qu'elle se bat.

L'action qu'elle mène, soutenue par son éditrice Antoinette Fouque, consiste à maintenir les esprits éveillés sur l'horreur du sida (l'existence pourrie par le traitement médical si rude, dont on ne soupçonne même pas la gène occasionnée etc) et à se défoncer contre la polygamie (c'est par le père de ses enfants, polygame Malien qu'elle a été contaminée).

Le livre rédigé grâce à la talentueuse plume de son amie Myriam Mascarello est gai, follement énergique, le style vif, enlevé, la lecture limpide, agréable, étonnamment littéraire pour un récit de cette nature, sur un sujet a priori froid et médical.

A. Préface de Line Renaud (cadeau ! Chuuuuuuuut ! )

Affronter le sida. Accepter la réalité d'une maladie jugée honteuse. La regarder en face, la nommer, et enfin la combattre. Telle est la victoire d'Hacina Zermane. Une victoire sur des tabous, des croyances, des rumeurs, des menaces, et sur tous les discours qui nient l'existence même du sida. Mais c'est surtout, pour Hacina, une victoire sur l'immense sentiment de culpabilité qui, pendant douze ans, a risqué d'étouffer chez elle toute volonté de riposte.

La maladie : un destin, une punition ? Alors, à quoi bon lutter ? Il faudra que cesse ce sentiment de culpabilité qui remonte à l'enfance pour que le désir d'expier laisse place au désir de guérir. Cela sera possible grâce à de précieuses rencontres, parmi lesquelles celle de l'association Ikambéré. Mais aussi grâce au courage formidable d'Hacina qui ne s'avoue jamais vaincue, qui, malgré tout ce qu'elle endure, a toujours de la force et de l'énergie à revendre.

Ce témoignage émouvant, fruit de la rencontre d'Hacina avec la journaliste Myriam Mascarello, est un enseignement précieux. Parce qu'il est le récit d'une lutte cruciale, une lutte contre toutes les croyances mortifères, contre tous les discours qui endorment et retardent le combat pour la vie.

J'espère qu'il trouvera un écho chez tous ceux et celles qui, parce que leur entourage ne veut pas entendre parler du sida, n'ont pas accès à la prévention, ou renoncent aux soins dont ils ont besoin. J'espère que ce témoignage leur permettra de gagner du temps. Pour que le sida recule encore.

Line Renaud

B. Dalila (le vrai prénom de Hacina Zermane ! - qui est un pseudo !) et Myriam à Ni Putes Ni Soumises

1) Le Mercredi de la Mixité de Ni Putes Ni Soumises , mercredi 5 décembre de 19 h à 20 h 30

Jean-François Laloué, formidable attaché de presse de Ni Putes Ni Soumises ( http://www.niputesnisoumises.com/ ), 01 53 46 63 00, et moi-même nous réjouissons de vous accueillir lors d'une soirée "Mercredi de la Mixité" dédiée à Hacina Zermane et à Myriam Mascarello mercredi 5 décembre à Ni Putes Ni Soumises, 70 rue des Rigoles dans le 20ème. Les deux auteurs à l'honneur seront présentes, dédicaceront leurs livres et répondront à toutes vos questions.

http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/hacina_zermane/

2) Le déjeuner des Marraines et Parrains de Ni Putes Ni Soumises du 10 novembre et les projets

Sur invitation officielle de Sihem Habchi, Hacina Zermane a participé le 10 novembre au déjeuner des Marraines et Parrains de Ni Putes Ni Soumises. Elle a noué de solides liens avec Ni Putes Ni Soumises et est en voie de concrétiser, grâce à leurs chaleureux encouragements, sa propre association.

PROJET :

La population maghrébine de France est, aujourd’hui encore, touchée par le VIH/sida de manière importante. L’épidémie de VIH/sida reste pourtant entachée par le tabou et la honte au sein des communautés maghrébines, du fait notamment d’interdits culturels et religieux, en particulier en matière sexuelle, qui pèsent sur leurs membres, notamment les jeunes des quartiers peu favorisés. De ce fait, elle constitue un puissant facteur d’isolement des personnes qui y sont confrontées, personnellement ou à titre familial. Cette situation constitue un obstacle majeur en matière d’accès à l’information, à la prévention ou d’inscription dans une démarche de dépistage et de soins.

C’est pourquoi il semble pertinent d’envisager la création d’un lieu polyvalent d’accueil, d’information, de prévention et d’orientation, à destination de personnes touchées ou non par le VIH/sida et les autres IST.

LIEU :

« La Fauconnière » de la ville de Gonesse (Val d’Oise).

Conçu en référence aux actions menées par Ikambéré (Saint-Denis) et Bondeko (Gonesse), associations partenaires de la personne porteuse du projet, le projet se propose d’offrir la possibilité aux personnes du quartier et, plus largement, de la ville, de se retrouver au sein d’un lieu convivial où leur seront proposées des ressources et activités en lien avec le VIH/sida, les autres IST et la santé sexuelle ou de la reproduction.

ESPRIT :

CONVIVIALITE
INFORMATION
ORIENTATION


C. Colloque Femmes & VIH (30 novembre et 1er décembre)

S'inscrire auprès de catherine.kapusta@club-internet.fr - 01 48 07 80 79 - Théâtre du gymnase - 38 boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris - Programme en pièce jointe

http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/hacina_zermane/

D. Le Mag du Val d'Oise (novembre 2007)

Sheh ! Bien fait pour toi !

C'est un témoignage émouvant que le livre de Hacina zermane, qui vit à Gonesse, en collaboration avec la journaliste Myriam Mascarello. Celle d'une femme atteinte du sida qui "lutte contre toutes les croyances mortifères, contre tous les discours qui endorment et retardent le combat pour la vie" comme le dit si bien dans sa préface la comédienne Line Renaud. Editions Des femmes - Antoinette Fouque

http://www.valdoise.fr/

http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/hacina_zermane/

E. Les assoc copines

1) Ikambere

Ikambéré est l'un des refuges privilégiés de Hacina Zermane, elle a été la bienvenue immédiatement, a trouvé des soeurs de lumière et de volonté pour la soutenir dans son combat pour l'information et la prévention du sida.

Un clin d'oeil à Aimée, qui veille sur notre Dalila ! http://www.ikambere.com/

2) Femmes positives

Femmes positives est un lieu à part pour les femmes ayant le désir de se réunir pour créer une saine et vitale émulation autour du VIH. Regardez leur myspace, c'est épatant ! Un clin d'oeil à Mlle Georges du Val d'Oise, joignable au 0139872525
http://www.myspace.com/femmespositives